Iftar de Zanzibar : musulmans et non-musulmans se rassemblent pour rompre le jeûne au coucher du soleil pendant le Ramadan

DAKAR,08 MARS 2026(JVFE)-Chaque année, le stade Amani à Zanzibar accueille l'un des plus grands iftars communautaires, rassemblant des milliers de personnes, musulmanes et non-musulmanes, pour rompre le jeûne. 
Cet événement majeur symbolise le partage, l'unité et l'hospitalité de l'île, soulignant la richesse de la culture swahilie pendant le Ramadan. 
Zanzibar est un archipel semi-autonome de Tanzanie dans l'océan Indien, célèbre pour ses plages de sable blanc, ses eaux turquoise, ses plantations d'épices (girofle, cannelle) et son histoire riche. Composé principalement des îles d'Unguja (souvent appelée Zanzibar) et Pemba, il offre une culture swahilie unique avec des influences arabes, perses et coloniales, notamment à Stone Town, son centre historique classé à l'UNESCO.
En 1890, Zanzibar devient ensuite un protectorat britannique jusqu'en 1963, date de l'acquisition de son indépendance. Depuis 1963, Zanzibar s'est uni au Tanganyka, créant ainsi la Tanzanie (contraction de Tanganyka et Zanzibar).
  • Lieu : Stade Amani, Zanzibar.
  • Signification : Célébration communautaire, fraternité et inclusivité, ouverte à tous.
  • Traditions : Rupture du jeûne au coucher du soleil, partage de repas traditionnels. 

Cet iftar géant témoigne de la cohésion sociale à Zanzibar, où l’Iftar est reconnu comme un moment de partage, de spiritualité et de générosité. 

Avec le Ramadan et le Carême qui se chevauchent, l’harmonie interconfessionnelle s’est renforcée en Tanzanie, pays comptant près de 38,5 millions de chrétiens et plus de 24 millions de musulmans.

“Pendant le Ramadan, nous rompons nos jeûnes ensemble”, explique Joseph Komba, un enseignant catholique.

“C’est un signe d’amour et de respect. Nous pouvons avoir des croyances différentes, mais nous comprenons tous le sacrifice et la gratitude”.

« Le Ramadan est une période de don et de partage », explique Sheikh Abdulrahman Kombo, imam dans le quartier de Kinondoni. « Beaucoup de gens font des dons de nourriture ou d’argent, et personne ne doit avoir faim pendant ce mois sacré.

« Les réseaux sociaux ont changé notre manière de faire de la charité », explique Ahmed Sefu, un entrepreneur numérique qui a lancé une campagne en ligne pour financer des repas de Ramadan. « Nous récoltons de l’argent via WhatsApp et la banque mobile, puis nous distribuons des packs alimentaires aux orphelinats et aux familles à faible revenu. »

Malgré l’atmosphère joyeuse, de nombreuses familles – tant musulmanes que chrétiennes – ressentent les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires. Le coût du riz, du sucre et même des aliments de base a augmenté, obligeant à adapter les repas traditionnels.

la Rédaction© JVFE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *