Dakar,07 OCTOBRE 2025(JVFE)-Les cas de mpox (anciennement variole du singe ) sont des infections causées par un virus proche de celui de la variole, se transmettant par contact direct avec une personne infectée (lésions, fluides corporels, objets contaminés) ou par gouttelettes respiratoires. Les symptômes incluent fièvre, maux de tête, courbatures, suivis d’une éruption cutanée évoluant en vésicules, puis en croûtes. La maladie est surveillée et des mesures de gestion, comme l’isolement, la vaccination des personnes à risque et l’information des contacts, sont mises en place pour limiter sa propagation.
Transmission du virus
- Contact direct : Le contact direct avec les lésions cutanées, les muqueuses ou les fluides corporels d’une personne infectée est la principale voie de transmission.
- Gouttelettes respiratoires : La transmission peut aussi se faire par des gouttelettes lors d’échanges rapprochés, comme des conversations.
- Objets contaminés : Des vêtements, draps ou autres objets ayant été en contact avec une personne infectée peuvent également transmettre le virus.
- Transmission interhumaine : Le virus peut se transmettre entre humains, en particulier via des contacts sexuels.
Symptômes de la maladie
- Période d’incubation : Les symptômes apparaissent généralement quelques jours après l’infection.
- Symptômes précoces : Ils peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des maux de dos, de la fatigue et un gonflement des ganglions lymphatiques.
- Éruption cutanée : Une éruption cutanée se développe, débutant souvent sur le visage, puis s’étendant au tronc, aux membres, aux paumes des mains, aux plantes des pieds et aux muqueuses.
- Évolution des lésions : Les lésions passent par des stades de vésicules remplies de liquide, puis de pustules, avant de former des croûtes qui tombent en séchant.
Prise en charge et prévention
- Surveillance : Les autorités sanitaires surveillent activement les cas de mpox et mettent en place des stratégies de vaccination ciblées pour les personnes à risque.
- Isolement : Les personnes diagnostiquées doivent s’isoler à domicile, porter un masque et éviter les contacts physiques pour prévenir la propagation.
- Hygiène : Le lavage des lésions à l’eau et au savon est conseillé, et il est recommandé de les couvrir pour éviter les surinfections.
- Informations et communication : Il est crucial d’informer les personnes contacts pour qu’elles soient surveillées et informées des mesures à prendre.

Le virus mpox (anciennement « monkeypox » et « variole du singe ») est une maladie infectieuse due à un orthopoxvirus qui se caractérise notamment par une éruption cutanée qui peut être isolée ou précédée ou accompagnée d’une fièvre ou de ganglions. Le mpox est une zoonose, c’est à dire une maladie transmise de l’animal à l’humain (rongeurs). Le virus se transmet également entre personnes, en particulier la famille et les proches. La transmission interhumaine se produit par contact direct avec une personne infectée, à travers les fluides corporels, les lésions cutanées de la maladie ou les muqueuses internes comme la bouche, ainsi que de manière indirecte par des objets que le malade a contaminés, comme des vêtements ou du linge de lit ou dans une moindre mesure à l’occasion d’un contact prolongé en face à face par des gouttelettes (postillons, éternuements).

Mercredi 14 août 2024, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) face à la circulation active du mpox de clade 1 en Afrique Centrale. Le risque global d’infection par le clade 1 du mpox pour la population générale de l’UE/EEE est actuellement considéré par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) comme faible. Ce risque est considéré comme modéré pour les personnes ayant de multiples partenaires sexuels (qui n’ont pas été infectées par le mpox ou qui n’ont pas été vaccinées lors de l’épidémie de 2022) et est considéré comme élevé en cas de contacts étroits avec des cas importés de mpox. Un premier cas de mpox de Clade 1 a été détecté en Suède le 15 août 2024, puis en Allemagne le 22 octobre 2024, au Royaume-Uni le 30 octobre 2024 et en Belgique le 18 décembre 2024.
Un premier cas humain de Mpox de clade 1b a été détecté sur le territoire national, en Bretagne. Les mesures de gestion recommandées ont été mises en place. Le cas déclaré concerne une personne n’ayant pas voyagé en Afrique centrale, zone dans laquelle les différents clades de virus mpox circulent activement depuis plusieurs mois, dont le clade I b. Cette personne a toutefois été en contact avec deux personnes de retour d’Afrique centrale, les investigations sont en cours pour rechercher l’origine de la contamination et identifier l’ensemble des personnes-contacts à risque autour du cas diagnostiqué.”
Les autorités sanitaires sénégalaises sont confrontées à une double menace épidémique qui met en tension le système de santé du pays. Alors que la région de Saint-Louis est frappée par une résurgence mortelle de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR), la capitale, Dakar, fait face à une nouvelle vague de cas de mpox.

