Les parlementaires de l’UIP du monde entier se réunissent à Rome avec la plus grande diversité pour défendre le dialogue interreligieux

Dakar,26 juin 2025 (JVFE)-La Union interparlementaire (UIP) L’UIP est l’organisation mondiale des parlements nationaux. Fondée en 1889, elle fut la première organisation politique multilatérale au monde à encourager la coopération et le dialogue entre toutes les nations. Aujourd’hui, elle regroupe 181 parlements nationaux membres et 14 organes parlementaires régionaux. Il favorise paix, démocratie et développement durable. Cela aide les parlements à devenir plus fort, plus jeune, plus vert, plus innovant et équilibré entre les sexes. Il défend également la droits de l’homme des parlementaires par l’intermédiaire d’un comité dédié composé de députés du monde entier.

La deuxième Conférence parlementaire sur le dialogue interconfessionnel, placée sous le thème Renforcer la confiance et susciter l’espoir pour bâtir notre avenir commun, s’est déroulée du 19 au 21 juin 2025 à Rome (Italie). La Conférence est organisée par l’Union interparlementaire (UIP) et le Parlement italien en coopération avec l’organisation Religions for Peace. Elle fait suite à la première Conférence parlementaire sur le dialogue interconfessionnel organisée en juin 2023 à Marrakech (Maroc) sur le thème Collaborer pour notre avenir commun et qui s’était conclue par la publication du Communiqué de Marrakech , dans lequel les parlementaires affirment que le dialogue interconfessionnel, “fondé sur le soutien des libertés et des droits fondamentaux, est un outil essentiel pour promouvoir l’inclusion et la coexistence pacifique, et consacrer l’état de droit en appui aux efforts collectifs en vue d’une société meilleure”.

La Conférence de Rome réunira des présidents de parlement et des parlementaires, aux côtés de représentants de religions, de convictions, de gouvernements, des institutions compétentes des Nations Unies, d’organisations internationales, d’organisations confessionnelles, d’organisations de la société civile et du monde universitaire. Au cours des différentes séances thématiques, les participants appuieront leurs travaux sur les principales recommandations du Communiqué de Marrakech et d’autres déclarations et priorités politiques de l’UIP et, dans l’esprit de l’année du Jubilé, détermineront des pistes d’action communes prospectives en vue de promouvoir la paix et l’inclusion, ainsi que le respect de l’état de droit et des droits de l’homme pour tous sans distinction.

L’événement, organisé conjointement par le Union interparlementaire (UIP) et les Parlement d’Italie avec l’aide de Religions pour la paix, a eu lieu à Rome du 19 au 20 juin 2025, marquant le Année jubilaire déclaré par le regretté Pape François.Les délégués visiteront également le Vatican le 21 juin.

La Conférence a réuni près de 300 Députés, y compris des présidents, ainsi qu’une centaine de chefs religieux et de représentants de la société civile, des fonctionnaires de l’ONU et des experts internationaux de près de 100 pays, répondant à la devise de l’année jubilaire qui sera «pèlerins de l’espoir« dans un climat de conflits croissants, de polarisation et d’armement de la religion.

Au milieu de l’escalade des guerres et des troubles mondiaux, Rome était l’épicentre de la diplomatie parlementaire et du dialogue interreligieux Cette semaine, l’UIP et le Parlement italien créent un espace unique pour réunir les dirigeants parlementaires et religieux du monde entier afin de trouver de nouvelles voies de paix, indispensables.

Dans leur déclaration finale, les Communiqué de Rome, les parlementaires et les chefs religieux ont déclaré sans équivoque condamner l’utilisation abusive de la religion ou des convictions pour inciter à la haine ou à la violence.

Le communiqué souligne que Le dialogue interreligieux, fondé sur la dignité humaine, l’inclusion et le respect de l’État de droit, peut prévenir les divisions, favoriser la guérison et renforcer la confiance entre les communautés.

Il met en évidence la rôles partagés et responsabilité conjointe des parlementaires et des chefs religieux pour faire progresser la justice, la dignité et le développement humain, en travaillant ensemble pour une coexistence pacifique.

