Dakar,02 OCTOBRE 2025(JVFE)-Le rôle principal d’un ministère de l’Intérieur est d’assurer la sécurité intérieure, de garantir la cohésion des institutions et de protéger les citoyens et leurs biens. Ses missions englobent souvent la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, la gestion des risques et des catastrophes, l’administration du territoire, la gestion des flux migratoires et l’exercice des libertés publiques, en s’appuyant sur les forces de police et de gendarmerie.
Missions clés d’un ministère de l’Intérieur
- Sécurité intérieure : Maintien de l’ordre public, protection des personnes et des biens, et constatation des infractions pénales.
- Sécurité civile : Gestion des urgences nationales, des incendies et des calamités naturelles.
- Lutte contre le terrorisme et la radicalisation : Élaboration et mise en œuvre de politiques pour contrer l’extrémisme violent.
- Administration du territoire : Organisation des circonscriptions administratives et des collectivités locales, et coordination des services de l’État sur le territoire.
- Police des frontières et immigration : Contrôle de l’entrée, du séjour et du travail des ressortissants étrangers, et lutte contre l’immigration illégale.
- Protection des libertés publiques : Assurer l’exercice des droits, devoirs et libertés fondamentales des citoyens, en lien avec les polices administratives.
- Coopération internationale : Mise en œuvre de la politique de coopération en matière de sécurité avec les autres États.
Outils et moyens
- Forces de l’ordre : L’autorité sur la police nationale et la gendarmerie pour le maintien de l’ordre et la police administrative.
- Personnel : Des effectifs de policiers, gendarmes et spécialistes du numérique pour les missions de sécurité.
- Planification et coordination : Élaboration et suivi de plans de développement locaux, et coordination de la lutte contre les menaces.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Mouhamadou Bamba Cissé, a procédé à un important réaménagement dans la haute hiérarchie de la Police Nationale.
Avocat de renom depuis plus de deux décennies,Mouhamadou Bamba Cissé est devenu ministre de l’Intérieur du Sénegal , en remplacement de Jean-Baptiste Tine.
L’ancien coordonnateur du pool d’avocats d’Ousmane Sonko devient ainsi l’un des piliers du nouveau gouvernement.
Lauréat du premier prix des Barreaux francophones d’Afrique et ancien secrétaire de conférence, Me Cissé est inscrit au barreau de Dakar depuis 2003. Son parcours illustre parfaitement le modèle de l’école publique sénégalaise : études primaires à l’école Alié Codou Ndoye (Médina), cycle moyen au CEM Soumbédioune, puis lycée Maurice de la Fosse. Après son baccalauréat, il rejoint l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où il obtient en 2002 une maîtrise en droit, option administration publique. Son profil académique s’accorde ainsi avec les missions du ministère de l’Intérieur.
Au barreau, Me Bamba Cissé s’est bâti une réputation d’expert méticuleux du droit. Ses domaines de prédilection vont du droit pénal et civil à la procédure pénale et civile, en passant par le droit bancaire, social et commercial. Membre de l’Union internationale des avocats et d’Avocats sans Frontières (section Sénégal), il a participé à de nombreux dossiers marquants. Parmi eux figure l’affaire de l’incendie de la Bourse du Travail, au cours de laquelle il défendit le syndicaliste Cheikh Diop (CNTS), alors qu’il était l’un des plus jeunes avocats du pays.
Ancien membre du Conseil de l’Ordre, Me Cissé a aussi plaidé pour plusieurs figures connues, telles que le musicien Thione Seck, le promoteur de lutte Luc Nicolaï, le prêcheur Taïb Socé, Mbaye Touré (dans le dossier Khalifa Sall), ainsi que le défunt imam Alioune Ndao.
Proche collaborateur d’Ousmane Sonko, il a dirigé l’équipe d’avocats qui l’a accompagné dans plusieurs affaires sensibles, dont sa radiation en 2016, mais aussi les dossiers Mame Mbaye Niang, Adji Sarr et d’autres. Son parcours, à la croisée du droit et de l’engagement, fait aujourd’hui de lui un acteur central de l’appareil d’État.
L’actuel ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé qui assure la fonction depuis la composition du Gouvernement du Sénégal, issue du DECRET N° 2025 – 1430 du 06 septembre 2025 signé par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur proposition du Premier ministre, Ousmane Sonko.
La direction générale de la Police nationale n’a pas mis du temps pour remplacer les commissaires Waly Camara et Elhadji Baytir Sene, relevés respectivement de leurs fonctions par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Mouhamadou Bamba Cissé, le vendredi dernier, comme Commissaire spécial de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et Chef de la Division des investigations criminelles. Selon nos informations, l’ancien patron de la Dic, le Commissaire Elhadji Baytir Sene va atterrir au Commissariat central de Guédiawaye pour être le patron des Commissaires de la Banlieue, pour y remplacer le Commissaire de police principal, Daouda Bodian.
Ce dernier, aura désormais les commandes du commissariat spécial de l’AIBD. L’ancien patron de ce dernier en la personne du Commissaire Waly Camara ira au cabinet de la Direction générale de la police nationale. L’actuel Commissaire en charge du commissariat d’arrondissement de la Médina, le Commissaire principale Mamadou Ndiaye Fall, va hériter la Division des investigations criminelles comme chef.
À la DIC, le commissaire principal El Hadji Baïty Sène rejoint le cabinet du DGPN, cédant sa place à Mamadou Ndiaye Fall. À Saint-Louis, Mamadou Lamarana Diallo prend les commandes du commissariat spécial de l’aéroport de Diass, succédant à Waly Camara, qui lui remplace au commissariat central de Saint-Louis. À Guédiawaye, Daouda Bodian est confirmé à la tête du commissariat central, mettant fin aux rumeurs de son départ.

