Conflit au Moyen-Orient :Trump exige une « capitulation sans condition » de l’Iran

DAKAR,07 MARS 2026(JVFE)-Au septième jour de la guerre contre l’Iran, le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’il n’y aurait « pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! ».

Une vidéo montre un groupe de pasteurs priant pour le président Donald Trump dans le bureau ovale.

Dans une publication sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé qu’il n’y aurait « aucun accord avec l’Iran en dehors d’une capitulation sans conditions ». Cette position maximaliste intervient alors que des efforts de médiation internationale avaient été évoqués par le président iranien Massoud Pezeshkian. 

  • Objectif de guerre : Trump a précisé que la reddition devait être suivie du choix de nouveaux dirigeants « acceptables » pour les États-Unis et leurs alliés.
  • Domination militaire : L’administration américaine affirme avoir désormais un contrôle total du ciel iranien.
  • Avenir économique : Le président a promis qu’après la capitulation, les États-Unis travailleraient à rendre l’économie iranienne « plus grande, meilleure et plus forte que jamais »

État du Conflit au 7 mars 2026 

Le conflit, déclenché fin février 2026 par des frappes israélo-américaines massives, a pris une dimension régionale critique :

  • Frappes aériennes : Des raids intensifs se poursuivent sur Téhéran et d’autres villes iraniennes, visant notamment des infrastructures militaires et stratégiques.
  • Blocage maritime : La tension a provoqué le blocage du détroit d’Ormuz, entraînant une flambée immédiate des prix mondiaux du pétrole.
  • Impact humanitaire : Des milliers de civils fuient les zones de combat, notamment vers l’Arménie, alors que des enquêtes pointent la responsabilité possible des forces américaines dans des frappes ayant causé de lourdes pertes civiles. 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti que la situation pourrait devenir incontrôlable sans négociations diplomatiques urgentes, tandis que le Pentagone prévoit des opérations militaires pour encore quatre à six semaines.

Donald Trump a exigé vendredi la « capitulation » de l’Iran, toujours sous le feu des bombes américaines et israéliennes, tandis que les cours du pétrole ont flambé de 30 % après une semaine d’un conflit régional sans précédent.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a cependant dit ensuite que les objectifs de la guerre n’avaient pas changé.

Les déclarations du dirigeant républicain ont fait s’envoler les cours du pétrole vendredi, qui ont augmenté de près de 30 % cette semaine, atteignant des niveaux plus vus depuis 2023, le conflit au Moyen-Orient paralysant une grande partie des flux d’hydrocarbures en provenance du Golfe. La capitale iranienne a de nouveau été secouée par de puissantes explosions en début de soirée, et de larges colonnes de fumée noire s’élevaient au-dessus des immeubles, selon les journalistes de l’AFP sur place.

Les bombardements se sont enchaînés sans relâche, l’armée israélienne annonçant avoir frappé « 400 cibles » à travers l’Iran dans la journée. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a lui dit avoir frappé plus de « 3000 » cibles depuis le déclenchement des opérations samedi dernier.

« Nous sommes en train de broyer le régime terroriste iranien », a affirmé vendredi soir le chef d’état-major de l’armée israélienne.

Téhéran se vide

A Téhéran, pour le premier vendredi-jour de prière-depuis la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, des foules d’hommes et femmes en noir se sont rassemblées, brandissant drapeaux iraniens ou portraits du défunt guide suprême.

« La ville s’est vidée », assure Robert, 60 ans, un homme d’affaires de Téhéran interrogé par l’AFP alors qu’il franchissait la frontière entre Iran et Arménie.  

Selon les autorités iraniennes, environ un millier de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, dont 30 % sont des enfants, a dit le porte-parole du gouvernement vendredi. L’AFP ne peut pas vérifier ces affirmations.

L’Iran continue à riposter en ciblant Israël, où dix personnes au total ont été tuées selon les secours. Dans le viseur également, ses voisins du Golfe. Téhéran assure ne s’en prendre qu’à des bases et intérêts américains.  

Treize personnes dont sept civils sont mortes au total dans la région, habituellement paisible. Vendredi encore, des missiles et drones ont visé le Koweït et Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Qatar.  

L’armée iranienne a aussi affirmé avoir touché un pétrolier américain dans le Golfe, « en feu ».

Neuf navires commerciaux uniquement, dont certains camouflant par moments leur position, ont été détectés traversant le détroit d’Ormuz, voie stratégique, depuis lundi, selon les données du site MarineTraffic analysées par l’AFP.

En Irak, une installation pétrolière du sud du pays a été visée pour la deuxième fois vendredi par une attaque de drones, a déclaré une source sécuritaire irakienne. L’aéroport de Bagdad, qui abrite une base militaire et une installation diplomatique américaine, a également été touché.

Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël pour « venger » la mort d’Ali Khamenei, le bilan des bombardements massifs israéliens lancés en riposte ne cesse de s’alourdir : au moins neuf morts vendredi soir dans des frappes dans l’est, portant le bilan total depuis lundi à 226 tués et quelque 800 blessés selon les autorités.

Une carte du Liban montrant les zones bombardées par Israël depuis le 2 mars 2026, ainsi que la zone d’ordre d’évacuation ordonnée par Israël

Quelque 300 000 personnes ont dû fuir les frappes israéliennes à travers le pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, souvent sans savoir où aller.

Réfugiée comme d’autres habitants démunis sur la promenade de bord de mer de Beyrouth, Oum Ali, bébé dans les bras, est furieuse. « Pour ceux qui ont des enfants, comment on est censé faire, en restant assis au soleil ? Qu’on nous donne au moins une tente ».

Le Hezbollah continue aussi de tirer des roquettes sur Israël, 70 vendredi selon l’armée israélienne qui a, elle, dit avoir visé « 500 cibles » au Liban depuis lundi et tué « 70 terroristes » du mouvement chiite libanais.  

Dans le sud du Liban, une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été prise pour cible, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d’État et l’armée ghanéenne, le président français Emmanuel Macron parlant d’une « attaque inacceptable ».  

La situation provoquée par « toutes les attaques illégales » au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le chef l’ONU, Antonio Guterres.

Le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé en faveur d’un cessez-le-feu « immédiat » en Iran au cours d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien, Masoud Pezeshkian, selon le Kremlin.

Enquête sur la frappe d’une école

Cette photo, obtenue auprès de l’agence de presse iranienne ISNA, montre le site d’une frappe contre une école de filles à Minab, dans la province d’Hormozgan, au sud de l’Iran, le 28 février 2026.

La guerre qui a embrasé le Moyen-Orient inquiète d’autant plus chancelleries et opérateurs économiques que la question de sa durée est désormais ouvertement posée.

Un envoi de troupes au sol en Iran représenterait une « perte de temps », a affirmé Donald Trump. Son ministre de la Défense Pete Hegseth a exclu une issue rapide : « nous ne sommes qu’au début des combats ».

Le conflit s’étend aussi au Kurdistan irakien, où sont basés des groupes kurdes iraniens en exil, visé par des missiles et drones, ainsi qu’en Azerbaïdjan.

Les questions se multiplient, par ailleurs, au sujet d’une frappe qui, selon les autorités iraniennes, a visé une école à Minab (sud de l’Iran) au premier jour du conflit, tuant selon elles 150 personnes.  

Une enquête du New York Times, basée notamment sur des images satellite, suggère que les États-Unis pourraient effectivement en être responsables. Ils auraient voulu cibler une base navale voisine.

Des centaines de personnes se sont rassemblées à Téhéran, la capitale iranienne, pour la prière du vendredi et pour manifester contre les attaques menées contre le pays par les États-Unis et Israël, ainsi que contre l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

Des manifestants ont également protesté dans les rues de la capitale pakistanaise et de celle du Yémen, ainsi qu’à Colombo, la capitale du Sri Lanka.

  • Des mouvements de protestation ont également été signalés dans la capitale, dans un contexte de crise économique persistante. 

Ces événements s’inscrivent dans une escalade de la violence au Moyen-Orient, impliquant des frappes et des réponses militaires de la part de l’Iran et de ses alliés

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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