
DAKAR,17 MARS 2026(JVFE)-Téhéran et Beyrouth sont sous d’intenses frappes mardi, tout comme l’Irak, le Golfe et le Liban, au 18e jour d’une guerre déclenchée par Israël et les États-Unis dans laquelle Donald Trump peine à obtenir l’aide militaire de ses alliés.
L’armée israélienne a annoncé mardi à l’aube être en train de bombarder Téhéran et des positions du Hezbollah à Beyrouth, au 18e jour de guerre au Moyen-Orient.
Cette opération s’inscrit dans une escalade majeure du conflit au Moyen-Orient marquée par des bombardements simultanés sur plusieurs capitales de la région.
Faits marquants de la journée (17 mars 2026)
Outre Ali Larijani, Israël affirme avoir tué le général Gholamréza Soleimani, commandant du Bassidj (milice paramilitaire iranienne), lors de la même offensive à Téhéran.
De fortes explosions ont secoué le centre de la capitale iranienne tôt ce matin, touchant potentiellement des infrastructures de sécurité.
L’aviation israélienne a visé au moins trois quartiers de la capitale libanaise (dont Kafaat), ciblant des positions du Hezbollah.
Cette offensive intervient dans un climat d’instabilité en Iran, suite au décès annoncé du Guide suprême Ali Khamenei le 28 février dernier.
Des explosions et des interceptions de missiles ont également été signalées à Dubaï, au Qatar et à Bagdad, illustrant une propagation des hostilités à l’ensemble du Golfe.
En réponse à cette situation, le président français Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense. Les autorités iraniennes n’ont pas encore officiellement confirmé la mort de leurs dirigeants à cette heure.
Israël a « lancé une vague de frappes à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran », a-t-elle écrit sur Telegram, ajoutant avoir également « lancé une nouvelle vague de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth ».
Des habitants de Téhéran ont passé une nuit éprouvante, marquée par de fortes pluies, des coups de tonnerre et des éclairs zébrant le ciel nocturne, sur fond d’intenses bombardements.Une frappe israélienne a tué mardi un militaire libanais et blessé quatre autres dans le sud du Liban, a annoncé l’armée, restée à l’écart de la guerre entre le Hezbollah et Israël.
Dans un communiqué, l’armée a déclaré qu’« à la suite d’un raid hostile israélien » sur la région de Nabatiyé, cinq soldats ont été blessés, dont un a succombé par la suite.
Les soldats circulaient en voiture et en moto lorsqu’ils ont été visés. Un responsable de l’armée a indiqué à l’AFP qu’ils venaient de terminer leur service.
Alors que l’armée libanaise tente de rester à l’écart de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis le 2 mars, trois soldats ont été tués par des bombardements israéliens le 7 mars lors d’une opération commando israélienne dans l’est du Liban.
Ali Larijani, chef de l’appareil sécuritaire iranien, a passé des années dans l’ombre du pouvoir iranien avant d’être propulsé comme l’une des figures de proue du pays à l’occasion de la guerre contre Israël et les États-Unis.
Israël a affirmé mardi avoir éliminé celui qui avait défié vendredi les bombardements israélo-américains en participant à une manifestation en pleine rue de Téhéran.
Depuis l’élimination du guide suprême Ali Khamenei, il était « le dirigeant de facto du régime iranien, surtout depuis deux semaines, mais même avant cela, il était considéré comme celui qui prenait les décisions et tirait les ficelles », a commenté mardi un responsable militaire israélien, sous couvert d’anonymat.
C’est Larijani qui « a orienté les attaques vers la région » et a ordonné des frappes contre Israël et les pays du Golfe, a affirmé ce même responsable.
La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Émirats arabes unis, a été visée mardi par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, sans faire de blessés, selon les autorités locales.
L’installation, sur le golfe d’Oman, au-delà du détroit d’Ormuz, avait déjà été touchée la veille par une attaque de drone, poussant la compagnie nationale pétrolière Adnoc a suspendre ses chargements de brut sur le site, a dit lundi une source proche à l’AFP.
Un ressortissant pakistanais a été tué mardi par la chute de débris d’un missile balistique intercepté à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis.
Dans l’émirat voisin de Dubaï, un journaliste de l’AFP a entendu trois explosions après qu’une alerte sur les téléphones mobiles a averti la population d’une possible attaque de missile.
Au Qatar, les autorités ont dit avoir intercepté une attaque de missile.
Les prix du carburant grimpent encore
Les prix des carburants ont poursuivi leur ascension ces derniers jours, malgré des promesses de baisse de distributeurs. Selon une moyenne calculée mardi par l’AFP sur quelque 9 500 stations-service, le gazole reste au-dessus de deux euros le litre (à 2,07 le litre, soit +1% comparé à lundi). Son prix a bondi de plus de 20% (35 centimes le litre) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.
De son côté le SP95-E10, l’essence la plus consommée par les Français, est à 1,91 euro le litre en moyenne, sur quelque 7 500 stations. Soit une hausse de 1% depuis lundi et de 11%, soit 19 centimes au litre, depuis le début du conflit. Le SP98 frôle quant à lui les deux euros au litre, à 1,99 euro, en hausse de 0,5% depuis lundi et de 9% (16 centimes) depuis début mars.
Les cours du pétrole s’envolaient de 5 % en Asie, plombés par les inquiétudes des marchés, face à un conflit qui dégrade les installations énergétiques du Golfe et empêche les navires de franchir le stratégique détroit d’Ormuz.
Les marchés mondiaux digèrent mardi une remontée des prix du pétrole à l’entame du grand bal des banques centrales qui doivent faire face au spectre de l’inflation liée à la guerre au Moyen-Orient.
Vers 4 h 15 (heure de l’Est), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, grimpait de 3,28 % à 103,50 dollars. Son équivalent américain, le WTI, gagnait 3,81 % à 97,06 dollars.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

