GAMOU 2025 : La Tidjaniya est enracinement spirituel, intermédiaire politique,  récitation (wird) et le lien étroit qu’elle tisse entre le fidèle et le Prophète

 DAKAR,03 Septembre 2025(JVFE)-La célébration du Mawlid (Gamou), marquant la naissance du Prophète Muhammad (PSL), aura lieu le jeudi 4 septembre 2025 sur l’ensemble du territoire.

En ce moment solennel JVFE ,vous livre une Edition Spéciale encore une fois après notre numéro 8 du journal “18 safar edition 2025 Magal de Touba”.

La Tidjaniya en Afrique de l’Ouest

La Tijaniyya est le groupe soufi le plus important en Afrique de l’Ouest. Elle trouve pourtant ses origines au nord du continent, entre l’Algérie et le Maroc qui se disputent sa paternité.

La Tijâniyya, par son simple nom, évoque sur le plan historique un ensemble de faits intéressants pour tout spécialiste de l’Islam en Afrique noire au regard du caractère, parfois, politique qu’il a revêtu dans les régions ayant connu l’occupation française.

C’est ce qui fait de cette confrérie, un mouvement considéré comme engagé et « averti des réalités de son temps ». Cependant, elle est parfois méconnue dans le monde arabe, qui n’a plus le même rapport au soufisme que l’Afrique noire où le phénomène confrérique est un élément clé dans la compréhension des sociétés et des pratiques islamiques.

La Tijaniyya, à sa création, s’inscrit dans un souffle de renouveau de l’islam. Elle se caractérise “par le surgissement de figures, de réseaux, de structures, qui, par-delà leur diversité, ont en commun une forte démarche éducative, missionnaire et militante, et une révérence particulière à l’égard du Prophète, de son modèle et de son enseignement“, explique l’historien français Jean-Louis Triaud dans son ouvrage “La Tijaniyya : Une confrérie musulmane à la conquête de l’Afrique”.

Selon les régions, les engagements de la Tijaniyya peuvent varier. Mais elle joue souvent un rôle de médiation ou d’intermédiaire avec les différents pouvoirs politiques.

L’importance des œuvres de la Ṭarīqa accomplies dans la Zâwiya de Fès est comparable à celle des actes des habitants de Médine selon l’Imâm Mâlik (qu’Allâh l’agrée). (Le rite malikite)
Il est donc nécessaire de se référer à elle, de s’y conformer, et de la considérer comme un modèle, afin d’unifier la tariqa Tidjâniyya en suivant la voie droite de celui qui honore ce lieu.
Car la Faveur et la Miséricorde ne résident pas dans le lieu en soi, mais dans le compagnon de celui qui habite ce lieu béni.

Rédigé par le pauvre serviteur en Allah,Mohammad Al-Mansour Al-Moḥieddine Tidjânî,Mendiant à la porte de la Miséricorde,Buveur aux sources de la Présence,
Et atome de poussière sous les pieds du Sceau de la Sainteté Mohammedienne,
Sîdî Ahmed Tidjânî (qu’Allâh sanctifie son secret).

TRIAUD Jean-Louis et ROBINSON David 2005-01-01 La Tijâniyya. Une confrérie musulmane à la conquête de l’Afrique

Abū Al-‘Abbas Aḥmad ibn Mḥammad Al-Tijānī dit Sīdī Aḥmad Al-Tijānī, né en 1737 ou 1738 (1150 de l’hégire) à Aïn Madhi (Algérie), et mort le 22 septembre 1815 (17 chawwal 1230) à Fés (Maroc), est un théologien asharite et juriste malikite, fondateur de la confrérie Tijaniyya.

Aḥmad Al-Tijānī est né en 1737 ou 1738 (1150 de l’hégire) à Aïn Madhi qui, sous la dépendance de Laghouat, constituait avec elle une entité politique autonome au xviiie siècle et se trouvait dans une zone de confins méridionaux et sahariens que la régence d’Alger s’est efforcée, à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, de contrôler et qui lui a été rattachée à la suite de plusieurs interventions armées.

Un grand-père d’Aḥmad Al-Tijānī, Al-Mukhtar, est originaire des tribus de abda du MAROC, il avait émigré, moins d’un siècle auparavant, fuyant le ravisseur portugais et s’est installé dans l’oasis. Sa famille revendiquant une origine chérifienne (c’est-à-dire descendant de Mahomet), comprend plusieurs savants musulmans dont son père qui enseignait l’exégèse du Coran et le Hadith. Il est né au sein d’une fratrie nombreuse mais seuls sa grande sœur Ruqayyah, lui-même, et son petit frère Muḥammad survécurent.

