Dakar,25 Aout 2025(JVFE)–Une frappe israélienne a touché un hôpital dans le sud de la bande de Gaza selon le porte-parole de la défense civile palestinienne, Mahmoud Bassal.
Les frappes israéliennes contre l’hôpital Nasser à Gaza ont tué lundi au moins 15 personnes, dont quatre journalistes, dont l’un travaillait pour Reuters , ont indiqué des responsables sanitaires palestiniens.
Au moins 20 personnes ont été tuées par une frappe israélienne sur un hôpital de Khan Younès lundi, selon le Hamas, y compris des journalistes et des caméramans travaillant pour Associated Press, Reuters et Al Jazeera.

Plus de 240 journalistes palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, selon le Syndicat des journalistes palestiniens.L’Associated Press a indiqué qu’une de ses pigistes, Mariam Dagga, figurait parmi les victimes de la frappe sur l’hôpital Nasser. Elle travaillait pour l’agence de presse dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.
192 journalistes tués
La guerre entre Israël et le Hamas à Gaza est l’un des conflits les plus sanglants pour les professionnels des médias. Selon le Comité pour la protection des journalistes, au moins 192 journalistes ont été tués au cours de cette guerre qui dure depuis 22 mois.
Al Jazeera a également confirmé que son journaliste Mohammed Salama figurait parmi les morts. Reuters a indiqué que son caméraman contractuel Hossam al-Masri a été tué, tandis que le photographe de l’agence Hatem Khaled a été blessé. NBC n’a pas encore commenté la mort de Moaz Abu Taha, son journaliste dans la bande de Gaza.
Le caméraman Hussam al-Masri, sous-traitant de Reuters , a été tué lors de la première frappe , selon les responsables. Le photographe Hatem Khaled, également sous-traitant de Reuters, a été blessé lors d’une seconde frappe contre l’hôpital, ont-ils précisé.
Des témoins ont déclaré que la deuxième frappe avait eu lieu après l’arrivée précipitée des secouristes, des journalistes et d’autres personnes sur les lieux de l’attaque initiale. La vidéo en direct de l’hôpital, exploitée par Masri, a été soudainement interrompue au moment de la frappe initiale, selon les images de Reuters.
« Nous sommes dévastés d’apprendre la mort de Hussam al-Masri, un employé de Reuters, et les blessures d’un autre de nos employés, Hatem Khaled, lors des frappes israéliennes sur l’hôpital Nasser à Gaza aujourd’hui », a déclaré un porte-parole de Reuters dans un communiqué.
« Nous recherchons de toute urgence davantage d’informations et avons demandé aux autorités de Gaza et d’Israël de nous aider à obtenir une assistance médicale urgente pour Hatem », a ajouté le porte-parole.
L’armée israélienne et le bureau du Premier ministre n’ont pas immédiatement commenté ces frappes.
Les responsables de la santé à Gaza ont identifié les trois autres journalistes comme étant Mariam Abu Dagga, qui, selon Associated Press, travaillait en freelance pour l’ AP et d’autres médias depuis le début du conflit à Gaza, Mohammed Salama, qui, selon Al Jazeera, basée au Qatar, travaillait pour la chaîne, et Moaz Abu Taha. Un secouriste figure également parmi les victimes, ont ajouté les responsables de la santé.
Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné les frappes israéliennes, affirmant qu’elles représentaient « une guerre ouverte contre les médias libres, dans le but de terroriser les journalistes et de les empêcher de remplir leur devoir professionnel qui est de dénoncer leurs crimes au monde ».
Le syndicat des journalistes palestiniens a identifié les deux autres victimes comme Moaz Abou Taha et Ahmad Abou Aziz.
Selon un journaliste de l’AFP à Gaza, ce dernier travaillait pour des médias palestiniens et internationaux.
Avant l’annonce de ces morts, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF) recensaient près de 200 journalistes tués depuis le début de la guerre à Gaza. Selon le décompte d’Al Jazeera, 244 ont été tués par Israël jusqu’à présent.
Plus de 240 journalistes palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, selon le Syndicat des journalistes palestiniens.
Le chef d’état-major de l’armée israélienne “a donné instruction de réaliser une enquête initiale dès que possible”.
“Plus tôt aujourd’hui, les troupes de l’armée israélienne ont effectué une frappe dans le secteur de l’hôpital Nasser à Khan Younès”, indique un communiqué de Tsahal. “L’armée israélienne regrette tout préjudice causé à des personnes non impliquées et ne cible pas les journalistes en tant que tels”.
Les frappes et les raids israéliens sur les hôpitaux ne sont pas rares. Tsahal affirme que ses attaques visent des membres du Hamas qui opèrent à l’intérieur des établissements médicaux et les utilisent comme couverture pour leurs activités.
En juillet dernier, dans une rare déclaration commune, l’Agence France-Presse (AFP), Associated Press (AP), Reuters et BBC News ont déclaré que leurs équipes travaillant à Gaza étaient confrontées “aux mêmes circonstances désastreuses que celles qu’elles couvrent”.
Les médias internationaux s’appuient sur les reporters locaux à l’intérieur de la bande de Gaza pour assurer leur couverture, Israël ayant empêché les journalistes étrangers d’entrer dans le territoire.
“Nous sommes désespérément inquiets pour nos journalistes à Gaza, qui sont de plus en plus incapables de se nourrir et de nourrir leurs familles”, poursuit le communiqué.
“Pendant de nombreux mois, ces journalistes indépendants ont été les yeux et les oreilles du monde sur le terrain à Gaza. Ils sont maintenant confrontés aux mêmes circonstances désastreuses que celles qu’ils couvrent”.
D’autres décès ont été signalés à Gaza lundi, notamment trois Palestiniens, dont un enfant, qui ont été tués lors d’une frappe sur un quartier de la ville de Gaza.
L’hôpital Al-Awda a indiqué qu’au moins six personnes avaient été tuées et 15 autres blessées après que les troupes israéliennes ont ouvert le feu alors qu’elles tentaient d’atteindre un point de distribution d’aide dans le centre de la bande de Gaza. L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire pour le moment.
M. Bassal a également mentionné la mort d’un soignant parmi les victimes de ces frappes.
Plusieurs personnes blessées, certaines couvertes de sang, ont été prises en charge à l’hôpital, a constaté un photographe de l’AFP sur place.
L’hôpital Nasser est l’un des derniers établissements de santé encore partiellement fonctionnels dans la bande de Gaza. Ce complexe hospitalier a été ciblé à plusieurs reprises par Israël depuis le début de la guerre.
La Défense civile recensait au total 28 morts en début d’après-midi dans des tirs ou frappes de l’armée israélienne lundi sur l’ensemble du petit territoire côtier palestinien, ravagé par près de deux ans de guerre, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et ont provoqué un désastre humanitaire.Fin

