Opérations de la CIA : Trump approuve , Maduro proteste

Dakar,16 Octobre  2025(JVFE)-Le président américain Donald Trump a indiqué mercredi avoir autorisé des actions clandestines de la CIA contre le Venezuela et envisager des frappes sur le territoire vénézuélien, déclenchant la colère de Caracas qui s’est insurgé contre “les coups d’Etats fomentés” par la principale agence américaine de renseignement extérieur.

Donald Trump a refusé de commenter en détail des informations du New York Times selon lesquelles il aurait secrètement autorisé la CIA à mener une action clandestine au Venezuela contre le président Nicolas Maduro.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro salue ses partisans lors d’une marche organisée pour la Journée de la résistance indigène, à Caracas, le 12 octobre 2025

“Mais j’ai donné une autorisation pour deux raisons vraiment”, a-t-il dit avant d’énumérer des arguments contre M. Maduro qu’il accuse de diriger un régime “narco-terroriste” et de libérer des prisonniers pour les envoyer aux Etats-Unis.

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait donné à la CIA l’autorisation de “neutraliser” le dirigeant vénézuélien, Donald Trump a répondu: “C’est une question ridicule qu’on me pose là. Enfin, ce n’est pas vraiment une question ridicule, mais ne serait-ce pas ridicule de ma part d’y répondre?”, a-t-il observé.

Les relations déjà tendues entre Washington et Caracas ont franchi un nouveau seuil de crispation. Lors d’un échange avec la presse, le président américain Donald Trump a reconnu avoir donné son feu vert à des actions de la CIA visant le Venezuela rapporte plusieurs sources . Une annonce inattendue qui a aussitôt suscité la colère de Nicolás Maduro, déterminé à dénoncer ce qu’il considère comme une agression contre la souveraineté de son pays.

Sans s’attarder sur les détails, Trump a affirmé avoir agi pour « deux raisons essentielles » : combattre ce qu’il appelle un régime de narco-terrorisme et empêcher, selon lui, l’envoi de criminels vers le territoire américain. Allant plus loin, il a laissé entendre que des frappes terrestres pourraient être envisagées, estimant que les États-Unis « contrôlent déjà très bien la mer ».

À Caracas, la riposte de Maduro a pris la forme d’un discours enflammé devant le Conseil national pour la souveraineté et la paix, organe créé récemment pour faire face à la pression américaine. Le chef de l’État a dénoncé ce qu’il qualifie de “coups d’État fomentés par la CIA”, évoquant les pages sombres de l’histoire latino-américaine : les disparus d’Argentine, la répression sous Pinochet, les régimes militaires soutenus par Washington. « L’Amérique latine ne veut plus de ces coups d’État », a-t-il martelé, tout en appelant les peuples voisins à dire non à la guerre et au changement de régime imposé.

Les tensions entre les deux pays n’ont cessé de s’intensifier ces dernières années. Le Venezuela a expulsé plusieurs diplomates américains, accusés de manœuvres d’ingérence, tandis que les États-Unis ont rétabli des sanctions économiques visant notamment l’entreprise pétrolière PDVSA. Les canaux diplomatiques, déjà fragiles, semblent aujourd’hui totalement rompus.

Cette escalade illustre la persistance d’une logique de confrontation entre les États-Unis et un régime perçu comme hostile à leurs intérêts. Trump revendique une posture de fermeté, fidèle à sa vision d’une Amérique « rétablie dans sa puissance », tandis que Maduro transforme chaque attaque en symbole de résistance nationale.

Le président américain Donald Trump a indiqué mercredi avoir autorisé des actions clandestines de la CIA contre le Venezuela et envisager des frappes sur le territoire vénézuélien, déclenchant la colère de Caracas qui s’est insurgé contre “les coups d’Etats fomentés” par la principale agence américaine de renseignement extérieur.

