DAKAR, 26 AOUT 2026 (JVFE)—Ce drame survenu à hauteur du village de Keur Ndéry Ndiaye (Darou Salam) implique plusieurs éléments clés :
Il s’agit de la petite F. M. Mbessane, âgée de seulement 8 ans, qui a perdu la vie en tentant de traverser la chaussée.
Identifié sous le nom d’Abdou Djiguel, il a été interpellé à la suite des premières constatations.
Selon les conclusions préliminaires , le drame est lié à un défaut de maîtrise du véhicule, au non-respect des règles de conduite et à une forte imprudence du chauffeur.
Cet événement dramatique relance une fois de plus le débat national sur la vitesse excessive et la sécurité routière lors de la traversée des zones résidentielles et des villages au Sénégal
Le chauffeur, Abdou Djiguel, est actuellement en détention provisoire à la brigade de gendarmerie de Nioro.
L’enquête judiciaire progresse rapidement sous le contrôle du procureur de la République de Kaolack, juridiction dont dépend le département de Nioro du Rip. Les éléments clés de l’évolution de la procédure incluent :
À la suite de son interpellation immédiate, le chauffeur est interrogé par les enquêteurs pour déterminer les circonstances exactes de l’impact et de la distance sur laquelle la fillette a été traînée.
Sur la base des premières constatations (défaut de maîtrise, vitesse excessive et non-respect flagrant des règles de conduite), la justice s’oriente vers des poursuites pour homicide involontaire par accident de la circulation.]
À l’issue de sa garde à vue, Abdou Djiguel sera présenté devant le procureur au tribunal de grande instance. Sauf rebondissement, un mandat de dépôt devrait être requis, suivi d’un renvoi devant le tribunal des flagrants délits.
L’émotion suscitée par la mort de la petite F. M. Mbessane met une pression importante sur les autorités locales pour que le procès se tienne rapidement.
Les populations locales et les collectifs citoyens réclament des aménagements d’urgence pour sécuriser la traversée des zones résidentielles. Face à la récurrence des drames dans le département de Nioro du Rip, les habitants demandent des mesures concrètes pour casser la vitesse des automobilistes
Les riverains exigent la pose de dos-d’âne (ralentisseurs) à l’entrée et à la sortie de chaque village traversé par les axes routiers majeurs pour obliger les véhicules à ralentir.
Ils demandent l’implantation de panneaux de limitation de vitesse (souvent fixée à 50 ou 30 km/h en zone habitée) et des marquages au sol visibles pour sécuriser la traversée des enfants.
Les comités locaux demandent à la Gendarmerie Nationale de positionner des radars mobiles pour verbaliser l’excès de vitesse et réprimer l’indiscipline des conducteurs
À l’image de plusieurs mouvements citoyens, les habitants réclament une sévérité maximale de la justice contre les chauffeurs imprudents et l’application effective du permis à points.
Ce drame remet en lumière le défi quotidien des villages sénégalais où piétons et véhicules à grande vitesse partagent dangereusement le même espace
Le chauffeur Abdou Djiguel est actuellement maintenu en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Nioro.
L’enquête s’oriente vers des poursuites pour homicide involontaire par accident de la circulation, aggravé par des manquements majeurs (vitesse excessive, défaut de maîtrise et imprudence notoire).
Sauf prolongation exceptionnelle accordée par le procureur de la République, sa garde à vue légale initiale est de 24 à 48 heures maximum au Sénégal.
À l’issue des auditions et de la clôture du procès-verbal par les enquêteurs, le chauffeur sera déféré au parquet de la juridiction compétente (Kaolack), où un juge décidera de son placement sous mandat de dépôt en vue d’un procès.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
