L’ancien ministre du Budget sous Maacky Sall qui n’avait validé que 26 701 parrains.
Limogé pour avoir donné son avis sur la troisième candidature de Macky Sall, Birima Mangara s’était éclipsé de la scène politique jusqu’à l’annonce officielle de sa candidature.
Birima Mangara a d’abord été Directeur de Cabinet adjoint du président de la République avant d’être bombardé ministre délégué chargé du Budget.
Même s’il n’a pas le droit de faire de la politique, en tant qu’Inspecteur général d’État (Ige), Birima Mangara a financièrement contribué à la réélection du Président Macky Sall, en portant assistance aux responsables à l’intérieur du pays, mais aussi à travers le mouvement de soutien de son épouse Magui Chanelle, en l’occurrence “And ak wa Mangara fallat Macky”, qui s’est déployé à Diourbel et dans beaucoup de localités au Sénégal.
Actuellement député, élu à l’Assemblée nationale au détour des dernières législatives.
Il est visé pour une opération portant sur 10,5 milliards de F CFA.
Il risque de perdre son immunité parlementaire
Et pour cause. D’après L’Observateur, le nom de ce dernier est cité dans le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024, précisément dans la partie qui traite des 141 milliards de francs CFA de DAT cassés sans que les fonds soient reversés dans les caisses du Trésor public.
Selon les révélations du journal L’Observateur, le parquet financier, à travers la Division des investigations criminelles (DIC), s’intéresse à une correspondance officielle portant le numéro 004459 MEFT/DGCPT/TG. Ce document, signé par Birima Mangara, aurait autorisé le placement de 10,5 milliards de F CFA en dépôt à terme (DAT) à la Banque Crédit du Sénégal (CDS).
Or, d’après la Cour des comptes, qui a levé le voile sur ces pratiques dans son rapport couvrant la période 2019–2024, ce dépôt a été “cassé”, c’est-à-dire retiré avant son échéance, sans que les fonds ne soient reversés au Trésor public. Un manquement grave aux règles de gestion des deniers publics.
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L’affaire des DAT cassés, d’un montant global estimé à plus de 141 milliards de F CFA, s’annonce comme l’un des plus grands scandales financiers de ces dernières années. Elle met en lumière la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence dans la gestion des finances publiques.
Le 12 juillet 2017, poursuit le journal, l’ancien ministre délégué avait demandé que le DAT soit cassé et qu’un montant de 10 milliards soit viré à la Conciliation foncière de l’UEMOA. «Sans qu’aucune précision soit apportée sur les motivations de l’opération», souligne le journal. Qui conclut que «cet acte, au cœur des interrogations actuelles, place Birima Mangara au cœur des enquêtes».
La semaine dernière, L’Observateur révélait que l’ancien Premier ministre Amadou Bâ est dans le viseur du parquet financier à propos de ce dossier. Durant la période considérée par le rapport de la Cour des comptes, il était ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. L’ancien secrétaire général dudit département Cheikh Tidiane Diop serait également concerné.

