Crise au Mali :Une réponse ferme a été demandée par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf

Dakar,10 NOVEMBRE 2025(JVFE)-Une réponse ferme a été demandée par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. La solidarité avec le gouvernement et le peuple maliens a été réaffirmée et un soutien continu à la paix, à la sécurité et au développement au Sahel a été annoncé. Le rôle de l’Union africaine a été mis en avant comme élément clé pour coordonner l’aide régionale

Une vive inquiétude a été exprimée face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire au Mali. Des informations font état de blocus imposés par des groupes terroristes, d’interruptions d’approvisionnement et d’une aggravation marquée des conditions humanitaires. La population civile est particulièrement touchée et la stabilité régionale est fragilisée.

S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf exprime sa profonde préoccupation face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Mali, où des groupes terroristes ont imposé un blocus, interrompu l’accès aux biens essentiels et aggravé de manière dramatique la crise humanitaire pour les populations civiles.

Le Président de la Commission condamne fermement les attaques ciblant des civils innocents, qui ont entraîné des pertes humaines inacceptables et amplifié l’instabilité dans les zones affectées. Il réaffirme sa solidarité avec le Gouvernement et le peuple maliens ainsi qu’avec les familles des victimes, et réitère l’engagement constant de l’Union africaine en faveur de la paix, de la sécurité et du développement dans le Sahel.

Le Président de la Commission condamne également les enlèvements récemment survenus, notamment celui de trois ressortissants égyptiens, et appelle à leur libération immédiate et inconditionnelle. Il rappelle que de telles pratiques constituent de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire.

Le Président de la Commission exhorte à une réponse internationale forte, coordonnée et cohérente pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Sahel. Il appelle à un renforcement de la coopération, du partage de renseignements et du soutien technique et financier aux États confrontés à ces menaces, conformément au communiqué de la 1304ᵉ réunion ministérielle du 30 septembre 2025.

Enfin, le Président de la Commission réaffirme la pleine disponibilité de l’Union africaine à accompagner le Mali, ainsi que l’ensemble des pays du Sahel, dans cette phase particulièrement délicate, en apportant l’appui nécessaire à leurs efforts en faveur de la paix et de la stabilité.

Une recrudescence des attaques a été signalée dans plusieurs régions du Mali. Des militants liés à l’EI (Daech) et à d’autres groupes extrémistes ont intensifié leurs opérations, ce qui a provoqué des déplacements, des pertes humaines et des perturbations économiques. La fermeture d’écoles et d’universités a été décidée dans plusieurs localités, entraînant une rupture grave de l’accès à l’éducation.

Un accroissement des besoins humanitaires a été constaté dans les zones affectées. Les approvisionnements alimentaires et médicaux ont été interrompus en raison de blocus et de l’insécurité. Les conditions sanitaires se sont détériorées, et des populations vulnérables ont été exposées à des risques accrus sans accès suffisant aux services essentiels.

Des attaques meurtrières ont été condamnées, de même que des enlèvements récents, y compris celui de trois ressortissants égyptiens. Ces actes ont été qualifiés de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Une demande de libération immédiate et sans condition a été formulée par des acteurs régionaux et internationaux.

Une réponse internationale forte, coordonnée et cohérente a été réclamée pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Sahel. Une coopération renforcée et un partage accru de renseignements ont été préconisés. Un soutien durable aux États touchés a été présenté comme indispensable pour restaurer la sécurité et permettre la reprise des services publics.

Des pays comme les États‑Unis, le Royaume‑Uni et la France ont conseillé à leurs ressortissants de quitter le Mali et ont déconseillé tout voyage. Ces mesures ont été motivées par l’augmentation des risques sécuritaires et par la préoccupation pour la sécurité des citoyens étrangers. Des conséquences diplomatiques et économiques en ont découlé pour le pays.

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