Affaire des 18 supporters sénégalais: la Cour a prononcé le renvoi de l’affaire et aucune nouvelle date précise n’a été communiquée pour la reprise des débats 

DAKAR,13 avril 2026(JVFE)-L’affaire concerne 18 supporters sénégalais (et non 189) arrêtés au Maroc après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en janvier 2026. 

Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme pour des actes de hooliganisme. 

L’affaire que vous mentionnez concerne plus précisément 18 supporters sénégalais (parfois cités au nombre de 19 avec un ressortissant français) arrêtés au Maroc à la suite d’incidents lors de la finale de la CAN 2025 à Rabat, le 18 janvier 2026 .

L’affaire concerne 18 supporters sénégalais (et non 189) arrêtés au Maroc après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en janvier 2026. 

Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme pour des actes de hooliganisme. 

Le 19 février 2026, le Tribunal de première instance de Rabat a condamné ces 18 supporters à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme.

Ils étaient poursuivis pour “hooliganisme”, incluant des violences contre les forces de l’ordre, dégradation de biens et invasion de pelouse.

 Malgré une première procédure jugée close, le parquet et la partie civile marocaine ont interjeté appel. Un procès en appel a débuté le 30 mars 2026.

Le dossier a été marqué par des tensions, notamment l’audition des prévenus sans leurs avocats à un moment donné du processus.  Leur détention fait suite à des incidents survenus lors de la CAN 2025 (disputée début 2026

Les accusations retenues sont le “hooliganisme”, incluant des actes de violence contre les forces de l’ordre, l’invasion de la pelouse et la dégradation d’équipements .

Initialement prévu pour la mi-mars, le procès en appel a connu plusieurs reports (16 mars, puis 30 mars) . Une audience cruciale est fixée à ce lundi 13 avril 2026 à la Cour d’appel de Rabat .

Les troubles ont éclaté lors de la finale entre le Maroc et le Sénégal. Le Sénégal a finalement été déclaré forfait par la CAF après que des joueurs ont quitté le terrain pour protester contre un penalty .

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a récemment déclaré à Dakar que des discussions diplomatiques étaient en cours entre le Sénégal et le Maroc pour trouver une solution à cette situation sensible .

Le Secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur assure que les détenus bénéficient d’une assistance consulaire et d’un pool d’avocats pour leur défense.

Cette audience du lundi 13 avril 2026 marque effectivement un tournant décisif dans ce dossier devant la Cour d’appel de Rabat, après une série de reports destinés à permettre la préparation des plaidoiries et l’examen de requêtes procédurales.

À ce stade, les enjeux de la séance sont majeurs :

  • Les plaidoiries de la défense : Les avocats devraient soumettre leurs conclusions finales pour tenter d’infirmer le jugement de première instance.
  • Les réquisitions du Parquet : L’accusation doit confirmer ou ajuster sa position concernant les peines prononcées initialement.
  • La mise en délibéré : Selon l’avancement des débats aujourd’hui, la Cour pourrait clore les débats et fixer la date du prononcé du verdict final

L’audience tenue ce lundi 13 avril 2026 à la Cour d’appel de Rabat s’est conclue par un nouveau report du procès des 18 supporters sénégalais .

Voici les éléments clés retenus lors de cette séance :

  • Requête de la défense : Les avocats des supporters ont officiellement demandé la comparution de Patrice Motsepe, président de la Confédération Africaine de Football (CAF), en tant que témoin pour éclairer les circonstances des incidents de la finale de la CAN 2025 .
  • Opposition du Parquet : Le ministère public a rejeté cette demande, la qualifiant de « sans utilité » pour l’instruction en cours .
  • Décision de la Cour : Face à ces nouveaux développements, la Cour a prononcé le renvoi de l’affaire. À cette heure, aucune nouvelle date précise n’a été communiquée pour la reprise des débats .

Cette décision prolonge la détention des supporters, au grand désarroi de leurs familles et de la défense qui espéraient un dénouement rapide lors de cette “audience cruciale”.

La diplomatie est cependant suspendue à la décision de la cour d’appel de Rabat. En effet, ce n’est qu’après une condamnation définitive que des actions pourraient être intentées au plus haut niveau. Dakar a mis sur la table plusieurs pistes parmi lesquelles une potentielle grâce du roi Mohamed VI ou encore l’activation d’un accord entre les deux pays permettant le transfèrement mutuel de condamnés, pour leur permettre de purger leur peine au Sénégal.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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