Bénin – Présidentielle 2026 : le dauphin désigné du président Patrice Talon, Romuald Wadagni dévoile son projet de société

DAKAR,20 MARS 2026(JVFE)-À une semaine du lancement officiel de la campagne présidentielle, Romuald Wadagni, 49 ans, candidat de la majorité au pouvoir et dauphin désigné du président Patrice Talon, a dévoilé samedi à Cotonou son projet de société.

Devant un parterre de personnalités et de militants acquis à sa cause, il a promis : réduire la pauvreté, impulser le développement des six départements du pays, ouvrir des perspectives à la jeunesse, et garantir la démocratie ainsi que les libertés individuelles.

Pour rappel , le Bénin traversait un cycle électoral majeur marqué par une hégémonie de la mouvance présidentielle et des réformes législatives strictes.

Le pays se prépare actuellement pour l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026

Le président Patrice Talon qui arrivera au terme de son second mandat en avril prochain avait réitéré qu’il ne briguerait pas de troisième mandat.

Après de 10 ans de présidence se posait la question de sa succession ou dauphin.

Le président Patrice Talon avait ,aussi , fermement réitéré sa décision de respecter la Constitution, en ne briguant pas un troisième mandat.

La question de sa succession restait en suspend. Interrogé à ce sujet lors  de sa rencontre avec la jeunesse béninoise le 28 juillet dernier, le chef de l’Etat avait donné sa position.

Le scrutin s’annonçait ouvert pour les 13 formations politiques régulièrement enregistrées par la commission électorale nationale autonome…

Bien que les conditions de participation à la course à la magistrature suprême aient été durcies suite à la modification du code électoral, entérinée en mars 2024 par l’Assemblée nationale béninoise. L’enregistrement des déclarations des candidatures etait fixé du 10 au 14 octobre d’après le calendrier électoral.

La course à la succession de Patrice Talon pour la présidentielle d’avril 2026 s’articule autour de Romuald Wadagni, ministre des Finances investi candidat de la majorité présidentielle, associé à Mariam Chabi Talata. Il est le dauphin désigné par le camp Talon. 

Le Palais des Congrès de Cotonou et ses abords affichaient les couleurs bleu et blanc, couleurs du candidat

On y voyait les portraits de Romuald Wadagni et de sa colistière Mariam Talata à l’appui.

Sur scène, Romuald Wadagni se présente debout, sans notes ni prompteur, dans un exercice solitaire et maîtrisé, quelque part entre une conférence et un meeting politique.

Il ouvre sur le bilan économique de la décennie Talon : malgré les crises, le Bénin a maintenu un taux de croissance supérieur à 7 %. Un socle solide, selon lui, pour désormais redistribuer les fruits de cette richesse.

Son premier défi affiché : la lutte contre l’extrême pauvreté. Sa proposition phare pour y répondre : il va diviser le territoire en six pôles de développement, axés sur l’agriculture, l’industrie, l’innovation et le tourisme, avec un suivi régulier à chaque conseil des ministres.

Lorsqu’il aborde la jeunesse, les jeunes militants applaudissent. Mais c’est une autre annonce qui emballe toute la salle : plus question de laisser mourir un patient faute de soins immédiats. Romuald Wadagni veut que chaque malade soit pris en charge à son arrivée, sans attendre les formalités et le paiement des frais de prise en charge. « On soigne d’abord, on discute après. Chaque seconde compte. »

Sur la gouvernance, il affirme son engagement à respecter les institutions et à garantir les libertés individuelles : « Nous sommes dans une phase de stabilisation. Ce que nous avons mal fait, ensemble dans le dialogue, nous allons le rectifier. »

Le 12 avril prochain, jour du scrutin, Romuald Wadagni et sa colistière Mariam Talata n’affronteront qu’un seul duo adverse : celui des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), formation d’opposition modérée.

Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, sera quant à lui absent de la compétition, son candidat ayant été écarté par la Commission électorale nationale autonome (Cena).

Le double scrutin du 11 janvier a confirmé la domination des partisans du président sortant Patrice Talon, qui ne se représente pas. 

Seuls deux partis, tous deux issus de la mouvance présidentielle, ont franchi le nouveau seuil électoral de 20 % requis pour siéger à l’Assemblée nationale : 

  • Union Progressiste le Renouveau (UPR) : 60 sièges (41,15 % des voix).
    • Bloc Républicain (BR) : 49 sièges (36,64 % des voix).

Bien qu’ayant recueilli environ 16 % des suffrages, le principal parti d’opposition, Les Démocrates (LD), n’a obtenu aucun siège faute d’avoir atteint le seuil de 20 % dans chacune des 24 circonscriptions. 

Le taux de participation s’est élevé à 36,73 %, un chiffre en légère baisse par rapport aux législatives de 2023. 

La course à la succession de Patrice Talon se résume à un duel entre deux candidats officiellement retenus par la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) : 

  1. Romuald Wadagni : Ministre de l’Économie et des Finances, il est le dauphin désigné et le candidat de la coalition au pouvoir (UPR et BR). Il est considéré comme le grand favori.
  2. Paul Hounkpè : Leader du parti FCBE (Forces Cauris pour un Bénin Émergent), il est présenté comme un opposant « modéré ». 

L’opposition radicale, notamment le parti Les Démocrates de l’ex-président Boni Yayi, est exclue de la course suite à l’invalidation de son dossier pour défaut de parrainages suffisants (27 parrainages obtenus sur les 28 requis). 

Contexte et Réformes

  • Révision Constitutionnelle : En novembre 2025, une réforme a prolongé les mandats présidentiels et législatifs de cinq à sept ans à compter de 2026 et instauré la création d’un Sénat.
  • Tentative de Coup d’État : Le processus électoral s’est déroulé dans un climat tendu après une tentative de putsch déjouée le 7 décembre 2025, entraînant plusieurs arrestations dans les rangs de l’opposition et de l’armée.

Les forces en présence (selon les dynamiques de 2025-2026) :

  •  Romuald Wadagni (actuel ministre de l’Économie et des Finances) et sa colistière Mariam Chabi Talata, choisis pour la continuité.
  • Opposition : Principalement représentée par le parti Les Démocrates, qui cherche à faire face au bloc présidentiel. 

La liste officielle et définitive des candidats retenus par la CENA n’est généralement publiée que quelques mois avant le scrutin d’avril 2026.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *