DAKAR,07 AVRIL 2026(JVFE)-Le parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé, fin mars 2026, l’inculpation et le placement en détention provisoire de 11 personnes pour des faits présumés de terrorisme.
Le groupe est composé de 7 Maliens, 2 Nigériens, 1 Burkinabé et 1 Guinéen.
Les interpellations ont eu lieu dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan, situées en Haute-Guinée.
Les suspects sont poursuivis pour :
- Complicité de terrorisme.
- Association de malfaiteurs.
- Financement du terrorisme.
L’un des prévenus maliens aurait reconnu avoir participé à une opération de libération d’otages contre rançon et entretenait des liens avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM/JNIM).
Ces individus, dont un membre présumé du GSIM capturé à Kankan, sont accusés d’avoir structuré des réseaux de radicalisation numérique via des plateformes de messagerie comptant des centaines d’affiliés. Déférés pour des chefs d’inculpation graves, tels que l’association de malfaiteurs et le financement du terrorisme, ces suspects font désormais face à la justice de Kaloum. Les autorités exhortent enfin les citoyens à une vigilance renforcée pour préserver la stabilité nationale.

Pour le Procureur Général de la Cour d’appel de Conakry M FALLOU DOUMBOUYA , il ressort des investigations judiciaires, menées, qu’un groupe composé de onze (11) individus dont sept (7) maliens, deux (2) nigériens, un (1) burkinabé et un (1) guinéen ont été interpellés au cours du mois d’avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Dans cette même dynamique, un autre individu malien nommé Fotigui DAOU a été interpellé à Kankan par la Gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de Soutien à I’Islam et aux Musulmans (GSIM). Car les investigations menées sur l’intéressé ont permis de mettre en évidence des liens entre lui et le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne. Lors de son interrogatoire, il a reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, révélant ainsi son implication volontaire dans le financement d’activités à caractère terroriste. Ces enquêtes ont révélé l’existence de plusieurs groupes de messagerie (WhatsApp) affiliés au GSIM, notamment «Charia», «Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ». Ces groupes totalisent 513 membres, dont 38 de nationalité guinéenne. Parmi ces derniers, deux individus : Ibrahima SOW et Cheick Ibrahima SAVANE ont été formellement identifiés, comme membres actifs de ces réseaux de radicalisation en ligne et interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry. A cet effet, tous ces groupes de personnes ont été déférés devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme puis inculpées et placées en détention pour des faits de complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme, conformément aux dispositions du Code pénal, notamment les articles 19, 20 et 574 ainsi que l’article 07 de la loi 1/2021/024/AN du 17 août 2021 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
L’enquête a révélé l’existence de réseaux de radicalisation en ligne via des groupes de messagerie comptant plus de 500 membres, dont une quarantaine de Guinéens.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
