Restitution sous conditions de la dépouille de Toumba Diakité : Le gouvernement prévoit un hommage officiel

DAKAR,26 MARS 2026(JVFE)-L’administration pénitentiaire guinéenne a confirmé le décès du commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias « Toumba », survenu le mercredi 25 mars 2026 à l’hôpital militaire du camp Samory Touré de Conakry. 

Suite à cette disparition, le gouvernement guinéen a pris des dispositions concernant le traitement de sa dépouille et l’organisation des obsèques :

La dépouille mortelle doit être remise à sa famille, mais cette restitution est encadrée par des conditions spécifiques définies par les autorités judiciaires et pénitentiaires. 

Malgré sa condamnation en juillet 2024 pour crimes contre l’humanité, le gouvernement prévoit de lui rendre un hommage officiel. Cette décision souligne la complexité de son parcours, entre son implication dans le massacre du 28 septembre 2009 et son attitude durant le procès historique qui a marqué l’opinion. 

Toumba Diakité est décédé des suites d’un malaise alors qu’il purgeait une peine de 10 ans de prison. Il présentait des problèmes de santé chroniques (douleurs abdominales, troubles du sommeil) avant sa dégradation fatale le 23 mars. 

Son décès a suscité une vive émotion en Guinée, particulièrement dans son quartier de Behanzin, où ses proches se sont réunis pour un dernier recueillement.

Décédé en détention des suites de maladie hier mercredi, le corps du Commandant Aboubacar Diakité, dit Toumba, a été partiellement restitué à sa famille ce jeudi 26 mars 2026. Car, selon nos informations, la famille peut pour le moment accéder à la dépouille mais ne peut pas l’amener à la maison L’information a été confiée à Guineenews par Yalla Diakité, à la fois frère du défunt et secrétaire général de son parti.

« Le gouvernement nous a restitué le corps mais à moitié. Le gouvernement a demandé une doléance à la famille d’accepter qu’il organise un symposium demain à son honneur. Mais le lieu n’est pas encore fixé. Ça pourrait être ici à l’hôpital Ignace Deen ou au palais du peuple. Mais pour le moment, aucun lieu n’est déterminé pour ça. Le gouvernement dit qu’après le symposium, le corps sera entièrement à la disposition de sa famille ».

S’agissant de l’organisation des obsèques, Yala Diakité indique que la décision revient à la famille : « Par rapport à l’inhumation, c’est à la famille de se réunir, de se concerter pour fixer un programme », a-t-il précisé.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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