Les parlementaires et les chefs religieux sont exhortés à défendre les valeurs démocratiques, protéger les groupes vulnérables et promouvoir un leadership éthique par l’inclusion, la compassion, la responsabilité et la solidarité.

Le communiqué souligne l’importance de éducation à la paix, alphabétisation numérique et droits humains et autonomisation des femmes et des jeunes ainsi que les personnes en situation de vulnérabilité.

La Conférence de Rome comprenait des sessions sur défendre les droits des minorités religieuses, lutter contre la polarisation, promouvoir l’inclusion des femmes dans la vie publique et garantir la liberté de religion ou de conviction.

Aux côtés de nombreux présidents et vice-présidents du Parlement, on comptait parmi les délégués notables Cardinal George Koovakad, Président de la Dicastère pour le dialogue interreligieux au Vatican, Rabbin David Saperstein, ancien ambassadeur itinérant des États-Unis pour la liberté religieuse internationale, L’imam Yahya Pallavicini, Président de la Majlis des dirigeants musulmans européensM. Miguel Ángel Moratinos, Haut Représentant de la Alliance des civilisations de l’ONUDr Nazila Ghanea, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction, et bien d’autres.

Parmi les intervenants vedettes ont été Fernanda San Martin, Directeur de Panel international de parlementaires pour la liberté de religion ou de conviction (IPP FoRB)Révérend Thomas Schirrmacher, ancien secrétaire général de la Alliance évangélique mondialeIvan Arjona-Pelado représentant le Église de Scientology aux Nations Unies, à l’Union européenne et à l’OSCEun descendant du Mahatma Gandhi et Antonella Sberna, vice-président de la Parlement européen.

La conférence a également été suivie par Jon Ammons, Directeur des relations interconfessionnelles pour L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers JoursStefano Bosco de Les œuvres caritatives de l’Église auprès de l’ONU à Genève et Saba Haddad du système Communauté internationale bahá’íe. De plus, de nombreux participants représentaient Dénominations chrétiennesUnificationnistessikhsBouddhistesHumanistes et de nombreuses autres traditions de croyance, reflétant l’extraordinaire diversité religieuse et philosophique réunie à Rome pour l’événement.

La Conférence s’appuie sur l’élan de la Conférence parlementaire inaugurale sur le dialogue interreligieux, tenue en Marrakech, Maroc, en juin 2023, ce qui a entraîné la Communiqué de Marrakech.

À l’approche de la Conférence de Rome, l’UIP a publié le deuxième partie de son rapport parlementaire sur la religion et les convictionsL’engagement des parlementaires envers la religion et les convictions, qui souligne le rôle essentiel des députés dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives.

L’UIP a également publié le dernier épisode de sa série de podcasts L’UIP à l’antenne, Sur la le pouvoir du dialogue interreligieux.

Un service d’interprétation sera assuré dans les quatre langues de travail de l’UIP (anglais, arabe, espagnol et français) ainsi qu’en italien.

L’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) a participé et contribué à la Deuxième Conférence parlementaire sur le dialogue interreligieux, coïncidant avec l’année jubilaire, organisée par l’Union interparlementaire (UIP) et le Parlement italien, en coopération avec Religions for Peace.

À cette occasion, l’APM était représentée par l’Hon. Deborah Bergamini (Italie), Rapporteure de l’APM pour les affaires politiques, et l’Hon. Nikola Lazic (Serbie).

La conférence, tenue sous le thème général « Renforcer la confiance et embrasser l’espérance pour notre avenir commun », faisait suite à la première Conférence parlementaire mondiale sur le dialogue interreligieux, convoquée à Marrakech en juin 2023 par l’UIP et le Parlement du Royaume du Maroc. Cette conférence de 2023 s’était conclue par l’adoption du Communiqué de Marrakech, soulignant que le dialogue interreligieux, lorsqu’il est fondé sur le respect des droits et libertés fondamentaux, est essentiel pour favoriser l’inclusion, la coexistence pacifique et l’État de droit.

