DAKAR, 13 Mars 2026(JVFE)-Au 13e jour de la guerre déclenchée par les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, Mojtaba Khamenei a promis de « venger » les « crimes » ennemis, notamment le bombardement de l’école à Minab (sud), que les autorités iraniennes ont attribué aux États-Unis et qui a fait 150 morts.
-L’administration Trump estime que la guerre américaine contre l’Iran a coûté 11,3 milliards de dollars au cours des six premiers jours
-L’Iran ciblera les bases américaines dans la région tant qu’elles ne seront pas fermées.
-Trump affirme que la guerre américano-israélienne contre l’Iran prendra fin « très bientôt ».
-L’Iran affirme cibler des bases israéliennes et accuse Israël de cibler des hôpitaux.
Khamenei a remercié l’armée iranienne, qui, selon lui, avait empêché la domination et la division du pays lors des attaques.
« Je tiens à remercier les courageux combattants qui font un travail formidable à un moment où notre pays est sous pression et attaqué », a-t-il déclaré, et il a promis que l’Iran continuerait le combat.
Mojtaba Khamenei a adopté une posture de confrontation totale après avoir été désigné par l’Assemblée des experts le dimanche précédent.
Voici les points clés de sa déclaration, lue par un présentateur à la télévision d’État sans que le nouveau leader n’apparaisse en personne :
- Vengeance et représailles : Il a juré de « venger le sang » des Iraniens tués dans le conflit avec les États-Unis et Israël, notamment celui de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février dernier.
- Pression énergétique : Il a ordonné le maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz, qualifié d’« outil de pression contre l’ennemi », ce qui a provoqué une nouvelle flambée des cours du pétrole.
- Ultimatum militaire : Il a exigé la fermeture immédiate de toutes les bases américaines dans la région, menaçant de les attaquer directement si Washington ne se retirait pas.
- Demande de réparations : Il a affirmé qu’il exigerait des compensations financières des États-Unis pour leurs attaques, menaçant de détruire des actifs américains d’une valeur équivalente en cas de refus.
Cette prise de position confirme le maintien d’une ligne dure par le régime, alors que des doutes persistent sur l’état de santé de Mojtaba Khamenei, qui aurait été blessé lors des frappes ayant coûté la vie à son père
Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a promis jeudi de venger les attaques américaines et israéliennes et de maintenir la pression sur le détroit d’Ormuz, accélérant la flambée des cours du pétrole.

Dans son premier message diffusé depuis qu’il a été désigné guide suprême dimanche, Mojtaba Khamenei n’a montré aucune volonté de plier face aux Etats-Unis et à Israël, insistant au contraire sur son désir de venger les victimes de leurs attaques.
Il a appelé à utiliser “le levier du blocage du détroit d’Ormuz”, voie maritime stratégique qui relie le Golfe à la mer d’Arabie, contrôlée de facto par l’Iran et par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Un discours mais pas d’image: le message du nouveau dirigeant de 56 ans, lui-même blessé dans une frappe et dont l’état de santé reste un mystère, a été lu jeudi par une présentatrice à la télévision nationale. Les spectateurs n’ont pu voir qu’une image d’archive du dirigeant.
Le nouveau guide suprême “ne peut pas montrer son visage en public”, a raillé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
L’armée israélienne a annoncé dans la soirée mener une nouvelle série de frappes visant des infrastructures à Téhéran et y avoir bombardé des postes de contrôle du Bassidj, une milice alliée au pouvoir.
Dans la soirée, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé qu’un avion ravitailleur américain KC-135 s’était écrasé dans l’ouest de l’Irak, précisant que la perte de ce “Stratotanker” n’était “pas due à des tirs hostiles ou amis”, et qu’un second avion impliqué avait pu se poser en sécurité.

Le Centcom n’a cependant pas fourni de détail sur le nombre de personnes à bord, ou leur état actuel.
L’état-major français des Armées avait fait état un peu plus tôt de six soldats français blessés jeudi dans une attaque de drones au Kurdistan irakien.
Côté israélien, Benjamin Netanyahu a assuré que son pays était en train d'”écraser” l’Iran et son allié libanais du Hezbollah, dont des postes de commandement ont été bombardés jeudi, selon l’armée israélienne, dans plusieurs séries de frappes sur Beyrouth et le sud du Liban.
Le Premier ministre israélien a aussi justifié la poursuite de cette guerre, qui vise notamment, selon lui, à donner aux Iraniens les moyens de “faire tomber le régime”.
– “Levier” du détroit d’Ormuz –
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, se disent prêts à une longue campagne pour forcer Washington à la retraite, quitte à “détruire” l’économie mondiale.
L’armée iranienne a d’ailleurs menacé jeudi soir d'”incendier” et de “détruire” des installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient en cas d’attaque contre ses infrastructures énergétiques et ports.
Plusieurs explosions ont secoué le Golfe jeudi: sur un réservoir d’hydrocarbures à Bahreïn, un immense champ pétrolier en Arabie saoudite, un aéroport au Koweït et un port à Oman.
Les Gardiens de la Révolution ont dans la foulée promis de garder ce détroit fermé.
Six navires ont été attaqués depuis mercredi, pour un total de 16 depuis le début du conflit, selon l’agence maritime britannique (UKMTO).
Une de ces attaques, menée mercredi soir contre deux pétroliers à environ 50 km des côtes irakiennes, a fait un mort, selon les autorités irakiennes.
