Conflit au Moyen-Orient :l’Iran menace de nouvelles frappes

 DAKAR, 29 Septembre 2026 (JVFE)—Le 29 septembre 2026, le négociateur en chef et président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé de frapper les infrastructures du Moyen-Orient si la sécurité de l’Iran n’était pas garantie par les États-Unis et leurs alliés.

Les faits marquants de cette déclaration

Mohammad Bagher Ghalibaf a explicitement averti : « Dans une région où nous ne pouvons pas vendre de pétrole, personne d’autre n’en vendra non plus ». Il affirme qu’en l’absence de garanties de sécurité, aucune infrastructure régionale ne sera à l’abri.

Cette déclaration intervient après que le président américain Donald Trump a rejeté une proposition de cessez-le-feu de 7 jours formulée par Téhéran. Ce plan prévoyait la réouverture du détroit d’Ormuz en échange de la levée du blocus naval américain et du dégel des avoirs iraniens.

Parallèlement aux discussions indirectes menées à New York sous la médiation du Qatar, Washington a intensifié ses sanctions économiques, ciblant notamment l’ensemble des compagnies aériennes iraniennes.

Bien qu’une accalmie relative soit observée au sol concernant les bombardements directs, des navires commerciaux et militaires continuent d’être régulièrement pris pour cible dans le détroit d’Ormuz, axe maritime hautement stratégique pour le transit des hydrocarbures.

Donald Trump a déjà rejeté la proposition de Téhéran, mais le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dit attendre une réponse officielle des États-Unis, via les médiateurs qataris, qui pourrait venir dans la journée.   

Après plus de sept mois de conflit et d’impasse diplomatique, les discussions indirectes ont repris la semaine dernière entre Américains et Iraniens en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, mais leur issue reste très incertaine.  

Les États-Unis ont entretemps intensifié l’offensive économique contre Téhéran, envers laquelle le négociateur en chef iranien, l’influent Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde mardi Washington et ses alliés.

Ils « doivent savoir que […] dans une région où nous ne pouvons pas vendre de pétrole, personne d’autre n’en vendra non plus. Si notre sécurité n’est pas garantie, aucune infrastructure ne sera à l’abri », a déclaré M. Ghalibaf, également président du Parlement iranien.

En riposte à l’offensive israélo-américaine qui a déclenché la guerre le 28 février, l’Iran a mené des frappes sur les alliés des États-Unis dans la région, visant bases américaines et sites énergétiques, et verrouillé le détroit stratégique d’Ormuz.

Sur le terrain, une accalmie prévaut toutefois ces dernières semaines, sans non plus de bombardements américains, même si des navires sont régulièrement frappés dans ce passage.  

Les autorités iraniennes « doivent prendre une décision pour éloigner nos pays de cette guerre et adopter une position très claire de non-agression envers leurs voisins », a pointé mardi le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed Al Ansari.

Sur le plan diplomatique, les efforts de médiation « actuels se concentrent sur la construction d’une base commune entre les parties », a-t-il ajouté. « Notre rôle est de surmonter les difficultés et tenter de combler le fossé entre les parties, et c’est précisément ce qui est en train de se produire actuellement ».

La veille, M. Araghchi avait indiqué que les Qataris « espéraient » mardi une « réponse finale » des États-Unis à la nouvelle proposition iranienne d’une réouverture sous sept jours du détroit d’Ormuz.  

Il a précisé que les discussions portaient « uniquement » sur ce passage maritime, au cœur du conflit, par où transitait avant la guerre un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.  

En réponse au verrouillage du détroit par Téhéran, Washington impose un blocus naval aux ports iraniens, pénalisant les exportations de brut par Téhéran.  

Pour rouvrir cette voie maritime, l’Iran exige, outre la cessation des hostilités sur tous les fronts – y compris au Liban, où Israël affronte son allié, le Hezbollah – le dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus américain.  

Les Iraniens « veulent conclure un accord, mais ce n’est pas l’accord que je veux conclure », a affirmé dimanche le président américain au média Axios, après avoir laconiquement affirmé la veille qu’il rejetait l’offre iranienne.  

Alors que la guerre a fait flamber les prix du pétrole, gagnant en impopularité aux États-Unis à l’approche des élections de mi-mandat, Washington se prévaut d’avoir largement regagné le contrôle des flux d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz.  

Ce passage « est bel et bien fermé, l’affirmation des États-Unis selon laquelle il reste ouvert est fausse », ont réitéré mardi les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.  

« Faire passer clandestinement quelques centaines de barils de pétrole à la faveur de l’obscurité, transpondeurs éteints et à un coût très élevé, ne signifie pas que le détroit est ouvert », ont-ils ajouté. « Les États-Unis ne pourront jamais bloquer nos échanges avec nos voisins. Ils peuvent imposer des restrictions, mais ils ne pourront jamais rompre totalement ces liens », a aussi soutenu leur porte-parole, Hossein Mohebi.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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