Le Nigéria et les enjeux économiques de l’adhésion aux BRICS

DAKAR, 06 DECEMBRE 2025(JVFE)-Le Nigéria a récemment affirmé son objectif de rejoindre les BRICS en tant que membre à part entière. Le pays voit dans cette adhésion une opportunité de renforcer sa position économique et de créer davantage d’emplois, tout en élargissant ses relations avec des nations aux modèles de développement variés.

BRIC est l’acronyme initial (Brésil, Russie, Inde, Chine) d’un groupe de puissances économiques émergentes, créé en 2001 par Goldman Sachs, puis élargi à l’Afrique du Sud (BRICS) en 2011, et qui s’est encore étendu en 2024/2025 pour devenir les BRIC+(avec l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis, l’Indonésie), visant à rééquilibrer l’ordre mondial face aux puissances occidentales, notamment via leurs propres institutions financières comme la Nouvelle Banque de Développement (NBD). 

Origine et Évolution

  • 2001 : Jim O’Neill (Goldman Sachs) invente le terme “BRIC” pour le potentiel économique du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine.
  • 2009 : Première réunion officielle des BRIC.
  • 2011 : L’Afrique du Sud rejoint le groupe, formant les BRICS.
  • 2024-2025 : L’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Indonésie rejoignent le groupe, qui devient les BRICS+

Le groupe des BRICS a été créé initialement sous le nom de BRIC, regroupant le Brésil, la Russiel’Inde et la Chine, avant l’intégration de l’Afrique du Sud en 2010.

Le groupe a ensuite élargi sa portée en accueillant de nouveaux membres et partenaires, dont l’Égyptel’Éthiopiel’Iran et l’Indonésie, ainsi que plusieurs pays partenaires comme le Kazakhstan, la Malaisie et le Vietnam.

Objectifs et Activités

  • Coopération économique et financière : Création de la Nouvelle Banque de Développement (NBD) pour financer des projets de développement, en alternative aux institutions dominées par l’Occident.
  • Influence géopolitique : Promouvoir une gouvernance mondiale plus inclusive et représentative du Sud global, avec un poids accru dans les institutions internationales comme l’ONU.
  • Défis communs : Coopérer sur des enjeux de sécurité, de développement durable et de commerce. 

L’organisation vise à faciliter la coopération entre grandes économies émergentes et à développer des mécanismes financiers et commerciaux alternatifs, offrant des perspectives différentes de celles des institutions dominées par les pays occidentaux.

Lors d’une intervention au Forum de Doha, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, a expliqué que rejoindre pleinement les BRICS pourrait stimuler la création d’emplois et renforcer la classe moyenne. Il a insisté sur le fait que le pays ne doit pas se limiter à des cadres idéologiques existants, mais chercher à tisser des relations concrètes avec un large éventail de partenaires internationaux. Tuggar a également mentionné l’intérêt du Nigéria pour le G20, jugeant que le pays aurait dû en faire partie dès le départ, et a précisé qu’une demande officielle d’adhésion aux BRICS pourrait être envisagée au moment jugé opportun.

Pour le Nigéria, l’adhésion aux BRICS va au-delà d’un simple symbole. Le pays vise à tirer des enseignements des expériences économiques et stratégiques des membres du bloc, notamment dans les domaines du commerce, du financement et de la coopération technologique. Cette démarche montre la volonté du Nigéria de renforcer sa souveraineté économique et de se positionner comme un acteur influent parmi les grandes économies émergentes.

L’adhésion aux BRICS pourrait permettre au Nigéria de diversifier ses partenariats, d’accéder à de nouvelles opportunités de commerce et de financement, et de s’inspirer des politiques mises en œuvre par d’autres membres pour stimuler le développement national et l’inclusion économique.

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