Le gouvernement iranien a laissé entendre que certains navires étaient autorisés à emprunter le détroit. Mais pas ceux de pays “qui se sont joints aux Etats-Unis et à Israël”, a précisé à l’AFP le vice-ministre des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi.
Entre poursuite de la guerre et cours du pétrole, Donald Trump dit avoir fait son choix: la nécessité de “stopper” l’Iran passe avant les prix du pétrole car, a-t-il dit, il faut “empêcher un empire du mal, l’Iran, de se doter d’armes nucléaires”.
Dopé par les discours guerriers, le prix du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a terminé jeudi au-delà de 100 dollars, une première depuis août 2022.
Jamais l’approvisionnement mondial en pétrole n’a été aussi perturbé, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Selon elle, le blocage du détroit d’Ormuz a contraint les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production pétrolière, grevant l’offre mondiale de 7,5%.
En Iran, la vie quotidienne s’organise entre privations, angoisses et espoirs d’un lendemain meilleur.
A Kermanshah (est), “les gens essaient désespérément de retirer leurs économies des banques, car la confiance en celles-ci a disparu. Le pain est désormais rationné”, a raconté à l’AFP une femme de 30 ans sous le couvert de l’anonymat.
L’armée israélienne a annoncé dans la soirée mener une nouvelle série de frappes visant des infrastructures à Téhéran et y avoir bombardé des postes de contrôle du Bassidj, une milice alliée au pouvoir.
Dans son premier message diffusé depuis qu’il a été désigné guide suprême dimanche, Mojtaba Khamenei n’a montré aucune volonté de plier face aux États-Unis et à Israël, insistant au contraire sur son désir de venger les victimes de leurs attaques.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, se disent prêts à une longue campagne pour forcer Washington à la retraite, quitte à « détruire » l’économie mondiale.
L’armée iranienne a d’ailleurs menacé jeudi soir d’« incendier » et de « détruire » des installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient en cas d’attaque contre ses infrastructures énergétiques et ports.
Plusieurs explosions ont secoué le Golfe jeudi : sur un réservoir d’hydrocarbures à Bahreïn, un immense champ pétrolier en Arabie saoudite, un aéroport au Koweït et un port à Oman.
Un discours mais pas d’image : le message du nouveau dirigeant de 56 ans, lui-même blessé dans une frappe et dont l’état de santé reste un mystère, a été lu jeudi par une présentatrice à la télévision nationale. Les spectateurs n’ont pu voir qu’une image d’archive du dirigeant.
Le nouveau guide suprême « ne peut pas montrer son visage en public », a raillé le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
Un avion américain de ravitaillement en carburant s’est écrasé dans l’ouest de l’Irak, a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), qui précise que la perte de ce KC-135 n’est « pas due à des tirs hostiles ou amis ».
« Les opérations de secours sont en cours », ajoute le Centcom dans un communiqué, selon lequel un autre avion impliqué a pu se poser en sécurité.
Aucun détail sur le nombre de personnes à bord de l’avion n’a été donné, ni sur leur état actuel.
« De plus amples informations seront fournies au fil des développements », assure le Centcom, qui demande de la « patience » le temps de « rassembler des détails supplémentaires et de fournir de la clarté pour les familles des militaires » concernés.
La perte de KC-135 représente la quatrième d’un avion américain depuis le début de la guerre contre l’Iran après que trois avions de combat F-15 ont été abattus par des tirs amis accidentels du Koweït.
Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a promis jeudi de venger les attaques américaines et israéliennes et de maintenir la pression sur le détroit d’Ormuz, accélérant la flambée des cours du pétrole.
Dans la soirée, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé qu’un avion ravitailleur américain KC-135 s’était écrasé dans l’ouest de l’Irak, précisant que la perte de ce « Stratotanker » n’était « pas due à des tirs hostiles ou amis », et qu’un second avion impliqué avait pu se poser en sécurité.
Le Centcom n’a cependant pas fourni de détail sur le nombre de personnes à bord, ou leur état actuel.
L’état-major français des Armées avait fait état un peu plus tôt de six soldats français blessés jeudi dans une attaque de drones au Kurdistan irakien.
Côté israélien, Benyamin Nétanyahou a assuré que son pays était en train d’« écraser » l’Iran et son allié libanais du Hezbollah, dont des postes de commandement ont été bombardés jeudi, selon l’armée israélienne, dans plusieurs séries de frappes sur Beyrouth et le sud du Liban.
Le premier ministre israélien a aussi justifié la poursuite de cette guerre, qui vise notamment, selon lui, à donner aux Iraniens les moyens de « faire tomber le régime ».
Rob Geist Pinfold, maître de conférences en sécurité internationale au King’s College de Londres, a déclaré que la première déclaration publique du guide suprême représentait un renforcement des positions établies de l’Iran.
« Plutôt que ce qu’espérait peut-être l’administration Trump – un changement de discours de la part du nouveau dirigeant suprême –, ce que nous entendons en réalité, c’est toujours la même chose », a déclaré Pinfold.
Mais en Iran, nombreux étaient ceux qui appréciaient le « message audacieux et courageux » délivré par Khamenei face aux menaces américaines, a déclaré à Al Jazeera Zohreh Kharazmi, professeure agrégée à l’université de Téhéran.
« La sécurité durable est un droit fondamental de toute nation », a déclaré Kharazmi. « Khamenei a soulevé une position tout à fait légitime, soutenue par des millions d’Iraniens ici présents. »
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
