Dakar, 31 OCTOBRE 2025(JVFE)-Le président des États-Unis Donald Trump et le président chinois Xi Jinping se sont rencontrés à Busan, en Corée du Sud, dans la nuit de mercredi à jeudi, une rencontre que Donald Trump a qualifié de « grand succès ». pour évoquer notamment les relations commerciales tendues entre les deux premières puissances mondiales.
Donald Trump a notamment qualifié son homologue d'”ami” en préambule d’une réunion entre les deux délégations.
Les partenaires des Etats-Unis et de la Chine scrutaient cette rencontre cruciale, espérant une trêve alors que les deux pays se livrent une guerre commerciale qui ébranle toute l’économie mondiale. Le président américain a ajouté qu’il se rendrait en Chine en avril prochain, tandis que Pékin n’a
« Les équipes économiques et commerciales de la Chine et des Etats-Unis ont tenu des discussions approfondies et sont parvenues à des consensus sur des solutions aux problèmes », a déclaré M. Xi, selon l’agence étatique Chine nouvelle. « Les deux équipes doivent affiner et finaliser les travaux de suivi le plus rapidement possible (…) et fournir des résultats concrets, afin de rassurer les esprits sur les économies de la Chine, des États-Unis et du monde », a-t-il ajouté. pas encore commenté l’issue de la rencontre.
Le dirigeant chinois, Xi Jinping, a déclaré quant à lui jeudi avoir trouvé « des consensus sur des solutions aux problèmes » lors de sa rencontre avec son homologue américain, Donald Trump, et a appelé à « finaliser dès que possible » les résultats de ces échanges, a rapporté un média d’Etat.
Donald Trump a annoncé un accord d’un an, reconductible, sur l’approvisionnement en terres rares (matériau essentiel sur lequel la Chine exerce un quasi-monopole), et dont les restrictions imposées par Pékin sur ses livraisons avaient déclenché sa colère. La Chine a confirmé dans la foulée avoir accepté de suspendre pour un an des restrictions imposées le 9 octobre sur différentes exportations.
« L’accord concernant les terres rares est désormais conclu, et c’est valable pour le monde entier », a affirmé M. Trump aux journalistes à bord de l’avion Air Force One.
Washington a aussi accepté de réduire de 20 % à 10 % les droits de douane qui avaient été imposés à la Chine en rétorsion au trafic de fentanyl, stupéfiant dont des composants sont produits en Chine et qui fait des milliers de morts aux Etats-Unis, a-t-il indiqué.
Le président américain a encore assuré que la Chine allait acheter aux Etats-Unis « des volumes considérables » de soja et autres produits agricoles, une annonce qui devrait conforter les agriculteurs américains, parmi lesquels il compte de nombreux électeurs.
Selon M. Trump, « Taïwan n’a jamais été évoqué » au cours de ces entretiens. Pékin revendique la souveraineté de l’île, dont Washington reste le soutien le plus puissant et qui aurait pu faire les frais de marchandage, selon les observateurs.
En revanche, concernant l’Ukraine, « nous en avons parlé pendant longtemps, et nous allons tous les deux travailler ensemble pour voir si nous pouvons obtenir quelque chose », a dit Donald Trump.
Après cet entretien d’1h40, il a quitté la Corée du Sud pour Washington. Les dirigeants des deux plus grandes économies mondiales, qui ne s’étaient pas vus depuis six ans, se sont quittés sans faire de déclaration commune.
L’accord commercial ne devrait pas régler les contentieux de fond, qui sont économiques mais aussi stratégiques.
Donald Trump voit d’un mauvais œil les manœuvres diplomatiques de son homologue chinois pour rallier les grands pays émergents et s’est irrité des liens entre la Chine et la Russie. Mais il avait aussi intérêt, politiquement, à annoncer l’un de ces « deals » dont il raffole alors qu’il est empêtré chez lui dans une crise budgétaire prolongée.
La rencontre avec Xi Jinping conclut, sur une note beaucoup plus sobre, une tournée asiatique qui l’a vu accueilli avec tous les égards en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud, avec des cadeaux fastueux et des promesses de gigantesques investissements aux Etats-Unis.
Donald Trump a déclaré jeudi avoir été trop « occupé » durant son voyage pour rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong un, mais a ajouté qu’il pourrait revenir.

