Dakar,13 juillet 2025 (JVFE)-Ce jeudi, lors du conseil national du Pastef PROS s’en est ouvertement pris au Président de la République Bassirou Diomaye Faye. Le Premier ministre sénégalais s’est aussi attaqué à ses adversaires politiques et ses détracteurs.Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, reproche à son allié de longue date, le président Bassirou Diomaye Faye, son présumé manque de soutien et d’autorité dans un discours controversé.
Dans notre analyse du paysage socio politique, nous pouvons dire qu’il n’y a pas lieu de chercher de midi à quatorze heures.
Pour rappel, en novembre 2023, après l’extrême incertitude sur la possibilité pour Ousmane Sonko d’être candidat à l’élection présidentielle, le PASTEF désigne Bassirou Diomaye Faye comme son candidat à l’élection présidentielle de 2024, en dépit de son incarcération depuis avril 2023.
Selon l’article L.121 du code électoral sénégalais, la déclaration de candidature doit être accompagnée de neuf pièces justificatives dont une attestation signée par le Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Son absence est un motif de rejet du dossier de candidature.
La nomination de PROS était intervenue dans la soirée du jour de l’investiture de M. Faye comme cinquième président de la République du Sénégal.
Un choix qui n’avait pas surpris les observateurs puisque les deux sont cofondateurs du parti dissous Pastef, socle de la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir.
‘’Je mesure l’importance et la confiance placée en moi en me nommant Premier ministre, c’est-à-dire l’autorité en charge de la coordination des actions gouvernementales. C’est une lourde responsabilité’’, a réagi Ousmane Sonko à sa nomination avant de donner rendez-vous dans les prochaines heures pour dévoiler les nouveaux membres de son gouvernement.
Cette nomination de l’ex chef de l’opposition sénégalaise au poste de premier ministre, était le dernier chapitre d’un long parcours parfois tumultueux, qui l’avait conduit à être radié de la fonction publique et à passer plusieurs mois en prison.
En plus d’avoir largement dominé dans les urnes avec 54,28 % des suffrages, PBDF est le premier opposant sénégalais à réaliser une alternance dès le premier tour.
Une nouvelle alternance qui redéfinit le paysage politique actuel au Sénégal.
PROS est un chef de parti qui est dans son rôle pour être candidat à l’élection présidentielle de 2029.
C’est dire que tout parti politique concoure à l’expression du pouvoir politique.
Ensuite, Il a intérêt à sauver sa peau pour être clean et avoir avec lui tous les atouts et l’adhésion du peuple sénégalais autour de son projet qu’il a porté pour le Sénégal.
Nous faisons allusions aux dossiers de « patate chaude » ; à la dette du Sénégal, à la cherté de la vie au Sénégal, procès des dignitaires de l’ancien régime, et les retombées du pétrole et du gaz entre autres etc…
Du coup, avec ce projet, il faut que, l’acteur principal, du moins l’initiateur, puisse avoir tous les moyens pour sa mise en œuvre et son suivi.
Il ne suffit pas d’avoir les moyens de sa politique mais il faut aussi avoir la politique de ses moyens.
Donc quel est le souci majeur dans les interactions entre la primature et le palais de la république?
“Pourquoi cette haine contre Ousmane Sonko ? Parce que ces gens pensent que je suis le verrou qui les empêche d’atteindre leur objectif. Ne vous détrompez pas, tout ce qui les intéresse c’est le pouvoir“, a-t-il lancé.
Devant ses militants et des cadres du Pastef , Sonko s’est exprimé en wolof, avec un ton incisif et un style qui a fait la réputation de l’ex-opposant.
Il a fustigé « les pressions, manipulations et tentatives de division » dont il dit être la cible, tout en réaffirmant son engagement aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye.
Le Premier ministre a laissé entendre que, s’il était à la place du président, il aurait adopté une approche plus ferme face à ce qu’il considère comme des dérives verbales. Ces derniers mois, il a été accusé par des activistes, des opposants et des membres de la société civile de vouloir faire taire toute voix discordante au Sénégal.
“Le peuple sénégalais ne nous a pas élu pour qu’on cherche à plaire à la société civile ou à l’opposition”, a-t-il dit Ousmane Sonko.



