Ethiopie: le mégabarrage sur le Nil rapportera 1 milliard de dollars par an

Dakar,02 Septembre 2025(JVFE)-Le mégabarrage hydroélectrique construit sur le Nil, qui sera inauguré en septembre, rapportera à terme un milliard de dollars par an à l’Éthiopie, a annoncé lundi le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à propos de ce projet source de tensions avec ses voisins, notamment l’Égypte.

pour rappel l’Éthiopie avait annoncé l’achèvement du barrage hydroélectrique du Grand Barrage de la Renaissance Éthiopienne (GERD) sur le Nil Bleu, un projet majeur, et prépare désormais son inauguration officielle prévue en septembre.

Lors d’une session parlementaire, le Premier ministre Abiy Ahmed avait confirmé la fin des travaux, qualifiant le GERD de “symbole de coopération régionale et de bénéfices mutuels”.

Cette annonce marquait une étape historique dans la décennie d’efforts de l’Éthiopie pour exploiter le Nil à des fins de production électrique domestique et de distribution énergétique régionale. Une fois opérationnel, le GERD devrait produire plus de 6 000 mégawatts, faisant de lui le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique.

S’adressant directement aux pays en aval, l’Égypte et le Soudan, qui s’inquiètent des répercussions sur le débit du fleuve, Abiy a insisté sur le fait que le projet ne constitue aucune menace.

“À nos voisins en aval, l’Égypte et le Soudan, notre message est clair : le barrage de la Renaissance n’est pas une menace, mais une opportunité partagée”, avait-t-il déclaré, ajoutant que “le barrage d’Assouan en Égypte n’a jamais perdu une seule goutte d’eau à cause du GERD”.

Le Premier ministre avait réaffirmé la position éthiopienne en faveur d’un usage équitable de l’eau et d’une coopération régionale, invitant les gouvernements et peuples d’Égypte, du Soudan et des autres pays du bassin du Nil à célébrer avec l’Éthiopie cet aboutissement.

Les travaux du GERD ont débuté en 2011, principalement financés par l’Éthiopie à hauteur de 4,2 milliards de dollars. Le projet est devenu un point de tension diplomatique, notamment entre l’Éthiopie et l’Égypte, qui redoute une réduction de son quota en eau du Nil.

Le Grand barrage de la Renaissance (GERD) est présenté comme le plus grand ouvrage hydroélectrique d’Afrique. Il fait 1,8 kilomètre de large et 145 mètres de haut.

«Nous ferons d’autres projets comme le GERD dans les prochaines cinq, dix ou quinze années», a promis M. Abiy lors d’un entretien télévisé sur les médias d’Etat. «Nous voyons que nous pouvons terminer ce que nous avons commencé.»

Malgré plusieurs rounds de négociations sous l’égide de l’Union africaine et de médiations internationales, les trois pays n’ont pas encore trouvé d’accord juridiquement contraignant sur la gestion à long terme de l’eau.

Implanté sur le Nil bleu, à 30 km de la frontière avec le Soudan, le GERD doit atteindre à terme une capacité de production de 5.000 mégawatts (MW), soit le double de celle actuelle de l’Ethiopie.

«Nous attendons un milliard de dollars (de revenus, NDLR) chaque année de ce barrage», a lancé le Premier ministre éthiopien, de l’argent qui selon lui «sera utilisé dans d’autres projets».

Situés en aval, le Soudan et l’Égypte ont dénoncé ce projet “unilatéral” d’Addis Abeba qui menace, selon eux, leur approvisionnement en eau.

“Beaucoup de nos amis ont discuté, mis en garde et menacé” l’Éthiopie à propos du GERD, notamment devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a-t-il rappelé. “Mais si vous regardez les barrages au Soudan et en Égypte, (…) ils n’ont même pas perdu un litre d’eau et nous ne voulons pas que le GERD leur crée des préoccupations ou des peurs.”

L’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé du continent avec quelque 130 millions d’habitants et en forte croissance démographique, a des besoins croissants en électricité. Selon la Banque mondiale, en janvier 2025, quelque 60 millions d’Éthiopiens, soit près de la moitié de la population de ce géant d’Afrique de l’Est, vivaient sans électricité, faute notamment de réseaux.

L’Égypte, qui dépend du Nil pour 97% de ses besoins en eau, notamment pour l’agriculture, continue d’invoquer un droit historique sur le fleuve et d’affirmer que le GERD représente une menace “existentielle”.

«Beaucoup de nos amis ont discuté, mis en garde et menacé» l’Ethiopie à propos du GERD, notamment devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a-t-il rappelé. «Mais si vous regardez les barrages au Soudan et en Egypte, (…) ils n’ont même pas perdu un litre d’eau et nous ne voulons pas que le GERD leur crée des préoccupations ou des peurs.»

L’Ethiopie, deuxième pays le plus peuplé du continent avec quelque 130 millions d’habitants et en forte croissance démographique, a des besoins croissants en électricité.

Selon la Banque mondiale, en janvier 2025, quelque 60 millions d’Ethiopiens, soit près de la moitié de la population de ce géant d’Afrique de l’Est, vivaient sans électricité, faute notamment de réseaux.

L’Egypte, qui dépend du Nil pour 97% de ses besoins en eau, notamment pour l’agriculture, continue d’invoquer un droit historique sur le fleuve et d’affirmer que le GERD représente une menace «existentielle».Fin

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