DAKAR, 26 NOVEMBRE 2025(JVFE)-Des informations selon lesquelles l’ancien ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, serait totalement libre circulent sur les réseaux sociaux.
Selon nos sources , cette information est fausse. L’affaire concernant l’ancien garde des Sceaux est toujours en cours d’instruction et en voie de règlement définitif.
Le 20 mai 2025, la Haute Cour de Justice (HCJ) a ordonné le placement sous bracelet électronique d’Ismaïla Madior Fall, assorti d’une assignation à domicile à Dakar.
L’ancien ministre de la Justice est poursuivi pour corruption et détournement présumé de deniers publics, dans le cadre de l’attribution d’un marché public pour la construction d’un centre de surveillance électronique au tribunal de Pikine‑Guédiawaye. Selon l’accusation, un promoteur immobilier aurait versé 50 millions de francs CFA sur les 250 millions demandés pour obtenir ce marché.
Lors de sa première audition,Ismaila Madior Fall a reconnu avoir reçu cette somme, mais a affirmé l’avoir « restituée diplomatiquement », qualifiant la transaction de dation en paiement pour le projet du centre. Cette version est toutefois contestée par les enquêteurs.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de révision des marchés publics et des attributions foncières, notamment la construction du futur palais de justice de Pikine‑Guédiawaye.
Des irrégularités graves dans l’attribution des contrats et des terrains sont également suspectées.
Une étape clé du dossier a été la confrontation judiciaire le 21 juillet 2025 entre Ismaïla Madior Fall et le promoteur immobilier plaignant, Cheikh Guèye. Ce dernier a nié toute fraude, évoquant un « prêt personnel », tandis que Ismaïla Madior Fall maintient qu’il s’agissait d’une donation restituée.
Les mesures restrictives restent donc en vigueur, et le dossier constitue un test majeur pour la lutte contre l’impunité et la mauvaise gestion des marchés publics au Sénégal

