Île Maurice : 18 travailleurs malgaches expulsés

DAkAR,09 Septembre 2025(JVFE)-Dix-huit ressortissants malgaches ont été expulsés de l’île Maurice et rapatriés ce week-end dans le pays via un vol d’Air Mauritius. Jeunes pour la plupart, hommes et femmes confondus, ils ne disposaient pas des documents administratifs nécessaires pour séjourner ou travailler légalement sur le territoire mauricien.

Ils exerçaient principalement dans les secteurs de la construction, de l’hôtellerie ou encore de la pêche, où la main-d’œuvre étrangère est régulièrement sollicitée. Chaque semaine, des travailleurs malgaches sont interpellés puis renvoyés pour les mêmes raisons. Les autorités mauriciennes renforcent leurs contrôles, à l’instar de ce qui se pratique en France, face à l’augmentation des arrivées clandestines. Nombreux sont ceux qui partent avec un visa touristique de 14 jours. Une fois sur place, ils cherchent à trouver un emploi et deviennent clandestins lorsque leur délai de séjour expire.

Maurice figure parmi les principales destinations des travailleurs malgaches, aux côtés de la France et du Canada. Le nombre de visas de travail délivrés n’a cessé d’augmenter ces dernières années, passant de quelques centaines en 2022 à plus de 1 400 en 2023, puis 2 830 en 2024.

Cette situation témoigne une réalité plus profonde et déconcertante : la précarité du marché du travail à Madagascar. Avec des salaires particulièrement bas et des conditions de vie difficiles, de nombreux Malgaches cherchent par tous les moyens à quitter le pays pour améliorer leur quotidien. Faute de perspectives locales, l’émigration reste pour beaucoup la seule alternative, quitte à s’exposer à l’irrégularité et aux expulsions répétées.

Selon Fenitra Randriatianarisoa, directeur de la Migration professionnelle au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique (MTEFOP), certains Malgaches se rendent à Maurice avec un visa touristique de quatorze jours, espérant trouver un emploi sur place. Une fois le délai expiré, ils deviennent clandestins et vivent dans la crainte constante d’être interpellés.

Leur objectif est de trouver un emploi, mais une fois le délai écoulé, leur statut devient illégal. Cette situation les expose à des arrestations et à des expulsions. Plusieurs témoignages confirment ces pratiques. Les autorités rappellent que les recrutements légaux passent uniquement par les employeurs étrangers, sous contrôle officiel. Les agences de placement locales ne disposent pas de reconnaissance juridique. Voyager avec un visa touristique dans l’espoir de travailler reste donc un risque important.

Des associations dénoncent la précarité administrative et sociale des migrants malgaches, souvent piégés par des promesses d’embauche incertaines. Elles réclament un meilleur encadrement pour protéger les travailleurs. En parallèle, le nombre de visas légaux progresse. Depuis 2022, plus de 6 500 Malgaches ont obtenu un titre de travail pour l’île Maurice. En 2024, 2 831 autorisations ont été délivrées, contre 1 438 l’année précédente. Pour le premier semestre 2025, 1 013 visas sont déjà enregistrés, signe d’une augmentation continue des départs légaux vers l’île voisine.

Des associations dénoncent la précarité administrative et sociale des migrants malgaches, souvent piégés par des promesses d’embauche incertaines. Elles réclament un meilleur encadrement pour protéger les travailleurs. En parallèle, le nombre de visas légaux progresse. Depuis 2022, plus de 6 500 Malgaches ont obtenu un titre de travail pour l’île Maurice. En 2024, 2 831 autorisations ont été délivrées, contre 1 438 l’année précédente. Pour le premier semestre 2025, 1 013 visas sont déjà enregistrés, signe d’une augmentation continue des départs légaux vers l’île voisine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *