DAKAR, 24 AOUT 2026 (JVFE)—Des éléments non identifiés ont violé l’espace aérien du pays et mené ces bombardements. L’armée a également précisé que des mesures de sécurité renforcées ont été prises pour protéger les points stratégiques et répondre à toute nouvelle menace.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale, l’état-major général des armées a indiqué que des bombardements avaient été signalés jeudi vers 20H00 aux confins de la frontière tchado-soudanaise, notamment dans le département de Mourdi.
Selon le communiqué, des vérifications effectuées vendredi par des moyens aériens et terrestres ont permis d’établir que des aéronefs et des drones, présentés comme appartenant aux forces armées soudanaises et/ou à leurs soutiens, avaient poursuivi et bombardé une colonne de véhicules depuis le territoire soudanais.
Cette poursuite se serait prolongée “jusqu’à plus d’une centaine de kilomètres” à l’intérieur du territoire tchadien, selon l’état-major.
Ce dernier a affirmé qu’aucune victime tchadienne n’a été enregistrée. Il a condamné avec force cette incursion et mis “fermement en garde” les parties au conflit soudanais contre tout risque d’extension des hostilités au territoire tchadien.
L’armée tchadienne est en état de vigilance absolue.
Les frappes ont eu lieu profondément dans les terres (plus de 100 km de la frontière).
Des avions et des drones inconnus sont pointés du doigt par l’état-major.
Le Tchad partage ses frontières avec plusieurs pays en proie à des conflits (Libye, Soudan, République centrafricaine).
Des groupes rebelles et des organisations armées bougent souvent dans ces zones frontalières.
L’armée cherche à sécuriser ses bases face à des attaques surprises.
Les frappes aériennes ont visé une colonne de véhicules dans le département de Mourdi, situé dans la province de l’Ennedi Est, dans le nord-est du pays.
Voici le point complet sur la situation actuelle selon les rapports officiels de l’armée et les analyses satellites :
Le bombardement s’est produit dans le département de Mourdi (Province de l’Ennedi Est).
Les aéronefs et drones ont poursuivi un convoi depuis la frontière soudanaise jusqu’à plus de 100 kilomètres à l’intérieur du Tchad.
Selon les analyses des images satellites Sentinel-2, l’attaque a visé un convoi d’approvisionnement des Forces de soutien rapide (FSR). Ce groupe paramilitaire est en guerre ouverte contre l’armée régulière du Soudan. La route ciblée sert de corridor logistique reliant la Libye au Darfour en traversant le Tchad.
Pertes humaines : L’état-major général des armées tchadiennes a affirmé qu’aucune victime tchadienne n’a été enregistrée.
Dégâts matériels : Les frappes ont été très destructrices pour le convoi ciblé. Les experts en imagerie satellite ont dénombré environ 70 traces de combustion et de nombreux véhicules en feu sur le site. Chaque marque pourrait correspondre à un camion ou un véhicule militaire détruit.
L’armée tchadienne pointe directement du doigt les forces armées soudanaises et/ou leurs soutiens. Elle dénonce une violation grave de son intégrité territoriale.
Le gouvernement tchadien a mis fermement en garde les belligérants soudanais. Il refuse que leur guerre civile ne s’étende sur le sol tchadien.
L’Assemblée nationale tchadienne ainsi que des organisations civiles ont fermement condamné cette incursion aérienne.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
