Cameroun:le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats officiels de la présidentielle au plus tard le 26 octobre

Dakar,14 OCTOBRE  2025(JVFE)-Les Camerounais attendent avec impatience les résultats officiels de la présidentielle tenue dimanche 12 octobre 2025. Le Conseil constitutionnel doit les proclamer au plus tard le 26 octobre, alors que des tendances contestées de l’opposition ont déjà été publiées.

La présidentielle s’est déroulée dans le calme général, selon le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, qui a dressé dimanche soir un bilan globalement positif. Les 31 653 bureaux de vote répartis dans le pays ont ouvert à 8h et fermé à 18h, conformément aux instructions présidentielles.

Le scrutin a mobilisé 8 millions 010 464 électeurs inscrits, dont 3 millions 716 567 femmes et 4 millions 293 897 hommes. Un dispositif spécial de 108 bureaux de vote à l’étranger a permis à 34 411 Camerounais de la diaspora de participer.

Le MINAT a également précisé que 5 575 observateurs accrédités, nationaux et internationaux, ont été déployés sur l’ensemble du territoire pour veiller à la transparence et au respect des lois.

Le ministre a mis en garde contre toute publication de résultats non officiels via des plateformes numériques, rappelant que seul le Conseil constitutionnel est habilité à proclamer les résultats définitifs. Il a invité les candidats à la responsabilité politique et à recourir aux voies légales pour toute réclamation.

L’Union pour le changement 2025 a publié dimanche une déclaration affirmant qu’Issa Tchiroma Bakary serait le vainqueur, avec des scores allant de 60 à 80 % dans certains bureaux. Le ministère a rejeté ces proclamations anticipées, rappelant leur illégalité et le risque de sanctions. Des affrontements ont été signalés à Garoua, entre partisans de Tchiroma et forces de l’ordre.

La course à la présidence a opposé Paul Biya (RDPC), candidat à un huitième mandat, à Cabral Libii (PCRN), Joshua Osih (SDF), Issa Tchiroma Bakary (FSNC), Bello Bouba Maïgari (UNDP), Serge Espoir Matomba (PURS), Akere Muna (Univers), Pierre Kwemo (UMS), Tomaino Hermine Patricia Ndam Njoya (UDC), Ateki Seta Caxton (PAL), Bouhga Hagbe Jacques (MCNC) et Hiram Samuel Iyodi (FDC). La candidature de Maurice Kamto (MRC) avait été écartée par le Conseil constitutionnel pour pluralité d’investiture.

Alors que le pays vit dans un suspense total, les électeurs et candidats sont appelés au calme et au respect du processus légal, en attendant la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel.

De l’avis d’un confrere sur place , ce dimanche 12 octobre 2025, on « n’a pas assisté à une élection mais à un Référendum : pour ou contre la continuité. Le résultat de ce  référendum est connu ».  

Ce dernier croit par ailleurs, qu’il n’y a pas eu  de dispersion des voix  entre différents candidats dits de l’opposition. « Comme depuis 1992, le peuple  choisit son candidat et lui accorde  entièrement  ses voix.  En 2025 il a choisi son bon diable. Le marché électoral 2025  a consacré deux  candidats uniquement Paul Biya et Tchiroma qui  concentrent la majorité absolue des voix avec ce pendant un fossé entre Coton sport et le Real de Madrid ».

 Le dépouillement en cours.

Le Cameroun attend les résultats d’un scrutin à un tour où le président sortant, Paul Biya, 92 ans, apparaît comme le grand favori. Face à lui, 11 candidats, dont son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, qui suscite un engouement inattendu.

On peut  noter  par ailleurs qu’en dehors, d’Elecam, la police nationale a fait ses propres compilations bureau de vote par bureau de vote et donc, dispose des résultats réels sortis des urnes. « Le changement du calendrier électoral a fait beaucoup de mal aux maires en poste. Beaucoup auraient pu défendre un certain bilan. Mais face au référendum du 12 Octobre pour ou contre la continuité, ils sont carrément balayés de la surface de leur propre commune ».  

Aussi, le Sdf, le parti historique de l’opposition des années 1992 est  en voie de totale disparition … « La fermeture brutale de la parenthèse fédéralisme communautaire 2020-2025. Sans aucun héritage. Le refus d’écouter ce que dis le peuple. Le peuple est devenu bien plus intelligent que beaucoup d’hommes politiques ne pouvaient l’imaginer. Ils l’apprennent à leur dépend. Les nouveaux inscrits depuis 2023 l’ont fait pour le changement. Le report des voix du MRC pour le FSNC est systématiquement », poursuit un conftrere.

« Le discours tribal a montré toutes ses limites et apporté la preuve qu’il s’agit d’une construction erronée de mauvais hommes politiques. Le Bamiléké Kwemo a été séché à l’Ouest, comme le Bassa Cabral Libii à Eseka de même que le socle granitique a montré toute sa fragilité. Mobilisation sans précédent des femmes. Des mères de famille de 28 -40 ans qui sont restées surveiller les votes jusqu’à tard dans la nuit. Si les résultats des urnes sont simplement respectés, nous serons tous vainqueurs au final », conclut le Facilitateur Rodrigue Tchokodieu.

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