1ER MAI 2025 : FETE DU TRAVAIL  TRÊVE DE TRAVAIL.

Comme  bon nombre de pays, le Sénégal  a décidé de rendre la Fête du Travail comme un jour férié, mais ici plus qu’ailleurs, les revendications ouvrières, tout comme les exigences syndicales, tiennent le devant de la scène. La Fête du Travail reste le moment de l’année consacré aux travailleurs. Sénégal avait déjà affiché son modernisme après MADIA DIOP Madia Diop (19282008),  un syndicaliste et un homme politique sénégalais. Il était un ancien membre du Parti socialiste (PS) et il a longtemps été le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS).

 Car la Fête du Travail vous apparaitra ici bien plus mobilisatrice, et les défilés syndicaux envahiront chacune des cités du pays :

 La Fête du Travail est ainsi l’occasion pour les nombreuses forces syndicales en présence de mobiliser leurs troupes. 

Ce jour sera donc marqué par la fermeture de toutes les administrations publiques, mais aussi et surtout de nombreux commerces. Travailleur et besogneux, Sénégal veut marquer son attachement aux droits du travailleur. Et, si vous assistez à un défilé, lors de la Fête du Travail, au Sénégal, vous croiriez assister à un défilé français du début du siècle, tant la revendication syndicale est forte ici.

  Sénégal, il vous suffira de vous promener dans les rues d’une agglomération, ou de traverser un village, pour vous rendre compte que le travail est une priorité pour les habitants. Car, le travail est rare ici, et les Sénégalaises et Sénégalais profitent de cette fête du travail pour exprimer leurs craintes et leurs inquiétudes.

 Avec un taux de chômage (élargi) avoisinant les 20 % en baisse de 2,3 points de pourcentage par rapport au taux de 22,3% enregistré à la même période en 2023, le Sénégal  peine à voir son économie se développer.

Une économie, basée essentiellement sur l’agriculture et le tourisme. Or, les aléas météorologiques de ces dernières années sévissent, c’est toute l’économie, qui s’en trouve fragilisée. Les perspectives, même si elles semblent s’éclaircir, ne sont guère propices à un optimisme effréné.

 C’est pourquoi la fête du travail est l’occasion, pour de nombreux habitants, d’exprimer leurs craintes et leurs doutes en un avenir, qui ne leur semble pas source de promesses. Néanmoins, le caractère marocain fait que ces revendications restent bon enfant, puisqu’elles ambitionnent toutes à une seule finalité : faire de la fête du Travail une fête plus festive.

 Les enseignants attendent toujours la digitalisation des actes administratifs, l’amélioration du portail e-carrière et la signature de décrets cruciaux.

Enseignants, formateurs et agents du système éducatif continuent de réclamer de meilleures conditions de travail, une revalorisation salariale et l’application effective des accords signés avec l’État. Des efforts ont été consentis par l’état du Sénégal .

Quant aux Enseignants, formateurs et agents du système éducatif, ils les  jugent insuffisants malgré quelques efforts.C’est l’occasion pour eux  de faire de cette  journée  un nouveau point de départ vers un dialogue social plus sincère et plus structurant.

Les syndicats réclament également la finalisation de la réforme du système de rémunération, au nom de l’équité salariale entre les différents corps de l’éducation et de la formation. Autre point central : la généralisation de la formation diplômante pour tous les enseignants, perçue comme un levier crucial pour la qualité de l’enseignement.

Intervenant à la suite du discours du Président de la République prononcé le 3 avril dernier, le secrétaire général du Saemss, El Hadj Malick Youm, a tenu à rappeler les responsabilités du gouvernement dans le malaise social persistant. « Le surchauffement du front social est la conséquence d’actes posés depuis l’arrivée au pouvoir de la troisième alternance », a-t-il déclaré, dénonçant la rupture du dialogue social et des « manœuvres dilatoires » dans le traitement des préoccupations syndicales. Il a également pointé « des licenciements tous azimuts, notamment dans le secteur public, une pratique peu courante jusque-là ».Face à ces tensions, le ministère de l’Éducation nationale tente de rassurer. Le jeudi 18 avril dernier, le ministre Moustapha Guirassy a signé 21 arrêtés entérinant l’admission de 2 432 enseignants aux examens professionnels du CAP et du CEAP.Dans la foulée, il a annoncé la mise en place d’une plateforme numérique baptisée XPV. Objectif : dématérialiser les procès-verbaux des examens professionnels, dans le cadre plus global de la digitalisation de la gestion des examens et concours.

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