DAKAR ,24 Aout 2025(JVFE)-Alors que François Bayrou doit s’exprimer ce lundi 25 août dans une conférence de presse très attendue, les différentes forces politiques en présence n’en finissent pas de commenter la future prise de parole.
Puis le Medef dans la semaine… Face à la grogne sociale et politique, le Premier ministre joue son va-tout pour tenter de convaincre sur le bien-fondé des efforts qu’il propose.
Désespérément ne fait pas partie de son vocabulaire, mais ce lundi, François Bayrou va désespérément tenter une fois de plus, après ses conférences de presse du printemps et de cet été, après ses podcasts estivaux à l’audience modeste, de convaincre du bien-fondé des réformes et des efforts (43,8 milliards d’euros) qu’il propose au pays pour le budget 2026.
En 2024, le montant global des recettes des administrations publiques était de 1 501,6 milliards d’euros, tandis que le montant global des dépenses des administrations publiques était de 1 670,2 milliards d’euros, aboutissant à un solde négatif de – 168,6 milliards d’euros.
75 % des Français se montrent favorables au principe de réduire la dépense publique de 40 milliards d’euros supplémentaires. (source : Toluna – Harris Interactive en France pour LCI*) Mais de quoi parle-t-on ? Quelles sont les dépenses et les recettes publiques ?
La grogne est là, les oppositions tapent et menacent de censure, ces appels à « Tout bloquer » le 10 septembre tournent sur les réseaux sociaux, son impopularité est record. Mais pas question pour François Bayrou de désarmer en cette rentrée.

De gauche à droite. Tout le monde semble y aller de son commentaire sur la très attendue prise de parole, ce lundi 25 août, du Premier ministre François Bayrou.
Après des annonces budgétaires qui ont mis la France en émoi et précipité la rentrée sociale, le résident de Matignon est attendu au tournant. L’annonce de sa conférence de presse n’a pas manqué de faire réagir tous les bords politiques, et ce jusque dans son propre gouvernement.
Un conseiller d’une ministre confie ainsi à BFMTV que cette conférence n’était visiblement pas annoncée en interne. “Nous n’étions pas au courant”. Et la perspective d’y voir le Premier ministre défendre ses annonces budgétaires, visant à économiser près de 44 milliards, ne semble pas provoquer l’optimisme.
Tout le week-end, la censure politique a d’ailleurs été maintes fois évoquée lors de la rentrée de “La France Insoumise”, depuis la première prise de parole du chef de file du parti Jean-Luc Mélenchon.
Les forces présidentielles ne sont évidemment pas les seules à attendre ces annonces ministérielles. À l’extrême droite, un cadre RN confie “attendre de savoir ce qu’il va dire pour abattre nos cartes ensuite.
Il est sous pression. Et évidemment, nous le savons”.
À gauche, les socialistes ne peuvent que corroborer et jouent de leur éventuel poids parlementaire.
Et puis pas question de laisser les oppositions et les appels à la rue – Jean-Luc Mélenchon appelle à la grève générale le 10 septembre – préempter la rentrée politique. Le Premier ministre veut tout faire pour mettre les acteurs publics face à leurs responsabilités. Sur le budget comme sur le climat social.
« Il n’a pas l’intention de se laisser ballotter et paumer derrière, ce n’est pas son tempérament. Il n’est pas venu pour enfiler des perles, ni pour durer comme un souffreteux qui à la fin aurait vendu son âme et tout ce qu’il pense », appuie un proche. Bravache.
Certes une partie de l’opinion s’est radicalisée durant l’été, mais François Bayrou semble miser sur le fait que « le slogan ‘bloquons tout’ » ne va pas plaire à tous les Français », avance un soutien, et que cela va peser dans la balance. « Le soutien de Mélenchon, c’est le pas de trop », veut croire le même. « Le pays est devant de grands risques, tiens, nous allons le bloquer. Comment défendre ça ? » a ainsi mis en garde François Bayrou dans des confidences dominicales au « Parisien ».Fin