Aḥmad Al-Tijānī mémorise le Coran dès l’âge de 7 ans et étudie les disciplines islamiques. Dès l’âge de 15 ans, il enseigne et émet des avis juridiques (fatāwā). Son père le maria dès la puberté mais il libéra son épouse du lien conjugal au bout d’un an, étant plus préoccupé par la recherche du savoir. Il part ensuite à Fés pour se perfectionner en sciences islamiques à l’université Al Quaraouiyine. Encore enfant, il étudia plusieurs traités de jurisprudence célèbres de l’ecole Malikite dont le Mukhtasar de Abderrahmane al-Akhdari, celui de Khalil, la Risalah de Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, la Muqaddimah de Ibn Ruchd al-Jadd. Non seulement il mémorisa ces livres par cœur mais également les recueils de hadiths tels que Sahih al-BukhariSahih Muslim et les Sounans, la Muwatta de l’imam Malik, la Mudawwanah al-Kubra de Sahnoun, le Mukhtasar de Ibn Hajib, les épîtres de Dardir et autres dans le domaine de la jurisprudence islamique et il en est de même dans le domaine des traités sur le Credo, et sur l’étude de la vie de Mahomet.

Ses voyages et ses rencontres

Aḥmad Al-Tijānī entreprit plusieurs voyages, entrecoupés de périodes où il résidait parfois plusieurs années dans le même pays ou région :

Le premier voyage fut celui qu’il effectua à l’âge de 21 ans, il partit pour Fés (au Maroc) afin, d’une part compléter son éducation dans la science religieuse et d’autre part pour rechercher un maître Soufi pour l’initier et le relier à la science spirituelle. Son départ de Aïn Madhi fut en 1757/58 (1171 de l’Hégire), cinq ans après le décès de ses parents Il assista à la Mosquée-Université d’Al Quaraouiyine à plusieurs cercles de science dont celle du Hadith.

Durant cette période il quitta Fès et se dirigea vers les environs des Benihssen, entre Mechra Bel Ksiri et Souk El Arbaa du Gharb. Là-bas il resta apprendre auprès de l’un des spécialistes de la science de la récitation du Coran (Tajwid), ensuite il retourna à Fès.

Au cours de ce premier voyage il rencontra des hautes personnalités du Soufisme, parmi eux il y a :

  • Le Chérif et Pôle Taïeb ibn Mohamed el Ouazzani, grand dignitaire de la voie spirituelle (Tariqa) Ouazzaniya et descendant du célèbre Saint et Chérif Idrisside, Moulay Abdeslam ben Mchich (le maître de l’imam Abou Hassan al-Chadhili). Aḥmad Al-Tijānī partit le rencontrer dans sa région de Ouezzane et ce personnage l’affilia à sa voie spirituelle en voulant également lui octroyer le grade de pouvoir la transmettre à son tour à de potentiels disciples mais il refusa cette responsabilité.
  • Après son retour de Ouezzane jusqu’à Fès, il croisa la route d’un célèbre Saint connu pour être un Pôle et renommé Ouléma dans l’une des mosquées de la ville, il s’agit de Maoulana Aḥmad al-Housseini Saqli. Ce personnage était détenteur de l’autorisation de la voie Khalwatiyya qu’il reçut des mains même du Grand Imam d’al-Azhar en Égypte Sīdī Muhammad ibn-Salim al-Hifnawi, et il s’occupait de la répandre au Maroc mais Aḥmad Al-Tijānī ne prit rien de lui à cette époque.
  • Après ces deux personnages précités, Aḥmad Al-Tijānī se dirigea vers les montagnes du Rif à Djabel Zabib où il partit à la rencontre d’un Saint nommé Mohamed ibn al-Hasan al-Wanjali. Il était célèbre parmi les gens pour son « Ouverture Spirituelle » (Fath) et le prodige de faire des prédictions tout en étant capable de « lire » les pensées intimes. Il a été rapporté qu’il a dit à Aḥmad Al-Tijānī qu’il atteindrait le degré du Pôle Abou Hassan al-Chadhili et il lui dévoila également quelques-unes de ses pensées. De lui, il ne prit rien si ce n’est qu’il lui annonça qu’il n’atteindrait son « Ouverture Spirituelle » que sur les terres de son pays et c’est peut-être ce qui le poussera par la suite à retourner dans le sud de l’Algérie.
  • Il rencontra également à Fès le responsable d’une zaouïa des « ravis en Dieu » (majdhoub) et Malâmatis en la personne de Sīdī Abdallah ben Arbi al-Andalousi, fer de lance de l’éducation par l’illumination (Ichraq). C’est pour cette raison qu’Aḥmad Al-Tijānī ne prit rien de lui si ce n’est cette révélation que Sīdī Abdallah lui fit par trois fois en ces termes : « Allah saisit par ta main ».
  • Il rencontra aussi le Saint homme Sīdī Aḥmad Tawwach qui lui transmit une formule d’évocation en lui stipulant les conditions suivantes : « Il te faut la retraite (khalwa), la solitude (El wahda) et le Dhikr puis patiente jusqu’à ce qu’Allah t’accorde l’Ouverture Spirituelle, car tu vas avoir une station immense ». Mais cela n’arrangeait pas Aḥmad Al-Tijānī alors Sīdī Aḥmad Tawwach lui dit : « Attache-toi à ce Dhikr et sois-y constant sans retraite ni solitude, Allah t’accordera l’ouverture même dans cette situation ».

