Dakar, 15 Septembre 2025(JVFE)-Le regroupe les opérateurs privés de transport, contribuant à la structuration et à la modernisation du réseau de bus dans la capitale AFTU, a annoncé, un arrêt de leurs activités à partir de ce lundi 15 septembre 2025.
Dans un communiqué signé par leur président, Abass Sarr, les employés justifient leur décision par l’insécurité croissante à laquelle ils sont confrontés. Ils évoquent notamment des actes de saccage répétés qui menacent leur intégrité physique et rendent leurs conditions de travail intenables. « Cette perturbation est indépendante de notre volonté, c’est juste que notre sécurité est menacée », souligne le document.
Pour rappel, l’accident mortel qui s’est produit le mercredi 20 août 2025 au rond-point Sypse de Bountou Pikine
Un motocycliste F. Diouf a perdu la vie après avoir été percuté par un chauffeur incriminé. P.G.Faye de bus de la ligne 61 du réseau AFTU immatriculé AA-441-HN
D’après les témoignages recueillis par les enquêteurs, l’automobiliste P.G. Faye avait menacé publiquement le conducteur de moto F. Diouf de l’écraser. Finalement, il a mis en exécution ses menaces à hauteur du rond-point SIPS, dans le secteur de Thiaroye.
Ce bus de la ligne 61 avait déjà été signalé à plusieurs reprises par des internautes pour des comportements dangereux sur la route. Dans une publication datée du jeudi 21 août 2025, la page Luttons contre l’indiscipline au Sénégal a rappelé que le véhicule, identifié par la plaque AA 441 HN, avait fait l’objet de dénonciations antérieures, notamment les 6 juillet 2024 et 23 juin 2025, en lien avec d’autres incidents de circulation.
L’administrateur de la page a également interpellé les autorités, notamment la Gendarmerie nationale, en appelant à l’application stricte de la loi contre le chauffeur mis en cause.
Placé en garde à vue, le chauffeur du bus est poursuivi pour tentative de meurtre, mise en danger de la vie d’autrui et coups et blessures volontaires. Il sera présenté au parquet au terme de l’enquête.
Cette suspension risque de provoquer une véritable pagaille dans les déplacements quotidiens des milliers de Sénégalais qui dépendent des minibus « Tata » pour rejoindre leurs lieux de travail, d’études ou de commerce. Déjà saturé, le réseau de transport urbain pourrait connaître une paralysie, au détriment des populations les plus vulnérables.

