Pour rappel, la proposition de loi du député visant à abroger la loi d’amnistie a été rejetée ce 26 février par le bureau de l’Assemblée nationale.
Mais Thierno Alassane Sall, l’ancien candidat à la présidentielle de 2024, avait déjà réussi son coup. Il avait bien déposé le 18 février une proposition pour abroger la loi décriée du 13 mars 2024.
Aujourd’hui, Thierno Alassane Sall dans sa page facebook affirme que « L’entreprise de musèlement de la liberté d’expression et de presse initiée par le régime PASTEF doit être vigoureusement dénoncée et combattue pendant qu’il est encore temps. »
En choisissant le « projet politique » de PASTEF, les Sénégalais et les Sénégalaises espéraient en finir définitivement avec les « petites politiques » de censure, de menace, de privation de liberté gratuite et mise à mal des libertés publiques.
En l’espace d’un an, plusieurs personnes ont été mises en prison pour avoir exprimé une opinion (Moustapha Diakhaté, Bah Diakhaté, Ardo Gning, Ameth Ndoye, Cheikh Thiam, Abdou Nguer, etc.).
Dans le même temps, sous le prétexte fallacieux d’une régulation des médias, des tentatives de réduire au silence la presse libre sont en cours. Des médias fantômes qui ont porté PASTEF au pouvoir ont été reconnus, alors que d’autres plus connus dans le paysage sont mis sur une liste rouge et interdits de production. La dernière note du Ministre en charge de la Communication est une illustration parfaite de cette politique liberticide.
Au lieu de s’atteler à prendre en charge sérieusement les nombreuses et urgentes préoccupations du peuple, le régime PASTEF est préoccupé par son projet « d’effacer », comme l’a dit publiquement Ousmane Sonko, toute voix discordante.
Les Sénégalais et les Sénégalaises épris de justice (citoyens, société civile, organismes de presse, universitaires et autres intellectuelles) sont interpellés : les velléités de dictature de PASTEF doivent être cassées et il ne s’agit point d’un combat partisan.
Ansi , Thierno Alassane Sall, a annoncé qu’il ne participera pas au dialogue national prévu le 28 mai 2025.
Il estime que les conditions d’un dialogue « utile et sincère » ne sont pas réunies.
Nous vous rapportons son communiqué :
« La République des valeurs dit Non au dialogue :
Les conditions d’un dialogue utile et sincère ne sont pas réunies
La République des Valeurs/Réewum Ngor rappelle que le Président de la République, en tant que candidat, a signé le Pacte de bonne gouvernance démocratique issu des Assises nationales. Ce pacte, auquel plusieurs candidats à la présidentielle de 2024 avaient souscrit, constitue un cadre légitime pour refonder nos institutions sur les principes de transparence, d’équité et de démocratie.
La mise en œuvre de ce pacte constituerait une expression claire et concrète d’une volonté de rupture. Elle permettrait d’économiser le temps et l’énergie jusque-là consacrés à la communication autour de slogans et de vœux pieux.
En effet, le Pacte de bonne gouvernance démocratique, fondé sur les recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), appelle à une justice indépendante, un renforcement du rôle de l’opposition, la fin de l’hyperprésidentialisme, des élections équitables et une gouvernance responsable.
Or, les pratiques actuelles du pouvoir contredisent ces engagements : parjure du Président de la République, décisions opaques, atteintes aux libertés d’expression et de presse, magouilles à l’Assemblée nationale, contre-vérités flagrantes, menaces et injures du Premier ministre face aux voix discordantes, multiples reniements.
Dans ce contexte, la République des Valeurs/Réewum Ngor estime que les conditions d’un dialogue véritable ne sont pas réunies. Elle n’y participera pas. Le processus annoncé pour le 28 mai 2025 ressemble davantage à une opération de communication politique, dont les conclusions semblent déjà écrites par le régime qu’à une véritable concertation nationale.
La République des Valeurs/Réewum Ngor, dirigée par Thierno Alassane Sall, a annoncé son refus de participer au dialogue national prévu le 28 mai 2025. Le parti estime que les conditions d’un échange sincère ne sont pas réunies et dénonce une opération de communication politique, contraire aux principes du Pacte de bonne gouvernance démocratique signé par plusieurs candidats à la présidentielle de 2024.
La République des Valeurs/Réewum Ngor reste disponible pour toute initiative sincère axée sur les véritables priorités nationales : économie, équité, éducation, santé, mise en œuvre du Pacte de bonne gouvernance démocratique. Mais elle refuse de cautionner un simulacre de dialogue.
La République des Valeurs/Réewum Ngor réaffirme son engagement pour une démocratie authentique, des institutions réformées et un Sénégal tourné vers le progrès.

