DAKAR, 18 JUIN 2026 (JVFE)—Ce communiqué officiel du ministère des Transports du Cameroun est une procédure standard de dénonciation de pavillon (ou dé-registration).
Cette annonce du ministère des Transports du Cameroun est bien une procédure officielle de radiation et de dénonciation de pavillon, visant à assainir le registre maritime national et à sanctionner l’utilisation frauduleuse du drapeau camerounais.
Pour rappel ,le ministère camerounais des Transports avait annoncé le 6 février par un communiqué la suspension des immatriculations sous pavillon du Cameroun des navires destinés à naviguer hors des eaux camerounaises jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure transitoire est justifiée par la nécessité de renforcer le cadre juridique régissant les immatriculations d’un pavillon déjà très mal classé au niveau international.
Sous pression internationale, le gouvernement camerounais avait invoqué « plusieurs cas d’immatriculations frauduleuses ». Classé parmi les pires pavillons du monde, le Cameroun est suspecté d’accueillir de nombreux navires de la flotte pétrolière fantôme.
Selon le communiqué, cette décision s’inscrivait dans le cadre d’une opération d’assainissement du pavillon camerounais, fermement prescrite par le Premier ministre, chef du gouvernement. Des investigations ont révélé que plusieurs navires opéraint en violation de la réglementation nationale et des conventions internationales, notamment par l’utilisation irrégulière du pavillon camerounais.
Par ailleurs, les enquêtes ont mis en évidence l’existence de plusieurs sites internet clandestins, domiciliés tant au Cameroun qu’à l’étranger, qui procèdent à l’attribution frauduleuse du pavillon camerounais à des navires, en dehors de tout cadre légal.
Le communiqué précise que les autorités nationales et internationales compétentes ont été saisies afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires contre les navires concernés et les réseaux impliqués
En publiant cet avis, l’État camerounais cherche à atteindre plusieurs objectifs stratégiques précis :
Le pavillon camerounais est devenu le troisième d’Afrique.
Le navire SMYRTOS (IMO 9389100) a été officiellement retiré du registre maritime camerounais le 26 mai 2026 et n’est donc plus autorisé à naviguer sous pavillon camerounais.

Détails clés de la procédure
- Sanctions majeures : Radiation des registres et dénonciation de dizaines de navires fantômes naviguant hors de tout cadre légal.
- Mesure gouvernementale : Opération ordonnée par les plus hautes instances de l’État pour préserver la crédibilité du pays sur la scène internationale.
- Implication : Saisine des autorités maritimes nationales et internationales pour immobiliser et faire cesser les activités de ces bâtiments.
Objectifs majeurs de cette déclaration
Le Cameroun décline juridiquement toute responsabilité pour les actions futures du SMYRTOS.
Le pays combat l’usage frauduleux de son pavillon par des navires radiés.
Le gouvernement protège la crédibilité de son registre naval national.
Le Cameroun s’aligne sur les normes de l’Organisation maritime internationale (OMI).
Contexte maritime global
Ce type de mesure est fréquemment utilisé pour contrer la “flotte fantôme” (shadow fleet). Il s’agit de navires qui modifient souvent leur immatriculation ou utilisent de faux documents pour contourner les sanctions internationales, masquer leur propriété ou transporter des marchandises sous embargo.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