Ce fut les cinq grandes personnalités du Soufisme qu’il rencontra parmi les vivants durant ce premier voyage, et dont il prit la voie spirituelle pour certains. En tout durant cette période il s’affilia à :

  1. la Tariqa Ouazzaniya ;
  2. la Tariqa Tawwachiya ;
  3. la Tariqa Qadiriyya ;
  4. la Tariqa Nassriyya ;
  5. la Tariqa Siddiqiyya du Pôle Sīdī Aḥmad El Habib ibn Mohamed connu sous l’appellation El Ghamary Sejelmassi Siddiqi.

Minaret de la zaouïa Sīdī Aḥmad Al-Tijānī à Fès (Maroc).

Par la suite, il retourne dans sa ville natale, sur la route il s’arrête à diverses zaouïas et rencontre de nombreux religieux. Puis, il se rend à El Abiodh Sidi Cheikh où il demeure pendant cinq années, ensuite il s’installe à Tlemcen en l’an 1767/68 (1181 de l’Hégire) où il enseigne durant plusieurs années.

En 1772/73 (1186 de l’Hégire), il décide de faire le pèlerinage en Arabie, durant ce voyage il rencontre d’autres personnalités religieuses, notamment dans la région de Zouaoua et en Tunisie. Il reste une année en Tunisie, entre la ville de Tunis et celle de Sousse où il enseigne diverses sciences. L’émir du pays lui demande de s’installer à Tunis pour y enseigner et s’occuper des affaires religieuses. Lorsqu’il reçoit la lettre, le lendemain il prend un bateau pour Le Caire, en Égypte. Il finit par rejoindre La Mecque et Médine avant de retourner au Caire, durant ce nouveau séjour il s’initie à la voie Khalwatiyya.

De son retour au Maghreb, il visite certaines villes, puis il quitte Tlemcen pour s’isoler dans le désert algérien, à Chellala (en 1196 de l’Hégire) et à Boussemghoun (en 1199 de l’Hégire). Lors d’une retraite spirituelle dans le village de Boussemghoun, Aḥmad Al-Tijānī a une vision, à l’état de veille du prophète. Son ordre prend rapidement une expansion importante sur la région, ce qui provoque, depuis Alger, l’inquiétude des autorités turques de l’époque. En 1798, Al-Tijānī quitte définitivement Aïn Madhi pour Fés.

Rabat et Alger se disputent de longue date la paternité de la confrérie soufie Tijaniya, qui rassemble plus de 200 millions d’adeptes dans le monde. Récit d’un duel qui devrait être relancé lors de la prochaine conférence de l’Organisation de la coopération islamique.

En plus des fronts diplomatique, géopolitique et culturel, Rabat et Alger s’affrontent aussi sur le terrain mystique. Au cœur de la rivalité : la confrérie religieuse Tijaniya. Un ordre religieux soufi créé en 1782, qui rassemble plus de 200 millions d’adeptes à travers le monde, principalement en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Nigeria…). Son fondateur, Ahmed Tijani, est mort et a été inhumé à Fès, en 1815, ce qui confère à la capitale spirituelle le statut de « seconde Mecque » des Tijanes.

Mais le maître soufi serait – aussi – né en 1737 ou 1738 à Aïn Mahdi, une commune située dans le désert algérien à plus de 400 kilomètres au sud d’Alger, ce qui en fait le berceau de la Tijaniya, selon le pouvoir algérien. Or, selon l’historien et spécialiste de la Tijaniya, Jilali El Adnani, qui enseigne à l’université Mohammed-V de Rabat, « Aïn Mahdi a été un territoire marocain avant d’être annexé par la France et rattaché à l’Algérie après 1830 ».

Combattu par les Ottomans, qui redoutaient l’émergence d’un pouvoir rival, Ahmed Tijani s’est réfugié au Maroc en 1799 où il a été chaleureusement accueilli par le sultan Moulay Slimane. Par ailleurs, le grand-père d’Ahmed Tijani est issu d’une tribu marocaine, un fait attesté notamment par l’émir Abdelkader, figure majeure du mouvement nationaliste algérien.

Confrérie souvent controversée, la Tijâniyya a été fondée en l’année 1195 de l’Hégire (1781-1782 de notre ère), à la suite d’une vision du Prophète, dans l’oasis algérienne d’Abû Samghun, par le savant et mystique Ahmad al-Tijânî (1737-1815).

Depuis cette date, la Tijâniyya s’est imposée comme la grande confrérie africaine des XIXe et XXe siècles. Au sud du Sahara, son nom est associé au jihâd d’al-Hajj Umar al-Fûti (m. 1864). Pendant la période coloniale, c’est la confrérie qui a connu, en Afrique de l’Ouest, les plus grands développements. C’est aussi celle qui suscite les passions les plus vives, de la part de tendances soufies rivales ou de mouvements anti-confrériques. La Tijâniyya apparaît comme une voie exceptionnelle.

