L’Inde refuse de signer la déclaration conjointe de l’OCS qui ne mentionne pas l’attaque de Pahalgam mais inclut les incidents au Pakistan

Dakar,26 juin 2025 (JVFE)-L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) est une organisation intergouvernementale eurasiatique axée sur la sécurité régionale, la politique et l’économie. Fondée en 2001, elle regroupe des États d’Asie centrale et d’autres pays, dont la Chine, la Russie, l’Inde et le Pakistan. L’OCS est souvent considérée comme un contrepoids à l’influence occidentale, notamment américaine, et vise à promouvoir un ordre mondial multipolaire. 

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a été créée par la Chine, la Russie et quatre pays d’Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan. L’OCS succède au « Groupe de Shangaï » (ou traité de Shanghai ») créé en 1996. Cette organisation s’est progressivement élargie à l’Inde et au Pakistan en 2017, et, officellement depuis 2023, à l’Iran (dont l’adhésion a été annoncée dès 2021). La Mongolie, la Biélorussie et l’Afghanistan sont membres observateurs. Le nombre d’États partenaires, non membres mais participant aux discussions, est passé entre 2022 et 2023 de 6 à 14.

Voici quelques points clés sur l’OCS :

  • Objectifs:L’OCS vise à renforcer la coopération entre ses membres dans divers domaines, notamment la sécurité, l’économie et la culture. Elle lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et le séparatisme, et cherche à stabiliser la région d’Asie centrale. 
  • Membres:Les membres fondateurs sont la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. L’Inde et le Pakistan ont rejoint l’OCS en 2017, et l’Iran en 2023. La Biélorussie a également adhéré en 2024. 
  • Organes:L’organe décisionnel suprême est le Conseil des chefs d’État, qui se réunit une fois par an. L’OCS dispose également d’une structure régionale anti-terroriste (RATS). 
  • Importance géopolitique:L’OCS est perçue comme un instrument de politique étrangère pour ses membres, notamment la Chine et la Russie, qui cherchent à renforcer leur influence en Eurasie. Certains analystes la considèrent comme une alliance régionale visant à s’opposer à l’influence américaine et occidentale. 

En résumé, l’OCS est une organisation complexe et en évolution, qui joue un rôle croissant dans les affaires régionales et internationales. Elle représente une alternative à l’ordre mondial dominé par l’Occident, tout en faisant face à ses propres défis et rivalités internes.

L’OCS participe à la stratégie diplomatique chinoise qui cherche à donner la priorité depuis le début des années 1990 à la mise en place de « partenariats stratégiques » avec tous les pays qui comptent et au premier chef ceux qui pourraient faire contrepoids à la puissance américaine.

L’Inde a refusé de signer la déclaration conjointe lors du sommet de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) qui s’est tenu à Qingdao, en Chine, car ses préoccupations concernant le terrorisme n’y ont pas été prises en compte, ont indiqué des sources. Le ministre de la Défense Rajnath Singh représente l’Inde à ce sommet.

Selon les sources, l’Inde n’était pas satisfaite du langage du document conjoint, car il n’y était pas fait mention de l’attaque terroriste de Pahalgam, mais des incidents survenus au Pakistan y étaient inclus.

« L’Inde n’est pas satisfaite du langage du document conjoint ; il n’y a aucune mention de l’attaque terroriste à Pahalgam, il y a eu mention des incidents survenus au Pakistan, donc l’Inde a refusé de signer la déclaration conjointe, et il n’y a pas non plus de communiqué conjoint », ont déclaré les sources.

Auparavant, Rajnath Singh avait soulevé la question du terrorisme transfrontalier lors du sommet et avait déclaré avec véhémence la politique de tolérance zéro de l’Inde contre le terrorisme.

« La tolérance zéro de l’Inde envers le terrorisme se manifeste aujourd’hui par ses actions. Cela inclut notre droit à nous défendre contre le terrorisme. Nous avons démontré que les foyers du terrorisme ne sont plus sûrs et nous n’hésiterons pas à les cibler », a-t-il déclaré, en présence de son homologue pakistanais Khawaja Asif.

Sans nommer le Pakistan, le ministre de la Défense a déclaré que les pays qui soutiennent le terrorisme transfrontalier et utilisent le terrorisme doivent en assumer les conséquences.

« Il est impératif que ceux qui financent, entretiennent et exploitent le terrorisme à des fins mesquines et égoïstes en assument les conséquences. Certains pays utilisent le terrorisme transfrontalier comme instrument politique et abritent des terroristes. Il ne devrait pas y avoir de place pour un tel deux poids, deux mesures. L’OCS ne devrait pas hésiter à critiquer ces nations », a-t-il déclaré.

Singh a déclaré que la paix et la prospérité ne peuvent pas coexister avec le terrorisme et a souligné la nécessité pour les membres de l’OCS de s’unir dans la lutte contre cette menace.

« La paix et la prospérité ne peuvent coexister avec le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (ADM) aux mains d’acteurs non étatiques et de groupes terroristes. Relever ces défis exige une action décisive, et nous devons nous unir dans notre lutte contre ces fléaux pour notre sécurité collective », a-t-il ajouté.

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