Hamas :des négociations cruciales autour de son désarmement militaire dans la bande de Gaza, sous l’égide d’un plan de paix américain

 DAKAR, 18 AOUT 2026 (JVFE)—Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et l’émissaire américain Jared Kushner se sont mis d’accord pour confier à un général américain la supervision de la démilitarisation du groupe islamiste.

 Jared Kushner, émissaire américain et gendre du président Donald Trump, a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le but de faire avancer le plan de paix pour Gaza, au lendemain d’une rencontre exceptionnelle avec des responsables du Hamas au Caire.

Le président américain avait déclaré fin juillet qu’un accord avait été conclu en vue du désarmement complet du Hamas et d’autres groupes armés à Gaza.

Donald Trump a indiqué que l’accord serait mis en œuvre par étapes, avec un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza en fonction du désarmement du Hamas.

Les États-Unis espèrent observer les premiers retraits d’armes d’ici 30 jours. Le comblement des tunnels stratégiques devrait quant à lui débuter d’ici 60 à 90 jours.

Mais Benjamin Netanyahu, qui brigue un nouveau mandat lors des élections prévues en octobre, a publiquement rejeté le plan du président américain, qui prévoit également qu’une force internationale de stabilisation collabore avec une nouvelle force de police palestinienne pour assurer la sécurité de la bande de Gaza.

: Benjamin Netanyahu reste ferme. Il refuse tout retrait des forces israéliennes de Gaza avant que le Hamas ne soit totalement désarmé. Israël craint que le groupe ne profite de la trêve pour se réarmer en secret

Mené dans ces discussions par son dirigeant Khalil Al-Hayya au Caire, le Hamas indique accepter globalement le plan de paix, mais exige que le retrait complet des forces israéliennes et l’arrêt total des attaques soient garantis au préalable. Le groupe privilégie une remise progressive de ses armes à un futur comité indépendant de gouvernance palestinienne.

Le Hamas a déclaré avoir accepté ce plan, mais a précisé que sa mise en œuvre dépendrait du respect préalable par Israël de ses propres engagements, notamment le retrait et la cessation des attaques.

Selon une source diplomatique, le dirigeant du Hamas, Khalil Al-Hayya, était présent lors de certaines des réunions que les médiateurs ont tenues dimanche au Caire avec Jared Kushner et Nikolaï Mladenov, l’envoyé du Conseil pour la paix de Donald Trump chargé de la question de Gaza.

Il s’agissait de la deuxième rencontre connue de Jared Kushner avec des représentants du Hamas, le groupe palestinien qualifié d’organisation terroriste par les États-Unis.

Le gendre de Donald Trump avait rencontré des responsables du Hamas aux côtés de l’émissaire américain Steve Witkoff en octobre 2025, contribuant ainsi à la conclusion d’un accord qui avait abouti à un cessez-le-feu à Gaza et à la libération des otages restants capturés lors des attaques du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël.

Contexte humanitaire et sécuritaire

Le conflit a fait plus de 73 000 morts côté palestinien selon les autorités de santé locales. Malgré l’accord de cessez-le-feu initialement dessiné à l’automne 2025, des frappes et des violations de la trêve continuent d’être rapportées par les deux camps.

Sur le plan militaire, l’armée israélienne a récemment annoncé avoir éliminé Mohammed Odeh, présenté comme le nouveau chef de la branche armée du Hamas à Gaza.

Le Hamas avait officialisé la dissolution de son administration civile afin de transférer la gestion courante de la bande de Gaza à un comité de gouvernance (NCAG), confirmant son recul sur le plan politique local.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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