Elle offre la chaîne de transmission la plus courte possible entre son fondateur et le Prophète. Parce que cette transmission est dite avoir eu lieu ” à l’état de veille “, elle fait de Ahmad al-Tijâni l’interlocuteur privilégié du Prophète en personne et de la Tijâniyya une voie ordonnée par le Prophète lui-même. Dans cette même logique, Ahmad al-Tijânî se présente comme khatin al-awliyâ’. Sceau des saints, analogie évidente avec le statut du Prophète Muhammad, Sceau des Prophètes.

D’autre part, les promesses formelles de salut faites aux adeptes et à leurs proches, la protection contre les risques du Jugement Dernier, l’assurance d’une ” place réservée ” auprès du Tout-Puissant offrent une sécurité absolue au pratiquant fidèle. Sur le ” marché confrérique ” des biens de salut, la Tijâniyya s’impose donc par cette ” surenchère ” dans l’accumulation des signes et des moyens. L’histoire de la Tijâniyya est marquée, dans ses segmentations principales, par une longue fréquentation avec la puissance coloniale française.

Mais, alors qu’en Algérie, cette convergence d’intérêts avec la puissance coloniale se traduit par une désaffection progressive des fidèles et un affaissement de la puissance confrérique, en Afrique occidentale, le compromis avec les Français favorise l’essor des réseaux tijânî et fait de cette confrérie l’une des grandes bénéficiaires de la période coloniale. Cet ouvrage n’a pas le caractère d’une Histoire générale de la confrérie, et il ne prétend pas davantage à l’exhaustivité.

Il s’agit de reconnaître à travers l’écheveau d’un certain nombre de situations les principales lignes de force d’une aventure historico-rnystique qui a marqué le monde africain de l’islam et fait de la Tijâniyya une confrérie pas tout à fait comme les autres. 

Le Maroc entretient des liens profonds et stratégiques avec la Tidjaniya, une confrérie soufie très influente fondée par Aḥmad Al-Tijānī, qui est enterré à Fès. Le Maroc utilise cette confrérie, qui compte de nombreux adeptes en Afrique de l’Ouest, comme un outil de son « soft power » pour renforcer son leadership en Afrique et ses relations avec les pays de la région. La ville de Fès est d’ailleurs considérée comme la « seconde Mecque » des Tijanes et attire de nombreux pèlerins. 


La confrérie Tidjaniya, l’une des confréries les plus répandues en Afrique a été fondée au milieu du XVIIIe siècle à Fès, au Maroc par Ahmed Tijane (originaire du Sud de l’Algérie). L’introduction de cette Tariqa dans la sous-région vers le début du XIXe siècle a été l’œuvre des tribus maures et des marabouts guerriers toucouleurs (El hadj Omar Tall). Le succès de la confrérie tient surtout au fait qu’elle a su exprimer mieux que la Khadiriya (jugée conservatrice), les aspirations populaires face à une société en proie à des crises multiples. Au Sénégal, cette voie fut introduite par El Hadj Malick Sy (au Kayor) et El Hadji Abdoulaye Niasse (dans le Saloum). Au Sénégal, la confrérie Tidjane comprend 6 familles religieuses, regroupées autour de Tivaouane (bastion religieux principal); la branche Niassène à Kaolack, la famille des descendants d’El Hadj Omar Tall (famille omarienne regroupée principalement au Nord du pays, dans les régions de Podor et de Matam; la famille Haïdara de Daroul Khaïry en Casamance et les bastions religieux de Médina Gounass, près de Kolda, dans l’Est du pays et de Thiénaba, situé dans le département de Thiès).

La Tidjaniya  est une confrérie soufie transnationale, fondée par Ahmed Tidjani au XVIIIe siècle, très présente en Afrique de l’Ouest et du Nord, ainsi que dans les diasporas africaines en Amérique du Nord et au Proche-Orient. Elle se distingue par son enracinement spirituel, son rôle d’intermédiaire politique, sa pratique de récitation (wird) et le lien étroit qu’elle tisse entre le fidèle et le Prophète. La Tidjaniya joue un rôle majeur dans l’islam africain, même si elle est parfois critiquée par des courants plus fondamentalistes. 

Au Sénégal, les croyants fêtent le Gamou à l’occasion du Maouloud (naissance du Prohète Muhammad). A l’instar du Magal de Touba, c’est un événement qui rassemble des millions de pèlerins chaque année principalement dans les villes de Tivaouane et Kaolack, où sont les principales confréries Tidjanes au Sénégal.

Prières et louanges dédiées au sceau des prophètes rythment déjà l’actualité dans le sanctuaire religieux de Seydi El Hadji Maodo Malick Sy (Rta) avec le démarrage, depuis le 20 octobre, des séances de «bourde». Nous som­­mes allée à la rencontre de disciples ressources, initiés au «wird» tidiane. Un en­semble d’invocations d’Allah et de son Pro­phète Mohammed (Psl). Un «wird» avec des bien­faits indéterminés.