La situation est particulièrement alarmante dans le nord du Sénégal, où la Fièvre de la Vallée du Rift continue de faire des ravages. Au 5 octobre 2025, les chiffres officiels rapportent 10 décès liés à cette maladie dans la seule région de Saint-Louis. Depuis l’apparition des premiers cas le 21 septembre, un total de 74 personnes ont été testées positives au virus, confirmant la gravité de l’épidémie.
Malgré le bilan macabre, des lueurs d’espoir apparaissent : 45 patients sont désormais guéris. Cependant, la vigilance reste de mise, avec quinze malades suivis à domicile et quatre personnes toujours hospitalisées, nécessitant une prise en charge médicale constante.
Mesures d’urgence et impact sur la vie quotidienne
Face à cette flambée épidémique, le gouvernement sénégalais a réagi avec fermeté. Des efforts intensifiés de surveillance épidémiologique et de prise en charge médicale ont été mis en place pour tenter de contenir la propagation du virus. Un état d’alerte sanitaire a été officiellement déclenché dans le nord du pays, signalant la mobilisation générale des ressources.

L’impact de la FVR se fait sentir au-delà des structures sanitaires. L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), un pôle universitaire majeur, a dû reporter sa rentrée initialement prévue pour le 1er octobre au 9 octobre, une mesure de précaution visant à protéger la communauté estudiantine et à limiter les risques de contagion.
Parallèlement à la crise de la FVR, le Sénégal doit également gérer une autre épidémie, celle de la mpox (variole simienne), concentrée dans la région de Dakar. Depuis le 22 août, cinq cas ont été confirmés dans la capitale. Fort heureusement, aucun décès n’a été enregistré jusqu’à présent.
Parmi ces cinq patients, l’un est déjà rétabli, tandis que les quatre autres sont toujours sous traitement, avec une évolution jugée favorable par les équipes médicales. La situation, bien que moins critique que celle de la FVR en termes de létalité, reste sous étroite surveillance pour éviter toute propagation.
Comprendre la Fièvre de la Vallée du Rift : une zoonose redoutable
Le journal le 360 Afrique rappelle que la Fièvre de la Vallée du Rift est une zoonose virale. Cela signifie qu’il s’agit d’une maladie qui affecte principalement les animaux, en particulier le bétail, avant de pouvoir se transmettre à l’humain.
La transmission à l’homme se fait notamment par contact direct avec du sang ou des organes d’animaux infectés. D’autres modes de transmission incluent les piqûres de moustiques infectés. La sensibilisation aux bonnes pratiques d’élevage et d’hygiène est donc cruciale pour briser la chaîne de transmission et protéger les populations exposées.

Ces deux épidémies représentent un défi majeur pour la santé publique au Sénégal, exigeant une coordination sans faille et une mobilisation continue des ressources pour protéger les populations et endiguer la propagation des virus.
Symptômes et durée d’incubation
L’infection par le virus mpox peut provoquer une éruption, faite de vésicules remplies de liquide qui évoluent vers le dessèchement, la formation de croutes puis la cicatrisation. Des démangeaisons peuvent survenir. Les vésicules se concentrent plutôt sur le visage, dans la zone ano-génitale, les paumes des mains et plantes des pieds, peuvent être présentes mais également sur le tronc et les membres. Les muqueuses sont également concernées, dans la bouche et la région génitale. Cette éruption peut s’accompagner de fièvre, de maux de tête, des courbatures et d’asthénie. Les ganglions lymphatiques peuvent être enflés et douloureux, sous la mâchoire, au niveau du cou ou au pli de l’aine. Des maux de gorge sont également signalés.
L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La phase de fièvre dure environ 1 à 3 jours. La maladie guérit le plus souvent spontanément, au bout de 2 à 3 semaines mais parfois 4 semaines.
Mode de transmission de la maladie
La transmission du virus mpox se produit lorsqu’une personne entre en contact avec un animal, un être humain ou des matériaux contaminés par le virus. Le virus pénètre dans l’organisme par une lésion de la peau (même non-visible), des voies respiratoires ou des muqueuses. La transmission de l’animal à l’homme peut se faire par morsure ou griffure, par la préparation de viande de brousse, par contact direct ou indirect avec des fluides corporels ou du matériel de lésion. Il n’y a pas habituellement d’animaux réservoirs présents en Europe.
Le virus se transmet entre personnes, en particulier la famille et les proches. La transmission interhumaine se produit par contact direct avec une personne infectée, à travers les fluides corporels, les lésions cutanées de la maladie ou les muqueuses internes comme la bouche, ainsi que de manière indirecte par des objets que le malade a contaminés, comme des vêtements ou du linge de lit ou dans une moindre mesure à l’occasion d’un contact prolongé en face à face par des gouttelettes (postillons, éternuements).
Il est donc important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à disparition des dernières croutes, le plus souvent 3 semaines).

