De 8 011 en 2019 à 16 951 en 2025 : comment la libéralisation de la législation sur les armes à feu et l’émergence de tireurs d’élite ont fait de l’Inde une puissance mondiale en matière de tir

DAKAR, 03 janvier 2026(JVFE)L’Inde est une puissance mondiale militaire et de tir, se classant parmi les 4 premières puissances militaires mondiales selon Global Firepower (GFP) en 2025, possédant des capacités nucléaires (missiles Agni-V) et une industrie de défense en pleine expansion avec des exportations croissantes (missiles BrahMos, lance-roquettes Pinaka), affirmant ainsi sa souveraineté et sa capacité de projection de puissance, notamment dans la sphère indo-pacifique. 

Capacités militaires et stratégiques 

  • Armée massive et moderne : 4e puissance militaire mondiale (GFP 2025), avec une modernisation axée sur l’indo-pacifique.
  • Puissance nucléaire : 7e puissance nucléaire, avec des missiles intercontinentaux comme l’Agni-V.
  • Force spatiale : 4e pays capable de détruire un satellite en orbite (2019), devenant une puissance spatiale majeure. 

Industrie de défense et exportations

  • « Make in India » : Lancement d’une politique d’autosuffisance et de production locale, favorisant les entreprises indiennes.
  • Exportation d’armes : Objectif de tripler les exportations d’ici 2029, avec des succès comme la vente de missiles BrahMos aux Philippines.
  • Succès indigènes : Développement d’armes comme le lance-roquettes multiple Pinaka, suscitant l’intérêt de pays comme la France et l’Arménie. 

Projection de puissance

  • Modernisation navale : Mise en service du porte-avions indigène INS Vikrant, renforçant sa capacité à projeter sa puissance en mer.
  • Client majeur d’armement : Premier client mondial du Rafale (France), montrant sa capacité d’acquisition stratégique. 

En résumé, l’Inde se positionne comme une puissance militaire majeure, renforçant ses capacités de tir et d’armement grâce à l’indigénisation et à des investissements stratégiques, tout en consolidant sa présence sur la scène mondiale. 

Le tournant décisif pour le tir en Inde, comparable à celui de 1991 – année de la libéralisation de l’économie du pays – est survenu en 2012, avec des changements profonds dans la réglementation des permis d’importation. C’est à ce moment-là que le véritable potentiel a été libéré grâce à une simple modification de la loi.

Aditi Rajeshwari est née et a grandi à Ankleshwar, un charmant centre chimique du Gujarat, une ville bien loin du tumulte et de la pression du sport professionnel. Avant même d’atteindre l’adolescence, Aditi faisait une demi-heure de route jusqu’à Bharuch — une autre petite ville plus connue pour son khari sing croquant (cacahuètes grillées et salées) que pour ses plombs et ses fusils — pour apprendre à tirer.

Aujourd’hui âgé de 15 ans, ce tireur à la carabine a été admis à l’unité de tir de précision de l’armée à Mhow, dans le Madhya Pradesh, l’une des meilleures écoles de formation d’Inde.

À ses côtés se trouve son frère aîné, Agam Aditya, l’un des meilleurs tireurs du Gujarat de ces dernières années. Le parcours de ces deux frères et sœurs – qui jouaient aux échecs avant de se tourner vers le tir – d’une ville dépourvue de toute culture sportive à une position de premier plan, n’est pas le fruit du hasard. Il témoigne de la large diffusion du tir, de sa popularité croissante, de ses médailles régulières au niveau mondial et de sa profonde implantation dans des régions où ce sport est encore méconnu du grand public.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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