IA : le G20 va travailler à des standards de sécurité sous la présidence britannique en 2027, annonce Andy Burnham à l’ONU

DAKAR, 23 SEPTEMBRE 2026 (JVFE)—Le premier ministre britannique Andy Burnham prévoit d’initier l’élaboration de standards de sécurité de l’intelligence artificielle (IA) sous l’égide du G20 lors de la présidence du Royaume-Uni en 2027, a-t-il annoncé mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU.

“Nous travaillerons à un accord sur un ensemble de principes et standards garantissant la transparence et l’accès dont nous avons besoin pour nous préparer” à gérer les nouvelles capacités de cette technologie “et assurant que le développement de l’IA est sûr”, a expliqué le chef du gouvernement travailliste.

Cet engagement vise à mettre en mouvement un processus réclamé par de nombreuses nations, mais auquel s’opposent les États-Unis, le gouvernement Trump y voyant une perte de souveraineté et un obstacle au développement accéléré de l’IA américaine.

Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a annoncé à la tribune de l’ONU que le Royaume-Uni placera la sécurité de l’intelligence artificielle (IA) au cœur de sa présidence du G20 en 2027.

Voici les points clés de sa déclaration effectuée le 22 septembre 2026 à New York :

  • Objectif de la présidence : Établir un accord international sur un ensemble de principes et de standards communs. L’ambition est d’assurer la transparence et de suivre l’évolution des capacités technologiques pour encadrer le développement sûr de l’IA.
  • Le modèle de la crise de 2008 : Pour justifier la faisabilité de ce projet mondial, Andy Burnham a rappelé la réactivité du G20 lors de la crise financière de 2008. Les pays s’étaient accordés sur des grands principes, ensuite appliqués librement à l’échelle nationale.
  • L’expertise britannique : Bien que ne possédant pas de géants de la Tech capables de concurrencer les leaders américains ou chinois, le Royaume-Uni capitalise sur son Artificial Intelligence Safety Institute (AISI) créé en 2024, qui dispose déjà d’accords pour tester les modèles avant leur commercialisation.
  • Divergences internationales : Cette volonté de régulation globale s’est immédiatement heurtée au discours de Donald Trump à la même tribune. Le président américain a fermement rejeté toute tentative d’encadrement mondialiste de la technologie. À l’inverse, une vingtaine de pays (dont le Canada et l’Allemagne) soutiennent une supervision accrue, évoquant même la création d’un organe dédié sous l’égide de l’ONU

S’il ne dispose pas d’entreprise capable de rivaliser avec les géants américains et chinois sur l’intelligence artificielle (IA), le Royaume-Uni a investi depuis plusieurs années dans l’évaluation et la surveillance des modèles les plus avancés.

Il a créé en 2024 l’Institut de sécurité de l’IA (AISI), qui a notamment passé des accords avec les entreprises américaines les plus en pointe pour tester leurs modèles avant leur commercialisation.

“Je vais mettre l’IA au coeur de la présidence britannique du G20 l’an prochain”, a promis Andy Burnham.

Quant à la faisabilité du projet, le Premier ministre britannique s’est référé à la crise financière de 2008 qui avait vu le G20 “apporter une réponse urgente et pratique” à la situation.

“Nous sommes parvenus à nous entendre sur des principes”, a-t-il rappelé, “que chacun a appliqué au plan national selon les modalités qui lui convenait. Et ça a marché.”

La position d’Andy Burnham tranche avec celle réitérée plus tôt mardi, à la même tribune, par Donald Trump.

Le chef d’Etat américain a ainsi rejeté “toute tentative de bâtir un projet mondialiste” d’encadrement de cette technologie.

Lundi, les dirigeants de plus de 20 pays dont le Canada, l’Allemagne et l’Australie avaient pourtant plaidé pour davantage de supervision et pour la possible création, sous l’égide de l’ONU, d’un organe international de régulation.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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