Donald Trump a refusé de commenter en détail des informations du New York Times selon lesquelles il aurait secrètement autorisé la CIA à mener une action clandestine au Venezuela contre le président Nicolas Maduro.

“Mais j’ai donné une autorisation pour deux raisons vraiment”, a-t-il dit avant d’énumérer des arguments contre M. Maduro qu’il accuse de diriger un régime “narco-terroriste” et de libérer des prisonniers pour les envoyer aux Etats-Unis.

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait donné à la CIA l’autorisation de “neutraliser” le dirigeant vénézuélien, Donald Trump a répondu: “C’est une question ridicule qu’on me pose là. Enfin, ce n’est pas vraiment une question ridicule, mais ne serait-ce pas ridicule de ma part d’y répondre?”, a-t-il observé.

L’administration Trump a récemment frappé en mer au moins cinq embarcations présentées comme celles de narcotrafiquants dans les eaux internationales, pour un bilan d’au moins 27 morts, après avoir déployé en août huit navires de guerre et un sous-marin à propulsion nucléaire au large des côtes du Venezuela, dans le cadre d’une opération présentée comme visant le trafic de drogue.

Mercredi, la police de Trinité-et-Tobago a indiqué à l’AFP enquêter sur la possibilité que deux ressortissants trinidadiens figurent parmi les six personnes tuées lors de la dernière frappe américaine annoncée mardi par Donald Trump. Les autorités ont été alertées par des habitants du village de pêcheurs de Las Cuevas (nord de l’île de Trinité) de la présence présumée de deux Trinidadiens sur l’embarcation.

De son côté, le président Trump, répondant à une question d’un journaliste sur la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela, a confié: “Je ne veux pas vous en dire plus, mais nous regardons du côté du sol à présent, car nous contrôlons très bien la mer”.

Washington accuse le président vénézuélien et son gouvernement d’être à la tête d’une vaste organisation de trafic de drogue vers les Etats-Unis, ce que Caracas dément vigoureusement. Le Venezuela a lancé des exercices militaires et la mobilisation de réservistes en réponse au déploiement américain.

“Non à la guerre dans les Caraïbes” a lancé Nicolas Maduro dans un discours mercredi. “Non au changement de régime qui nous rappelle tant les guerres éternelles ratées d’Afghanistan, d’Iran, d’Irak (…). Non aux coups d’Etat fomentés par la CIA”, a-t-il poursuivi.

Des coups “qui nous rappellent les 30.000 disparus causés par la CIA lors des coups d’Etat en Argentine. Le coup d’Etat de Pinochet et les 5.000 jeunes assassinés et disparus. Jusqu’à quand les coups d’Etat de la CIA? L’Amérique latine ne les veut pas, n’en a pas besoin et les rejette”, a-t-il encore accusé devant le Conseil national pour la souveraineté et la paix, organe créé en septembre spécialement pour cette crise.

Les Etats-Unis “admettent publiquement avoir autorisé des opérations visant à agir contre la paix et la stabilité du Venezuela. Cette affirmation sans précédent constitue une violation grave du droit international”, a réagi en soirée le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

“Nous observons avec une extrême inquiétude l’utilisation de la CIA, ainsi que les déploiements militaires annoncés dans les Caraïbes, qui configurent une politique d’agression, de menace et de harcèlement contre le Venezuela”, précise le texte.

Le président Maduro avait auparavant dans la journée poursuivi un programme de manœuvres militaires à travers le pays, ordonnant notamment un déploiement à la frontière avec la Colombie, dans les Etats de Tachira, Apure et Amazonas.

C’est justement par cette zone très poreuse que transite une partie de la cocaïne colombienne, premier producteur mondial. Elle fait partie des cibles possibles évoquées par des sources proches de la Maison Blanche.

Pour Nicolas Maduro, Washington utilise le trafic de drogue comme prétexte “pour imposer un changement de régime” et s’emparer des importantes réserves de pétrole du pays.

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