La Conférence de 2025 a rassemblé des présidents de Parlement et des délégations parlementaires nationales, ainsi que des représentants des gouvernements, des religions, des convictions, des organes pertinents des Nations Unies, des organisations internationales, des organisations confessionnelles et de la société civile, ainsi que du monde universitaire.

Le 19 juin, l’Hon. Bergamini est intervenue lors du panel de haut niveau sur le thème : « Lutter contre la haine fondée sur la religion ou les convictions : désamorcer la polarisation, prévenir la déshumanisation et l’instrumentalisation religieuse ».

Dans son intervention, l’Hon. Bergamini a affirmé que le dialogue interreligieux est un outil essentiel pour la paix et la réconciliation, et non un simple concept théorique. Elle a mis en avant, à cet égard, la coopération de l’APM avec des centres et institutions reconnus, tels que les Conseils des oulémas du Royaume du Maroc, le Ministère des Affaires religieuses d’Égypte et le Centre Hedayah aux Émirats arabes unis, afin de lutter contre la radicalisation des jeunes et l’extrémisme violent, en mobilisant le rôle des responsables religieux, l’éducation et l’engagement communautaire.

Elle a également mis en garde contre la manipulation de la religion à des fins politiques, pour cibler les minorités et réprimer la diversité. Elle a appelé à une meilleure protection des communautés religieuses, ainsi qu’à une réglementation plus efficace des plateformes numériques qui diffusent des discours de haine et de la désinformation. Dans ce contexte, elle a annoncé le lancement d’une nouvelle campagne de communication de l’APM, visant à lutter contre les fausses informations, la radicalisation en ligne et l’incitation à la violence.

Le 20 juin, l’Hon. Nikola Lazic a prononcé une déclaration lors du débat général de haut niveau sur le thème : « Les parlementaires en dialogue avec les religions et les convictions : renforcer la confiance et embrasser l’espérance pour notre avenir commun ».

Il a souligné l’engagement constant de l’Assemblée en faveur du dialogue interreligieux et interculturel comme moyen de lutter contre les discours de haine, de restaurer la confiance dans les institutions nationales et la communauté internationale, et de promouvoir la coexistence pacifique. Conformément à cet engagement, il a mis en avant le rôle actif de l’APM dans le soutien à la mise en œuvre du Pacte pour l’Avenir des Nations Unies, notamment dans ses volets relatifs à la lutte contre les discriminations religieuses et la promotion de sociétés inclusives et cohésives dans les régions euro-méditerranéenne et du Golfe. L’Hon. Lazic a également mentionné que l’APM travaille à la mise en place de son Initiative parlementaire pour la jeunesse. Cette initiative rassemblera plusieurs plateformes de jeunes dans un espace commun d’engagement structuré entre jeunes leaders, parlementaires et parties prenantes clés, y compris les autorités religieuses, pour relever ensemble les défis pressants auxquels font face les nouvelles et futures générations.

La conférence s’est conclue par l’adoption du Communiqué de Rome, qui réaffirme le pouvoir du dialogue interreligieux pour instaurer la confiance, prévenir les divisions et promouvoir la coexistence pacifique, ainsi que la responsabilité partagée des parlementaires et des responsables religieux pour faire progresser la justice, la dignité et un développement inclusif. Le Communiqué appelle également à un leadership éthique, à la protection des groupes vulnérables, à l’investissement dans l’éducation à la paix, ainsi qu’à l’autonomisation des jeunes et des femmes.

Enfin, le samedi 21 juin, les délégués ont assisté à une audience historique avec Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Vatican, organisée à l’occasion du Jubilé des gouvernements. Sa Sainteté a exhorté les dirigeants politiques à poursuivre la paix, promouvoir le bien commun et s’attaquer aux inégalités mondiales en assurant une répartition équitable des ressources et en considérant la diversité comme une force. Il a également appelé les parlementaires à redoubler d’efforts pour réguler l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle. S’inspirant de cette vision, l’APM poursuivra sa coopération avec les responsables religieux et les communautés pour promouvoir l’engagement des jeunes, le dialogue interreligieux et l’avènement de sociétés inclusives et pacifiques

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