DAKAR,13 avril 2026(JVFE)-Le vice-président américain JD Vance et la délégation iranienne ont quitté Islamabad ce dimanche, après l’échec des négociations avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. De son côté, l’Iran affirme que les “demandes déraisonnables” des États-Unis ont fait échouer les négociations.
La suspension des négociations de paix entre l’Iran et les États-Unis, après 21 heures de pourparlers en face à face samedi à Islamabad, au Pakistan, a compromis hier le fragile cessez-le-feu de deux semaines, obtenu après 40 jours de conflit de grande ampleur au Moyen-Orient. Dans une décision audacieuse aux allures de coup de tonnerre, le président américain Donald Trump a ordonné quelques heures plus tard à la Marine de bloquer immédiatement le détroit d’Ormuz , voie maritime essentielle pour le marché mondial de l’énergie. Ce blocus s’ajoute à celui que l’Iran impose déjà dans la même zone depuis un mois et demi, et dont le commandement central américain a annoncé l’entrée en vigueur lundi à 10h00, heure de Washington (huit heures plus tard dans le détroit d’Ormuz).
L’Iran était “à deux doigts” d’un accord avec les États-Unis
L’Iran a été “à deux doigts” de conclure un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient avec les Etats-Unis à Islamabad, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, rejetant la responsabilité de l’échec des négociations sur Washington.
“Alors que nous étions à deux doigts seulement du ‘protocole d’accord d’Islamabad’, nous avons été confrontés au jusqu’au-boutisme, aux exigences fluctuantes et au blocus”, a-t-il dit sur son compte X au lendemain de l’échec des pourparlers au Pakistan, imputé par Washington au refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires.
Ce direct consacré à la guerre au Moyen-Orient est désormais terminé. Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis.
La marine iranienne qualifie de “ridicules” les menaces américaines sur le détroit d’Ormuz
Le chef de la marine iranienne a estimé que les déclarations du président américain Donald Trump, qui veut imposer un blocus au détroit d’Ormuz, étaient “ridicules”, après l’échec de négociations entre les deux camps.
“Les hommes vaillants de la force navale (…) surveillent et contrôlent tous les mouvements” américains dans la région, a déclaré Shahram Irani, cité par la télévision d’État iranienne. “Les menaces du président des États-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l’Iran (…) sont tout à fait ridicules et amusantes”.
Le président iranien appelle le gouvernement des États-Unis à renoncer “à son totalitarisme”
Le président de la République islamique d’Iran Masoud Pezeshkian a appelé, sur le réseau social X, le gouvernement américain à renoncer “à son totalitarisme” et repsecter “les droits de la nation iranienne”. Dans ce cas-là, “des voies pour parvenir à un accord seraient certainement trouvées”, a-t-il précisé.
“J’adresse mes salutations et mon soutien aux membres de la délégation de négociation”, a également écrit Masoud Pezeshkian.
Des véhicules des Casques bleus de l’ONU percuté “à deux reprises” par des soldats israéliens
Des soldats israéliens ont percuté “à deux reprises” des véhicules des Casques bleus de l’ONU avec un char Merkava, causant “des dégâts significatifs” à l’un des véhicules dans le sud du Liban, a annoncé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
“Ces derniers jours, les soldats israéliens n’ont cessé d’entraver les déplacements des soldats de la paix sur cette route, venant s’ajouter aux restrictions de la liberté de circulation constatées dans d’autres zones”, a dénoncé la force de l’ONU.
Au cours de la semaine, “des soldats israéliens ont tiré des coups de semonce dans la région, touchant et endommageant des véhicules de la Finul clairement identifiables” a indiqué la Force intérimaire des Nations unies au Liban, en précisant qu’un tir avait “atterri à un mètre d’un Casque bleu qui était descendu de son véhicule”.
Le président du Parlement iranien assure que l’Iran ne cèdera “sous aucune menace”
Le président du Parlement iranien Mohammad Ghalibaf a assuré, dans des propos rapportés par l’agence Isna, que l’Iran ne se pliera “sous aucune menace”. “Ce genre de menaces n’a aucun effet sur la nation iranienne. Nous avons prouvé que ce n’est pas un simple slogan et le monde l’a vu de ses propres yeux”, a-t-il ajouté.
Le responsable iranien a également précisé que la seule “porte de sortie” des États-Unis était de “gagner la confiance de la nation iranienne”.
Le Premier ministre du Liban dit “oeuvrer pour arrêter cette guerre”
“Nous continuerons à oeuvrer pour arrêter cette guerre et obtenir le retrait israélien de l’ensemble de notre territoire (…) en négociant”, a affirmé son Premier ministre Nawaf Salam. Une rencontre est prévue, mardi, à Washington entre des représentants des deux pays.
Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu aujourd’hui dans le sud du Liban où ses troupes mènent une offensive terrestre.
Depuis le sud du Liban, Benjamin Netanyahu assure qu’Israël a éliminé “la menace d’une invasion”
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, affirme que l’armée israélienne avait éliminé “la menace d’une invasion” du Hezbollah, lors d’une visite dans le sud du Liban, sa première depuis le début de la guerre le 2 mars contre le mouvement libanais pro-iranien.
“La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban”, ajoute-t-il dans une vidéo diffusée par son bureau, le montrant vêtu d’un gilet pare-balles et entouré de soldats participant à l’offensive terrestre d’Israël dans le sud du pays voisin.
“Nous avons contrecarré la menace d’une invasion à partir du Liban grâce à cette zone de sécurité”, précise-t-il, après avoir fait état la veille de la création “d’une zone tampon de sécurité de huit à dix kilomètres” à l’intérieur du territoire libanais pour protéger Israël des attaques du Hezbollah.
François Hollande estime que “la France doit exercer une pression” pour faire partie des négociations entre Israël et le Liban
Alors que des discussions doivent s’engager entre Israël et le Liban, François Hollande estime que la France doit y participer.
“La France, historiquement, a un rôle à jouer, puis elle n’a pas d’intérêt dans cette région, autre que de préserver la paix et faire reconnaître des droits”, explique-t-il.
Il ajoute: “La France doit continuer à exercer une pression pour être partie prenante dans les discussions qui s’engagent.”
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
