DAKAR, 06 OCTOBRE 2026 (JVFE)—La passation de service de Fadilou Keïta, directeur général sortant de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), s’est transformée en un véritable feuilleton administratif à rebondissements. Entamée le lundi 5 octobre 2026, la transition avec son successeur par intérim, Mamadou Lamine Guissé, a été suspendue après un face-à-face marathon sans précédent.
🕒 Un marathon de 13 heures suspendu
La cérémonie, qui s’est tenue à huis clos à la demande de Fadilou Keïta et sous la supervision de l’Inspection générale des Finances (IGF), a débuté en fin de matinée pour s’étirer jusqu’à 22 heures. Malgré près de 13 heures d’échanges, les deux parties n’ont pas pu signer le procès-verbal définitif de passation.
Les raisons du blocage
Selon les informations rapportées, ce blocage exceptionnel s’explique par :
- Des observations multiples formulées au fil de l’examen minutieux des dossiers.
- Des informations manquantes devant impérativement être complétées dans le procès-verbal.
- La rédaction et la validation du document final actant le transfert de responsabilités qui est restée inachevée.
Les travaux ont dû être reportés au mardi 6 octobre 2026 pour tenter de finaliser le document et valider l’installation effective du nouveau directeur.
Le contexte d’un départ sous tension
Fadilou Keïta avait été démis de ses fonctions par le décret n°2026-1604 du 10 septembre 2026, signé par le président Bassirou Diomaye Faye. Ce limogeage est intervenu le jour même du lancement d’un appel à candidatures officiel pour le poste.
Très combatif, l’ancien directeur de la CDC a qualifié ce décret d’antidaté. Il a publiquement promis de faire des révélations explosives sur des dossiers sensibles et des pratiques internes problématiques de la Caisse dès que la passation de service sera officiellement bouclée.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
