ONU:l’ancien président sénégalais Macky Sall ,s’est exprimé aux États-Unis sur les événements tragiques survenus au Sénégal entre 2021 et 2024 ,qualifiant d’« actes terroristes visant à accéder au pouvoir par la rue ». 

DAKAR,20 avril 2026(JVFE)-Ce lundi 20 avril 2026, l’ancien président sénégalais Macky Sall s’est exprimé aux États-Unis sur les événements tragiques survenus au Sénégal entre 2021 et 2024 . Actuellement en campagne pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), il a été interpellé par des membres de la société civile sur sa gestion de ces crises politiques.

L’ex-chef de l’exécutif sénégalais a été interpellé sur les évènements politiques tragiques intervenus au Sénégal entre 2021 et 2024. 

L’ancien président sénégalais Macky Sall, lors d’une prise de parole aux États-Unis, a qualifié les événements tragiques survenus au Sénégal entre 2021 et 2024 d’« actes terroristes visant à accéder au pouvoir par la rue ». 

Macky Sall a affirmé avoir fait face à une violence grave utilisée à des fins de conquête du pouvoir . Il a justifié l’intervention des forces de l’ordre par l’obligation de l’État de défendre les citoyens et les institutions face à des “actions terroristes” .

Il a listé les saccages de maisons de citoyens, de sièges de presse, de chantiers publics (TER, BRT) et l’incendie de l’Université de Dakar pour illustrer la menace contre la République .

Cette prise de parole intervient alors que l’ancien chef d’État cherche à succéder à António Guterres . Cependant, sa candidature suscite de vives contestations, notamment de la part du Collectif des familles des martyrs et du Collectif des victimes de Macky Sall, qui exigent justice et s’opposent à ce qu’il dirige l’ONU .

Ces propos interviennent alors que Macky Sall est en pleine campagne pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies, un projet qui suscite des débats, notamment en raison de l’opposition d’un collectif de familles de victimes sénégalaises.

  • Analyse des événements (2021-2024) : Sall a réagi aux manifestations violentes ayant marqué la fin de son mandat (2012-2024), qui ont fait des dizaines de morts, selon des rapports de presse et des organisations de défense des droits humains.
  • Critiques : La position de l’ancien président est contestée par le “Collectif des familles de martyrs” qui l’accuse de “crimes de sang” et soupçonne une tentative de se protéger via une carrière internationale à l’ONU.
  • Ambiance diplomatique : En marge de ces déclarations, il a été noté que la candidature de Macky Sall à l’ONU ne faisait pas l’unanimité et n’était pas officiellement soutenue par le Sénégal, mais plutôt par le Burundi.
  • Contestations locales et internationales :
    • À New York, des manifestations ont été annoncées devant le siège des Nations Unies pour dénoncer son bilan .
    • Au Sénégal, une marche a récemment réuni des centaines de personnes à Dakar pour dénoncer l’impunité liée à la loi d’amnistie de mars 2024 .
    • Sur le plan diplomatique, le gouvernement sénégalais actuel s’est désolidarisé de sa candidature, précisant ne pas l’avoir formellement approuvée .

«J’ai, pendant 12 ans, fait face à des défis, dont cette violence qui est apparue de façon très grave au Sénégal. Les gens ont voulu, profitant d’une situation particulière, utiliser la violence pour arriver au pouvoir. Ce que je ne pouvais pas accepter en tant que président de la République, parce que j’ai prêté serment de défendre les institutions de la République, de défendre la démocratie», a-t-il expliqué.

L’ancien président a conclu en précisant que, selon lui, la paix a été restaurée et que les dossiers judiciaires ont suivi leur cours normal 

Macky Sall, a défendu l’idée de  l’obligation de l’Etat à défendre ses citoyens, de lister : «Ils ont brûlé des maisons de citoyens, ciblé des sièges d’organes de presse qu’on a saccagés, menacé des juges, menacé des hommes politiques, des ministres, brûlé leur maison, détruit les chantiers du train express national, les chantiers du BRT, brûlé l’Université de Dakar.» et «la survie de la République était engagée». L’État du Sénégal a donc fait face à cette violence, «a ramené la paix et les dossiers ont été confiés  à la justice», ajoute-t-il.

Concernant la  loi d’Amnistie , Macky Sall  a fait savoir que n’étant pas candidat, il ne voulait pas laisser derrière lui un pays détruit. «Il faut pouvoir pardonner. C’est ça le sens de la loi d’amnistie qui a été votée contre la volonté de mon camp. Mais j’ai agi comme chef d’État en regardant seulement la volonté du pays. Quel était l’intérêt du Sénégal ? Ce n’était certainement pas de laisser des gens en prison, de laisser un pays en feu et de partir», dit-il.

Et la loi d’amnistie a permis, indique Macky Sall, d’effacer tout ce qui s’est passé, de libérer tous ceux qui étaient en prison. Et l’élection présidentielle a clos ce chapitre, puisque le peuple sénégalais a tranché aux urnes en donnant le pouvoir au régime de Pastef.

«Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement. Donc c’était le choix et la volonté des Sénégalais de leur donner le pouvoir. C’est la voix royale. C’est le peuple qui donne, ce n’est pas par la rue qu’on va acquérir le pouvoir. Et le Sénégal a montré la solidité de ses institutions, la démocratie et le modèle sénégalais a prévalu. Voilà ce qui s’est passé», a-t-il conclu.

Il faut lui reconnaître cette grandeur d’avoir sauvé le Sénégal.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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