Vue d’une rue du vieux village de Aïn Madhi – Algérie

L’une des trois portes d’entrée de la Zaouïa Tijaniyya à Fès.

Les Descendants de Cheikh Ahmed Tidjani, qu’ALLAH sanctifie son précieux secret

L’arbre généalogique de Cheikh Ahmed Tidjani le lie à des origines chérifiennes, indiquant qu’il est un descendant direct du Prophète Muhammad par son père. Sa lignée paternelle remonte à Al-Hasan Al-Sibṭ, fils de Fatima, la fille du Prophète. Sa mère était également d’origine noble, fille de Muhammad ibn Sanoussi, de la ville de Tadjâna en Algérie. 

Lignée paternelle 

  • Il est le fils de Muhammad.
  • Le grand-père paternel, Al-Mokhtar, était un érudit qui enseignait les hadiths et faisait l’exégèse du Coran.
  • Sa lignée remonte ainsi à Al-Hasan Al-Sibṭ, le petit-fils du Prophète.

Lignée maternelle 

  • Sa mère s’appelle Aicha.
  • Elle est la fille de Muhammad ibn Sanoussi.
  • Elle est originaire du village de Tadjâna en Algérie.

Les khalifes (successeurs) de Cheikh Ahmed Tidiane se réfèrent principalement aux leaders de la confrérie Tidiane après lui. Les principaux successeurs au Sénégal, issus de la famille de El Hadj Malick Sy, incluent Khalifa Ababacar Sy, Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh, Serigne Mansour Sy Borom Daara Dji, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Maktoum, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, et Serigne Babacar Sy Mansour, le khalife actuel. Il existe aussi d’autres lignées de khalifes dans d’autres régions. 

La lignée des khalifes au Sénégal (famille Sy)

Après le fondateur de la Tidjaniya, El Hadj Malick Sy, voici les principaux khalifes qui ont dirigé la confrérie au Sénégal :

  1. El Hadj Malick Sy: (fondateur de la confrérie au Sénégal) 
  2. Khalifa Ababacar Sy: (fils d’El Hadj Malick Sy) 
  3. Serigne Mansour Sy Balkhawmi: (fils de Khalifa Ababacar Sy) 
  4. Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh: (fils de Khalifa Ababacar Sy) 
  5. Serigne Mansour Sy Borom Daara Dji: (fils de Khalifa Ababacar Sy) 
  6. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Maktoum: (fils de Serigne Babacar Sy) 
  7. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine: (fils de Serigne Babacar Sy) 
  8. Serigne Babacar Sy Mansour: (fils de Serigne Babacar Sy) 

Autres lignées de khalifes 

  • La confrérie Tidjane s’est répandue dans le monde entier, et il existe donc des khalifes dans d’autres régions, comme au Mali.
  • Il existe par exemple une lignée de khalifes issus de la Fayda du Cheikh Ibrahima Niass qui est une autre branche importante de la Tidjaniya.

Le chef de la confrérie tidiane de Tivaouane est Serigne Babacar Sy Mansour, qui a été désigné pour succéder à son frère Serigne Mbaye Sy Mansour en septembre 2025, suite au décès de ce dernier et à la tradition de succession au sein de la famille Sy.

Il a succédé à Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Jusque-là porte-parole des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, né en 1932 et formé à l’Ecole de Tivaouane, devient le 7 ème khalife général de la famille Tidiane, après le rappel à Dieu, dans la nuit de jeudi à vendredi de Serigne Abdou Aziz Sy Junior dit Al Amine.

Le chef de la confrérie tidiane de Tivaouane est Serigne Babacar Sy Mansour, qui a été désigné pour succéder à son frère Serigne Mbaye Sy Mansour en septembre 2025, suite au décès de ce dernier et à la tradition de succession au sein de la famille Sy.

Serigne Mbaye Sy Mansour est devenu le 7e Khalife général des Tidianes. Il a succédé à Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Jusque-là porte-parole des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, né en 1932 et formé à l’Ecole de Tivaouane, devient le 7 ème khalife général de la famille Tidiane, après le rappel à Dieu, dans la nuit de jeudi à vendredi de Serigne Abdou Aziz Sy Junior dit Al Amine.

Le nouveau khalife est fils aîné du défunt deuxième Khalife général des Tidianes, Cheikh El Hadj Mouhamadou Mansour Sy Maodo (1900-1957), qui est le grand-frère de Seydi Abdoul Aziz Sy Dabakh.

L’homme de Dieu qui rassure par sa franchise, sa droiture, sa rigueur et son attachement sans faille à la Charia et à la Sunna du Messager Lumineux, le Meilleur des êtres, Seydina Mohammad Rassoulilah (Psl), avait été intronisé porte-parole le 18 février par Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, devenu alors nouveau Khalife général des Tidianes suite au rappel à Dieu, le mercredi 15 mars, de son frère ainé Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum. Lui, c’est la passion de la vérité.

