Dakar,29 juillet 2025(JVFE)-Ce drame qui conduit à la mort d’au moins 27 personnes après la consommation de nourriture suspecte lors d’une fête d’anniversaire près d’Antananarivo, une source médicale française affirme que des analyses réalisées à l’institut de médecine légale de Strasbourg à partir des prélèvements d’un patient décédé n’ont pas permis d’établir la cause des décès. Contrairement à ce qu’ont affirmé les autorités malgaches mercredi 9 juillet, elles n’ont pas permis non plus d’écarter le botulisme, l’une des pistes suspectées d’un point de vue clinique comme étant à l’origine des décès.
Les résultats issus de l’institut de médecine légale de strasbourg sont « discordants » affirme à rfi une source médicale française, c’est-à-dire qu’ils ne permettent pas, à ce stade, d’établir la cause du décès de la victime analysée. sollicité, le laboratoire n’a pas répondu à notre demande de confirmation officielle.
Selon nos informations, il a bien été choisi par les autorités malgaches pour analyser les prélèvements de l’une des victimes du drame d’ambohimalaza. or, l’institut de médecine légale de strasbourg n’a pas la capacité de détecter la toxine botulique, responsable du botulisme. ses résultats ne permettent donc pas d’exclure la maladie comme cause possible des décès, contrairement à ce qu’a avancé mercredi 9 juillet le ministère de la justice de Madagascar.
Dans une émission spéciale diffusée sur les médias publics, TVM et RNM hier, Andry Rajoelina a confirmé la thèse de l’empoisonnement volontaire dans l’affaire d’Ambohimalaza où 32 personnes ont trouvé la mort.
Les substances toxiques qui ont servi à cet empoisonnement sont le Datura et la belladone, deux plantes qui ont comme principe actif l’atropine. Ces deux plantes sont connues à Madagascar, où elles sont utilisées dans certains contextes médicinaux ou pratiques domestiques.
Le mobile du crime est liée à une vengeance familiale, selon les dires du président. Trois femmes sont actuellement placées en détention provisoire, dont l’une aurait avoué les faits. D’après ses déclarations, rapportées par les autorités, elle aurait affirmé : « Je me fiche des conséquences, ma vengeance est accomplie. »
Le ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale a précisé que la principale suspecte serait la cousine de l’hôtesse de l’anniversaire. Elle aurait été engagée en tant que traiteur pour l’événement, et aurait préparé les plats servis ce jour-là. Le ministre a également indiqué qu’elle aurait empêché son propre enfant de consommer ces repas, un élément présenté dans l’enquête.
Des informations concordantes font état de l’absence de conséquences graves pour l’hôtesse de l’événement, ainsi que pour sa mère, malgré le caractère supposé personnel de la vengeance évoquée. Le nom de l’hôtesse, Fenohasina, a été mentionné, mais aucune communication officielle n’a été faite à son sujet durant l’intervention du chef de l’État.
De son côté, la procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo a indiqué que Fenohasina est toujours hospitalisée, qu’elle a déjà été entendue dans le cadre des enquêtes préliminaires, mais qu’elle ne pourra pas participer à une éventuelle instruction dans l’immédiat en raison de son état de santé. Elle a également infirmé les informations diffusées par l’Agence de presse nationale malgache, Dépêche informative Taratra, selon laquelle Fenohasina aurait déjà obtenu un visa pour sortir du territoire national.
Concernant les résultats toxicologiques, les autorités ont mentionné que des analyses ont été un laboratoire de toxicologie à Bordeaux. Répondant aux journalistes étrangers qui critiquent les faits que ce laboratoire ne soit pas habilité à effectuer des analyses botulique sur les échantillons fournis, le ministre de la Santé publique a déclaré que « dès le début, on savait qu’il ne s’agissait pas d’une intoxication alimentaire » et qu’il n’était pas alors la peine de s’y attarder.

