Dakar , 24 juillet (JVFE)-Serigne Issa Touré, accusé de détournement de mineurs et d’actes contre-nature, porté disparu depuis plus d’un mois, a été retrouvé mort ce mercredi 23 juillet au fond d’un puits à Bambilor.
Plusieurs plaintes ont été déposées le 18 juillet dernier devant le parquet, confirmant l’ampleur d’un système d’abus aussi pernicieux que silencieux.
Sa disparition volontaire, selon les enquêteurs, rend la situation encore plus délicate. Pour beaucoup d’observateurs, sa cavale est une fuite en avant face à une vérité devenue impossible à contenir.
À l’origine, c’est la mise en place du Collectif des victimes de Serigne Issa Touré qui a encouragé plusieurs anciens disciples à témoigner.
Jeudi 3 juin dernier, Serigne Issa Touré aurait demandé à son chauffeur de le conduire dans ses champs situés à Noflaye, accompagné de plusieurs disciples. Ensemble, ils auraient partagé du thé jusqu’à environ 3 heures du matin. Puis le marabout aurait exprimé son intention de faire un tour dans les champs. Il ne reviendra jamais.
À l’aube, ses disciples, inquiets, organisent une battue. Ils découvrent près d’un puits une paire de chaussures et un message énigmatique en wolof : « Tagou naalène, mangui dem kaw assamane » (« Je vous dis adieu, je pars au ciel »). Dès lors, les hypothèses se multiplient : fuite ou suicide ?
Ce mercredi dans un puits au village de Nguendouf, à Bambilor. Il s’agit de celui de Serigne Issa Touré, porté disparu le 3 juin dernier à 11 km à Noflaye et traqué par la police pour des accusations de détournement de mineurs, actes contre-nature et viols contre ses disciples. «L’identité du marabout recherché aurait été confirmée »
Puisque ces disciples ont déjà découvert près d’un puits une paire de chaussures et un message énigmatique en wolof : « Tagou naalène, mangui dem kaw assamane » (« Je vous dis adieu, je pars au ciel »). Dès lors, les hypothèses se multiplient : fuite ou suicide ?
Déjà,le corps était en état de décomposition avancée.
Donc,les fidèles du marabout avaient décidé de l’inhumer en toute discrétion, mais se sont heurtés au refus de l’imam qu’ils avaient sollicité pour prononcer l’office religieux.
La gendarmerie est alertée et le procureur de Rufisque saisi.
Finalement, la dépouille est transférée dans une structure hospitalière. Une autopsie est envisagée, mais serait difficile à réaliser à cause de la décomposition du corps.
S’agit-il d’une thèse du suicide ? En tout cas une enquête est ouverte.

