Municipales à Paris : la campagne se cristallise autour d’un affrontement frontal entre Rachida Dati (LR) et Emmanuel Grégoire (PS, tête de liste de l’union de la gauche). 

DAKAR,13 MARS 2026(JVFE)-À trois jours du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris (prévu le 15 mars), la campagne se cristallise autour d’un affrontement frontal entre Rachida Dati (LR) et Emmanuel Grégoire (PS, tête de liste de l’union de la gauche). 

Lors de ses derniers meetings, notamment à l’Élysée-Montmartre, l’ancienne ministre de la Culture a intensifié ses attaques contre la gauche sortante .

Parmi les personnalités présentes dans la salle, le président du Sénat, Gérard Larcher, l’ex-premier ministre, Michel Barnier, ainsi que plusieurs membres du gouvernement tels le ministre Renaissance Benjamin Haddad, rallié à Mme Dati en dépit du choix de son parti de soutenir Pierre-Yves Bournazel, Annie Genevard ou Naïma Moutchou, ainsi que des personnalités de droite comme Xavier Bertrand et le sénateur UDI Hervé Marseille.

Elle accuse la liste d’Emmanuel Grégoire d’intégrer des « éléments radicaux » et d’être sous l’influence d’une extrême gauche qu’elle qualifie d’antisémite et raciste.

Elle exhorte les électeurs au « vote utile » dès le premier tour pour imposer une alternance face à l’équipe actuelle, qu’elle juge responsable d’un déclin de la capitale. 

La riposte d’Emmanuel Grégoire contre « l’alliance des droites » 

« Paris résistera ! », affirme Emmanuel Grégoire

Créditée de 26,5 % à 29 % des voix selon trois derniers sondages au premier tour, derrière Emmanuel Grégoire, l’ex-ministre de la culture, qui a quitté le gouvernement il y a deux semaines, dépend pour espérer l’emporter de tractations dans l’entre-deux tours.

De son côté, le candidat de la « Gauche unie » (regroupant PS, Communistes et Écologistes, mais sans LFI) a mobilisé ses partisans au Cirque d’Hiver .

« L’alliance de la droite et de l’extrême droite veut faire tomber Paris, parce qu’elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera ! », a lancé Emmanuel Grégoire devant 3 000 militants rassemblés au Cirque d’Hiver, dans une ambiance survoltée.

 Il dénonce une « alliance de la droite et de l’extrême droite » entre Rachida Dati et Sarah Knafo (Reconquête), affirmant que cette union vise à faire de Paris un tremplin pour l’élection présidentielle de 2027.

Il appelle à protéger les acquis de la municipalité sortante (logement social, encadrement des loyers, pistes cyclables) qu’il estime menacés par le programme de son adversaire. 

Les dernières enquêtes d’opinion (Ipsos, Elabe) placent Emmanuel Grégoire en tête des intentions de vote au premier tour avec environ 33 %, devant Rachida Dati.

 La campagne est également marquée par des plaintes croisées pour diffamation et des polémiques sur le temps de parole médiatique de Rachida Dati.

Prise en étau entre ses concurrents de centre droit, Pierre-Yves Bournazel, et d’extrême droite, Sarah Knafo, Rachida Dati ne cesse d’appeler au « vote utile ». La maire du 7e arrondissement, battue en 2020 par Anne Hidalgo, estime qu’il ne serait « pas possible » de s’allier avec l’eurodéputée Reconquête, en progression dans les sondages, car cela lui ferait perdre trop de voix au centre droit. Elle met en revanche la pression sur le candidat Horizons et Renaissance, l’accusant d’empêcher l’alternance s’il se maintient.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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