DAkAR,09 Septembre 2025(JVFE)-À l’issue de sa 164e session ordinaire, présidée par les Émirats arabes unis, le Conseil a souligné la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne des territoires palestiniens et arabes et de rétablir les frontières du 4 juin 1967.
Le Conseil de la Ligue des États arabes a adopté une résolution sur une vision commune de la sécurité et de la coopération dans la région, condamnant toute proposition menaçant la souveraineté et l’intégrité territoriale des États arabes et soulignant la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne des terres arabes.

La Ligue des États arabes été fondée par l’Égypte, l’Irak, le Liban, l’Arabie saoudite, la Syrie, et la Jordanie.
Si l’organisation a été un moteur pour l’indépendance des pays arabes, son influence a été parfois limitée par des divisions entre les États membres et des crises internes ou régionales
La Ligue arabe a également un statut d’observateur auprès des Nations Unies.
Elle compte actuellement 22 États membres répartis en Afrique du Nord et en Asie du Sud.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a pris part à la 164e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau des ministres des Affaires étrangères, au Caire.
En marge des travaux du Conseil, Nasser Bourita participé, à cette occasion, à la réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale face aux politiques et mesures israéliennes illégales dans la ville d’Al-Qods.
Le Conseil a réaffirmé les principes du respect mutuel, de la non-ingérence et du règlement pacifique des différends. Il a également insisté sur l’importance du respect du droit international, en particulier pour ce qui concerne la préservation de l’indépendance politique et de l’intégrité territoriale des États.
La résolution a mis en lumière la nécessité de traiter les causes profondes des conflits par un règlement juste et global de la question palestinienne. Cela inclut la fin de l’occupation israélienne des terres palestiniennes et d’autres territoires arabes, l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, ainsi que l’arrêt de l’expansion des colonies.
Le Conseil a averti que l’obstruction persistante d’une solution constitue un facteur majeur d’instabilité régionale et un prétexte à la propagation de l’extrémisme. Il a également appelé à la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient et exhorté tous les États de la région à respecter la sécurité et la souveraineté des uns et des autres.
La résolution a souligné que l’absence d’un règlement pacifique de la question palestinienne est la cause principale de l’escalade de la violence, ajoutant que la coexistence pacifique et la coopération économique ne peuvent être atteintes sans une solution juste.
Il a également appelé à la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU et à la Déclaration de New York issue de la Conférence internationale sur le règlement pacifique de la question palestinienne, ainsi qu’à la mise en œuvre de la solution à deux États, notamment par la concrétisation des mesures et des étapes prévues.
Le Conseil a souligné la nécessité de mettre fin à l’occupation, de stopper l’expansion coloniale, de stopper les projets de déplacement forcé, de prévenir les changements démographiques et l’effacement de l’identité arabe, et de mettre un terme à la judaïsation des lieux saints islamiques et chrétiens.
Il a également souligné l’importance de garantir les droits des réfugiés et de maintenir la pression internationale pour l’adoption de positions décisives.
Le Conseil a averti que l’impasse persistante dans la recherche d’une solution demeure un facteur fondamental de déstabilisation de la région et sert de justification à la propagation de l’extrémisme, de la haine et de la violence, tant à l’échelle régionale qu’internationale.

