DAKAR,20 MARS 2026(JVFE)-L’Iran a officiellement déclaré qu’il « boycottera les États-Unis » mais « pas la Coupe du Monde 2026 ». Cette décision fait suite à une escalade des tensions diplomatiques et militaires, marquée par des frappes aériennes américano-israéliennes sur le territoire iranien en février 2026.
L’Iran menace de boycotter la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, exigeant une délocalisation de ses matchs au Mexique suite à l’escalade des tensions diplomatiques. La FIFA refuse de modifier le calendrier, exposant l’Iran à des sanctions sportives et financières, tout en envisageant les Émirats arabes unis ou l’Irak comme remplaçants.

Points clés de la situation
- Demande de délocalisation : La Fédération iranienne de football (FFIRI) négocie actuellement avec la FIFA pour déplacer ses matchs de poule des États-Unis vers le Mexique.
- Soutien du Mexique : La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a confirmé que son pays était prêt à accueillir la sélection iranienne pour garantir sa sécurité.
- Menaces sécuritaires : Le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, justifie ce refus de voyager aux États-Unis par les déclarations de Donald Trump suggérant que la sécurité de l’équipe iranienne ne pourrait être garantie sur le sol américain.
Calendrier des matchs de l’Iran (en attente de décision FIFA)
| Date | Adversaire | Lieu prévu (USA) |
|---|---|---|
| 15 ou 16 juin 2026 | Nouvelle-Zélande | SoFi Stadium, Inglewood (Californie) |
| 21 juin 2026 | Belgique | SoFi Stadium, Inglewood (Californie) |
| 26 ou 27 juin 2026 | Égypte | Lumen Field, Seattle (Washington) |
La FIFA a officiellement rejeté la demande de l’Iran de déplacer ses matchs de la Coupe du Monde 2026 vers le Mexique. Malgré l’offre de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum d’accueillir la sélection iranienne, l’instance mondiale reste ferme sur le calendrier initial.
État actuel des négociations (au 20 mars 2026)
- Fermeté de la FIFA : Le président Gianni Infantino a déclaré que le tournoi se déroulerait « comme prévu », soulignant que la FIFA ne peut pas résoudre les conflits géopolitiques. L’instance insiste sur le respect du calendrier annoncé en décembre 2025.
- Ouverture du Mexique : La présidente Claudia Sheinbaum a confirmé que le Mexique est « prêt à accueillir » les matchs de poule de l’Iran, invoquant les relations diplomatiques que son pays entretient avec toutes les nations. Des villes comme Monterrey se sont déjà déclarées prêtes logistiquement à pallier un éventuel changement.
- Blocage diplomatique : L’Iran maintient son refus de fouler le sol américain, citant les propos de Donald Trump qui a suggéré que la sécurité des joueurs ne pourrait être garantie. Téhéran dénonce également un manque de coopération des États-Unis concernant l’octroi de visas pour sa délégation.
- Risque de retrait : Si la FIFA maintient sa décision, l’Iran pourrait être contraint de déclarer forfait pour ses matchs aux États-Unis, ce qui constituerait un précédent historique pour une phase finale moderne.
Si l’Iran met à exécution sa menace de ne pas se présenter sur le sol américain, les sanctions de la FIFA seraient immédiates et extrêmement lourdes, allant bien au-delà d’un simple forfait.
Sanctions sportives et financières prévues
Selon les règlements de la Coupe du Monde FIFA :
- Exclusion et Forfait automatique : Une défaite 3-0 serait enregistrée pour chacun des trois matchs de poule (contre la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte).
- Amende record : La Fédération iranienne (FFIRI) s’exposerait à une amende pouvant atteindre 500 000 CHF (environ 520 000 €) par match non disputé.
- Bannissement futur : La FIFA pourrait suspendre l’Iran de la Coupe du Monde 2030, voire de toutes les compétitions internationales pour une période déterminée.
- Retrait des dotations : L’Iran perdrait l’intégralité de sa prime de participation (minimum 9 millions de dollars) déjà budgétisée par la fédération.
L’enjeu du remplacement
Si l’Iran officialise son retrait avant le début du tournoi (prévu le 11 juin 2026), la FIFA pourrait repêcher une équipe.
- Le candidat logique : Les Émirats arabes unis, battus par l’Iran lors des qualifications de la zone Asie, seraient les premiers pressentis pour prendre la place numériquement.
- Le casse-tête logistique : À moins de trois mois de l’échéance, un tel remplacement poserait des problèmes majeurs de visas et de réservations de camps de base pour l’équipe repêchée.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

