Conflit au Moyen-Orient :Trump annonce de nouveaux pourparlers avec l’Iran à partir de lundi

DAKAR, 03 AOUT 2026 (JVFE)—Donald Trump a annoncé à bord de l’avion présidentiel Air Force One que de nouvelles négociations avec l’Iran débuteraient lundi, après avoir affirmé retenir une attaque avec Israël contre la République islamique à condition qu’un accord soit rapidement conclu.

Donald Trump a annoncé la reprise des négociations suspendant temporairement une offensive israélo-américaine de grande envergure.

Cette annonce marque un tournant diplomatique après plus de cinq mois d’un conflit armé qui a débuté le 28 févrie

Le président des États-Unis a posé ses conditions tout en justifiant l’ouverture du dialogue :

  • Annulation des frappes imminentes : Samedi soir, Donald Trump a renoncé à des bombardements massifs. Ces attaques prévues avec Israël devaient atteindre une puissance « jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale ».
  • Pression des alliés du Golfe : Trump a affirmé que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar (ainsi que l’Iran lui-même) ont formellement demandé d’annuler l’opération militaire pour laisser une chance à la paix.
  • Objectifs américains : Les discussions se concentreront d’abord sur la réouverture du détroit d’Ormuz, puis sur un volet lié à la dénucléarisation complète de la République islamique.

La réaction sur le détroit d’Ormuz et le rôle d’Oman

Axe stratégique mondial bloqué depuis le regain de tensions début juillet, le détroit d’Ormuz est au cœur des tractations :

  • Un accord proche avec Oman : Parallèlement aux déclarations américaines, Téhéran a affirmé être sur le point de conclure un compromis avec le Sultanat d’Oman. Cet accord prévoit un itinéraire de transit réglementé le long des côtes iranniennes.
  • Prudence iranienne : L’agence semi-officielle Mehr a minimisé la rhétorique de Trump, qualifiant ses menaces de « creuses ». Téhéran précise qu’un accord avec Oman ne signifiera pas une réouverture totale du détroit tant que les manquements américains persisteront.

Chute immédiate des prix du pétrole

L’annonce de cette désescalade surprise a immédiatement provoqué un soulagement sur les marchés financiers mondiaux à l’ouverture des échanges :

  • Le baril de Brent (Mer du Nord, livraison septembre) a reculé de 4,69 % pour s’établir à 83,81 dollars.
  • Le baril de WTI (West Texas Intermediate) a cédé 4,67 %, chutant à 80,72 dollars.

Bien que le protocole d’accord signé à la mi-juin n’ait pas empêché la reprise des hostilités en juillet, les pays médiateurs (dont le Pakistan et le Qatar) s’efforcent activement ce lundi de pérenniser ce nouveau canal de discussion.

 « Bien sûr qu’ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l’ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme […] Ce que l’on fait maintenant, c’est parler avec eux sous la forme d’une négociation. Cela commence demain après-midi (lundi) », a affirmé le président américain dimanche à bord de son avion Air Force One.

La veille, Donald Trump avait annoncé renoncer à de nouvelles frappes contre l’Iran « à des niveaux […] de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale », à condition qu’un accord soit rapidement conclu avec Téhéran, en particulier sur le détroit d’Ormuz.

Dimanche, il a affirmé que la demande provenait de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’Iran lui-même.

Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l’Iran.

 Le président américain Donald Trump

Crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures, le détroit d’Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les États-Unis, provoquant de fortes perturbations de l’économie mondiale.

L’Iran se dit proche d’un accord avec Oman

L’Iran a de son côté assuré dimanche être proche d’un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

L’Iran, qui ne veut pas d’un retour à la situation d’avant-guerre, n’autorise pour l’heure qu’un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.  

En juin, la mise en place d’une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l’on en croit Téhéran, Mascate n’ayant pas réagi dans l’immédiat.

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l’Iran avant de faire volte-face.

Un protocole d’accord signé à la mi-juin pour ouvrir la voie à des pourparlers de paix n’a pas permis de percée diplomatique et de nouvelles frappes réciproques ont eu lieu début juillet.

Chute immédiate des prix du pétrole

Les prix du pétrole chutent de plus de 4,60 % à l’ouverture des marchés asiatiques.

Cette baisse brutale fait suite à l’annonce par Donald Trump de l’ouverture de négociations de paix avec l’Iran et d’un projet d’accord sur le détroit d’Ormuz.

La détente sur les marchés pétroliers est alimentée par trois facteurs clés :

  • Suspension des frappes : Donald Trump affirme retenir une attaque israélo-américaine massive contre l’Iran.
  • Ouverture de pourparlers : Des négociations directes débutent ce lundi après-midi sous la pression des pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar).
  • Espoir sur le détroit d’Ormuz : Un accord initial vise à débloquer cette voie maritime cruciale, actuellement verrouillée par Téhéran.

Perspectives géopolitiques en cours

  • Contrôle maritime : L’Iran négocie parallèlement un compromis avec Oman pour maintenir un itinéraire régulé le long de ses côtes.
  • Objectif américain : Les discussions visent d’abord la réouverture d’Ormuz, puis un accord élargi sur la dénucléarisation de l’Iran.

Les prix du pétrole chutent lundi à l’ouverture des échanges asiatiques après l’annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz.

Vers 18 h 50 (heure de l’Est) dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69 % à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67 % à 80,72 dollars.

L’annonce de cette désescalade surprise a immédiatement provoqué un soulagement sur les marchés financiers mondiaux à l’ouverture des échanges :

  • Le baril de Brent (Mer du Nord, livraison septembre) a reculé de 4,69 % pour s’établir à 83,81 dollars.
  • Le baril de WTI (West Texas Intermediate) a cédé 4,67 %, chutant à 80,72 dollars.

Bien que le protocole d’accord signé à la mi-juin n’ait pas empêché la reprise des hostilités en juillet, les pays médiateurs (dont le Pakistan et le Qatar) s’efforcent activement ce lundi de pérenniser ce nouveau canal de discussion.

Les prix du pétrole chutent lundi à l’ouverture des échanges asiatiques après l’annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz.

Vers 18 h 50 (heure de l’Est) dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69 % à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67 % à 80,72 dollars.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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