El Hadji Ibrahima NIASSE (1900 – 1975)

  •  fut le premier Africain de l’Ouest à accéder à la direction de la mosquée al-Azhar en Égypte, où il acquit le titre honorifique de « Cheikh al-Islam ».Sa proximité avec de nombreux leaders des mouvements de libération en Afrique de l’Ouest découle de son rôle crucial dans l’émancipation des États africains.
  • Baye Niasse (Taïba Niassène, 1900 – Londres, 1975), de son vrai nom Ibrahima Niasse (forme longue) Cheikh Al Islam Mawlana Ibrahima Niasse, est un soufi, gnostique et mystique musulman, sénégalais. Il est le 9e fils d’Abdoulaye Niass. Il fut le fondateur du mouvement Faydha Tidjaniyya, une branche de la confrerie soufis, la Tiajniyya, qui deviendra l’une des plus importantes organisations musulmanes au monde comptant plus d’une centaine de millions d’adeptes selon Christopher Gray (The rise of the Niassene tijaniyya, 1875 to the présent. Edition Islam et Société).
    Sa vie
    La position stratégique de Kaolack(Centre du Sénégal) et les relations suivies de son père avec les lettrés du Sénégal, de la Mauritanie et l’Afrique du nord font de sa maison paternelle un endroit privilégié où le jeune Ibrahim étudie non seulement les science religieuses (exégèse, juruisprudence, théologie, grammaire arabe, rhétorique, métrique, biographie du Prophète (SAS), etc.) mais également cultive un goût prononcé pour le mysticisme musulman. Témoigne de ses connaissances ésotoriques d’acquisition précoce, son premier ouvrage rûh al adab écrit à l’âge de 18 ans (En fait l’auteur Ibrahima Niass dit à la fin de son ouvrage qu’il avait 21 ans quand il écrivit son œuvre, Note du présentateur) , ainsi que son fameux kâshif al ilbas (1930) [Traité fondamental de Soufisme et de la Voie Tijaniyya, Note du présentateur].
    À la mort de son père, en 1922, son frère aîné Mouhammad (Khalifa) prend en charge la communauté des « Niassènes » et Ibrahima enseigne dans les écoles coraniques de son père de Taïba, Kossi et Kaolack. Son érudition et sa piété lui attirent très vite de nombreux adeptes. Dès 1930, il se proclame héritier spirituel de Ahmed Tijan, et obtient l’allégeance massive des disciples de son père ainsi que celle de nombreux cheikhs maures qu’il initie à la tarbiyya (initiation mystique) dont le but est de parvenir à la marifa(gnose) .Initiation qui marque la spécificité de sa branche Tijaniyya.
    Toutefois son audience reste limitée jusqu’en 1937, année où il effectue son premier pélérinage à la Mecque et y rencontre l’Emir de Kano(Nord du Nigeria), Abdoulahi Bayero qui renouvelle son affiliation à la Tijaniyya auprès de lui et l’invite à Kano. Il y obtient l’adhésion de la majorité des oulémas de la Tijaniyya qui, dès la fin de deuxième guerre mondiale, se font les moteurs de l’expansion de son mouvement dans toute l’Afrique de l’Ouest. À la mort de l’Emir Abdoulahi Bayero en 1953, son fils Mouhamed Sanuss lui succède et renforce ses liens avec Ibrahima Niasse. À la fin des années 1960, grâce à ses appuis politiques, le zèle de ses disciples nord-nigérians, son action éducative, le zèle de son prosélytisme, il se trouve à la tête d’une communauté transnationale de plusieurs millions de membres répartis entre le Nord Nigéria, lieu par excellence de son rayonnement, le Ghana, le Niger, le Togo, le Libéria, la Sierra Leone, le Tchad, le Caméron, la Gambie, la Mauritanie et la région du Sine saloum. Selon Mervyn Hiskett (Development of Islam in West Africa, p.287), « by the end of colonial period, there is little doubt that it was by then the largest single Muslim organisation in West Africa. » (Il n’y a aucun doute que son mouvement était la plus grande organisation musulmane en Afrique de l’Ouest à la fin de la période coloniale).
    Au delà de l’Afrique, de nos jours, on retrouve ce mouvement aux USA, en Asie mais aussi dans les pays du Golf.
    Premier chef religieux ouest africain à établir des contacts avec les organisations islamiques internationales, Ibrahim Niasse a été membre fondateur et vice-président de la ligue Mondiale Islamique basée à la Mecque, membre de l’Académie de Recherches de l’Université d’Al-Azhar et vice-président de la Conférence Mondiale Islamique dont le siège est à Karachi.
    Plus qu’un érudit et un chef charismatique, Ibrahima Niasse était un homme politique d’envergure. Non seulement, il entretenait des relations étroites avec des dirigeants africains et arabes dont l’ancien président égyptien Nasser et le premier président du Ghana Kwamé Nkrumah qui, bien que chrétien, passe pour avoir été un de ses disciples. Il a été dans les années 1950 et 1960, très actif dans l’arène politique africaine en général et nigériane en particulier ou il dispose plusieurs dizaines de millions de disciples
    Généalogie 
    Dans l’introduction de son éloge panégyrique sur Mahomet, imprimé pour la première fois à Ibadan au Nigeria, Baye Niass décrit sa lignée :
    fils de Abdallah
    fils de Seyyidi Muhammad
    fils de Mademba
    fils de Bakary
    fils de Muhammad Al Amin
    fils de Samba
    fils de Rida
    fils de Chamsou Dine Missina
    fils de Ahmad
    fils de Abiboullah
    fils de Baba
    fils de Ibrahima
    fils de As-Siddiq
    fils de Ibn Naafiah
    fils de Qays
    fils de ‘Aqil
    fils de ahmad
    fils de amath
    Leur origine sénégalaise provient du mariage entre Rida (migrant arabe)et une femme du Djolof Djéla Niass, de laquelle ils ont tous hérité ce nom de famille sénégalais

Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhammad Mahi Ibrahima Niass est surnommé «Khadimoul Ummah», le serviteur de la Ummah. Sa courtoisie est connue de tous. Cheikh Mahi, érudit visionnaire, est «un exemple de droiture, de comportement et de moralité». 

Son Eminence Cheikh Muhammad Al-Mahi Niass, né en 1938 après JC à Kaolack, au Sénégal, son père est le célèbre prédicateur islamique, le Mujaddid, le Cheikh de l’Islam Haji Ibrahim Niass bin Al-Hajj Abdullah Niass Al-Tijani, le grand Moujahid, que Dieu soit satisfait de lui. Et sa mère est la noble dame pieuse, ascétique Seyda Aisha Sarr, qui a gagné l’approbation de son mari dans sa bonne pratique, élevant ses enfants et se tenant aux côtés de son mari à son service, comme dans l’élégie du Cheikh al-Islam au mère de la translation à lui ces lignes après son départ pour l’isthme supérieur :
Notre voisin est toujours dans la taupe Aïcha
J’ai eu Rizwani et Hamdi Aisha
Vous prenez un bain, ce qui est inévitable
Alors j’ai guéri ma mort comme tu l’as fait Aisha
Et la solution de la perfection humaine, Baba Ghada
Elle est venue et elle n’a pas été téméraire
Il a mémorisé le Noble Coran dans la prestigieuse école de son père à Médina, à l’âge de treize ans, selon le récit de Warsh sous l’autorité de Nafi ‘, ​​aux mains du cheikh Muhammad Mahmoud bin Muhammad al-Rabbani de Mauritanie.

Entre les mains du maître composant, M. Ahmed Tiam Al-Nahwi, les principes de la langue arabe et des sciences médico-légales, et certains des grands savants de la ville de son père, et entre les mains de son père, Cheikh Al-Islam Haj Ibrahim Niass, a également reçu les sciences de l’interprétation et du hadith sur les bras jusqu’à ce qu’il l’envoie au Maroc puis en Libye, pour poursuivre ses études.
Où il a obtenu un certificat secondaire, puis au Caire pour fréquenter ses universités, où il a rejoint Al-Azhar Al-Sharif, et là, il a obtenu un diplôme d’études supérieures à la Faculté de langue arabe, Département d’histoire et de civilisation, en 1976 après JC, et il ne s’est pas arrêté là, mais a poursuivi ses études supérieures au Ghana, L’Allemagne et la France, jusqu’à son retour au Sénégal pour servir l’appel islamique, ses compatriotes et la nation.

Collectivement, il a travaillé comme consultant pour le travail de plaidoyer au bureau régional de la Ligue musulmane mondiale à Dakar pendant plusieurs années, puis comme rédacteur généraliste pour son éminence feu le calife Cheikh Hajj Abdullah Nias, puis comme directeur général de l’Institut islamique Cheikh Hajj Abdullah Niass, pendant plus de deux décennies, 1998- 2020 après JC, jusqu’à ce qu’il assume la direction du Grand Califat de la Faydatidianiya dans le monde, qui attire plus de deux cent millions d’adeptes à travers le monde, et il est une école qui a son extension dans le monde entier, notamment au Sénégal, en Gambie, en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Nigéria, au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Soudan, au Cameroun et au Tchad…, depuis le départ de son prédécesseur et il a été nommé quatrième calife de la Faydatidianiya le 08/03/2020.

Et président du prix Cheikh Ibrahim Niass pour la préservation et la récitation du Noble Coran, et siège à la présidence du califat de Tijaniyya depuis 2020, que Dieu le bénisse Bonne santé et longue vie, Amen.
Son Éminence Cheikh Muhammad Al-Mahi Niass parle plusieurs langues, dont : l’arabe, le français et l’anglais, ainsi que sa langue natale, et a plusieurs articles, recherches et publications, y compris, mais sans s’y limiter :
Son livre Jeunesse en Islam
École soufie Cheikh Ibrahim Nias
Le livre de l’Isthme
Les hommes autour de Cheikh Ibrahim Niass
Réponse à Tahar Meghiri
-Livre : Layinisme –
Évolution et extrémisme
Le livre des sceaux
Un groupe de recherche de conférences et la participation à un certain nombre de conférences régionales et internationales
Et il a une chaire d’interprétation du Livre de Dieu permanente depuis 2003 AD jusqu’à l’écriture de ces lignes, que Dieu le protège et prenne soin de lui, et l’augmente dans la connaissance et le corps et sa jouissance de la santé et du bien-être.

