Au Sahel, « se taire ou subir », les journalistes dans le trou noir de l’information

« Ne gâtez pas l’AES. La liberté d’expression, mangée par la révolution acquise dans le sang. Regardez ce qui se passe dans l’AES. Dès que tu critiques un peu, c’est le front ou la prison. »

C’est avec cette phrase que le chanteur reggae, Tiken Jah Fakoly dénonce ce qui se passe dans les pays du Sahel. Elle se trouve dans sa nouvelle chanson titrée « Actualités brûlantes », réalisée en featuring avec l’artiste engagé togolais Amen Jah Cisse.

Comme cet artiste, nombreuses sont les organisations qui alertent sur les entraves de la liberté d’expression dans les pays de l’AES.

Au Mali, Yeri Bocoum, journaliste et cyberactiviste a été arrêté en juin 2024 par les services de sécurité d’Etat puis libéré quelques semaines plus tard. Au Burkina Faso, des journalistes arrêtés sont actuellement au front contre les groupes armés. Au Niger, le journaliste nigéro-ivoirien Serge Mathurin Adou a été arrêté puis relâché trois mois plus tard.

Il y a quelques jours, une vidéo de trois journalistes burkinabè, récemment portés disparus, a circulé sur les réseaux sociaux et provoqué de l’indignation de la part des internautes, notamment des défenseurs des droits de l’homme. On les voit en tenues militaires dans ce qui ressemble à une base militaire.

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