DAKAR, 20 AOUT 2026 (JVFE)—Il y a deux semaines à peine, Donald Trump lançait qu’il pourrait, s’il le voulait, punir l’économie suisse par «un simple trait de plume». Le président américain vient de récidiver. On ne sait pas s’il faut le voir comme un mauvais présage, mais quand le locataire prétend que des pays vivent au détriment du sien, c’est souvent la Suisse qu’il prend en exemple.
Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises la Suisse de lui retirer son statut de « pays d’élite » en bloquant ses exportations vers les États-Unis.
La nouvelle déclaration est venue dans le cadre de questions à la Maison-Blanche mercredi autour des taux d’intérêt et de la dette de son pays, qui a dépassé pour la première fois la barre des 40’000 milliards de dollars.
Ses attaques récentes reposent sur deux arguments économiques principaux :
Le déficit commercial
Donald Trump critique un déficit commercial américain de 39 milliards de dollars vis-à-vis de la Suisse.
Il affirme pouvoir effacer ce déséquilibre « d’un simple trait de plume ».
Sa méthode consiste à bloquer l’importation des montres et autres produits suisses.
Selon lui, un tel embargo priverait la Suisse des milliards gagnés sur le dos des États-Unis.
Sans cet argent, il soutient que l’économie helvétique s’effondrerait.
Les taux d’intérêt
Le président américain s’en prend aussi à la politique monétaire suisse.
Il dénonce des taux d’intérêt qu’il juge extrêmement bas en Suisse (0,5 %) comparés à ceux des États-Unis (3,5 %).
Il accuse la Suisse et une soixantaine d’autres pays de « vivre aux dépens des États-Unis ».
Il revendique son « droit absolu » de rompre tout commerce pour rendre ces pays inopérants.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions douanières. L’administration américaine utilise cette pression économique pour forcer Berne à négocier des accords commerciaux plus favorables à Washington.
Donald Trump a enchaîné en soulignant qu’il se réservait le «droit absolu de rompre tout commerce avec un pays comme la Suisse», rapporte le «Washington Examiner». «Alors, pourquoi est-il considéré comme un pays d’élite si je peux couper tout le business et le rendre inopérant?», a-t-il demandé.
Comme souvent, le président a enchaîné par des propos moins menaçants. «Je ne veux pas la viser personnellement», a-t-il dit à propos de la Suisse, «car il y a 60 pays comme ça». Et d’affirmer que tous ces pays dépendent en somme des États-Unis, donc de son bon vouloir.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