Elle purifie l’homme et lui enlève tout ce qui est mauvais venant du cœur. Joignant sa parole à celle de Cissé, Mouhamed Diop, lui, soutient : «Depuis que j’ai commencé à pratiquer le wird, j’ai constaté un changement positif en moi. Le wird tidiane enlève les mauvais comportements de l’homme.

La Tidiania, une communauté, différentes formes d’invocation d’Allah et de son Prophète Mohammed (Psl). La plus célèbre autour de laquelle se retrouvent tous les membres de la confrérie, le «wird» issu de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, fondateur de cette branche soufie. «Unanimes» sont les témoignages de nombre de disciples initiés au «wird» Tidiane : «Le wird de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif fabrique des musulmans modèles.» Ren­contré dans la cité religieuse où, déjà, règne l’effervescence des grands moments de recueillement, avec l’apparition du croissant lunaire, marquant l’ouverture pour 10 jours durant de la «bourde», en prélude du Gamou, Almamy Cissé explique : «Pour la wazifa, elle se fait comme suit : astahfirlaaha 30 fois, salâtoul fatiha 50 fois, laaIllaaha­Illalaah 100 fois, plus 12 jawharatoul kamal, après la prière de fadiar. Et pour le lazime, c’est 100 astahfirlaaha, 100 salatoul fatiha et 100 laaIllaaha­Illa­laah.» Pour lui, la salâtoul fatiha a une «valeur immense». Elle favorise, dit-il, la longévité, la paix et la réussite. Elle purifie l’homme et lui enlève tout ce qui est mauvais venant du cœur. Joignant sa parole à celle de Cissé, Mouhamed Diop, lui, soutient : «Depuis que j’ai commencé à pratiquer le wird, j’ai constaté un changement positif en moi. Le wird tidiane enlève les mauvais comportements de l’homme. Quelqu’un qui l’applique peut affronter n’importe quelle situation.» Le lâzime, la wazifâ et la khadaratoul juma sont les trois piliers du wird tidiane. Sur son origine, des témoignages soutiennent que «le fondateur de la confrérie tidiane, le savant et philosophe Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, l’a reçu directement du Prophète Mohammed (Psl) ; d’où son importance et sa légitimité», renseigne Mouhama­dou Mous­tapha Sy Mbaye, petit-fils de feu El Hadji Mbaye Dondé Mbaye. Le diplomate explique que «lorsque le Cheikh a voulu avoir sa propre voie, c’est le Prophète Mohammed (Psl) qui, ayant connaissance de tous les parcours remarquables de son petit-fils, lui a dit de laisser tomber tout ce qu’il avait comme arme et pouvoir parce qu’il va lui donner quelque chose de meilleur : La salâtoul fâtiha. Cheikh Ahmed Tidiane Chérif a commencé donc par vulgariser le wird tidiane à travers ses différents commandos appelés moukhâdams (grands érudits) dans différents zawiyas dont El Hadji Maodo Malick Sy, Cheikh Ibrahima Niasse parmi tant d’autres.» Ce qui veut dire que la târikha tidiane est une grande puissance qui se fait remarquer par ses disciples qu’on appelle talibés Cheikh. Il ajoute : «Le wird vient donc de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, mais sous l’indication du Prophète Mohammed Psl.» Il poursuit : «La salâtoul efface de facto tout ce qui est péché. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum disait à propos de cette salâtoul fatiha : ‘’Pour quelqu’un qui veut avoir l’intimité avec le ciel, il n’y a que la salâtoul fatiha’’.» Selon Mouhamadou Moustapha Sy Mbaye, «chaque disciple qui pratique la salâtoul fatiha peut dominer le monde. Et cela, nous sommes capable d’en attester puisque quelqu’un qui a la salâtoul fatiha et qui est le dépositaire de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif domine ce qu’on appelle les 4 éléments : l’eau, le vent, le feu et la terre». Pour Sokhna Binetou Wélé, le Prophète Mohammed (Psl), sur l’origine de la salâtoul fâtihi, a révélé au Cheikh ceci : «Salâtoul fâtihi contient plus de mérite que l’ensemble des autres prières. Elle contient également le secret de l’ensemble des autres prières.» Aussi et surtout «une seule salâtoul fâtihi équivaut à 100 mille prières sur le Prophète Mohammed (Psl). Une seule salâtoul fâtihi équivaut à toutes les évocations, les formules de glorification, les demandes de pardon, les implorations accomplies dans l’univers, qu’elles soient petites ou grandes, le tout multiplié».

FODE CISSE ,Directeur de Publication & Redacteur en Chef “JVFE”

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