Coalition “Diomaye Président” : la réforme des articles L29 et L30 du Code électoral est qualifiée de “forcing”

DAKAR,27 Avril 2026 (JVFE)-La réforme des articles L.29 et L.30 du Code électoral, portée par la coalition au pouvoir “Diomaye Président” (via le groupe parlementaire PASTEF), est effectivement qualifiée de “forcing” par plusieurs acteurs de l’opposition et de la société civile.. 

Ces articles régissent la déchéance du droit de vote et l’inéligibilité automatique suite à certaines condamnations judiciaires. La modification vise officiellement à réhabiliter des droits civiques, mais elle est perçue par les détracteurs comme une loi “sur mesure” destinée à sécuriser définitivement l’éligibilité d’Ousmane Sonko

Les raisons de l’accusation de “forcing”

Contrairement aux traditions de dialogue politique au Sénégal, cette réforme est introduite sans concertations préalables larges avec les partis d’opposition.

La rapidité de l’examen du texte, avec une plénière fixée au mardi 28 avril 2026, est dénoncée comme une volonté de passer en force.

Le Collectif des organisations de la Société civile pour les élections (COSCE) et des figures comme Me Abdoulaye Tine ont publiquement exhorté le pouvoir à surseoir à l’examen de la loi pour privilégier l’inclusion. 

Le rapport 2025 du dialogue social au Sénégal, officiellement validé en avril 2026, marque une étape clé pour le renforcement de la stabilité institutionnelle et sociale du pays. Ce document fait suite à la signature historique du Pacte national de stabilité sociale le 1er mai 2025. 

Le dialogue national de 2025 visait principalement à instaurer une nouvelle ère de stabilité. Selon le Rapport général du Dialogue national 2025, les priorités incluent :

  • Réforme électorale : Amélioration du système politique et électoral pour garantir l’exercice des libertés.
  • Stabilité sociale : Le Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) a souligné l’importance de prévenir les tensions sociales pour soutenir la transformation économique. 

Le Pacte National de Stabilité Sociale (Mai 2025)

Ce pacte, signé entre le Gouvernement, le Patronat et les Syndicats, sert de cadre de référence pour l’année 2025 et au-delà. Il se concentre sur : 

  • Croissance inclusive : Assurer que le développement économique profite à toutes les couches de la société.
  • Comités sectoriels : Mise en place de structures de dialogue au sein de chaque ministère pour anticiper les conflits professionnels. 

Bien que le rapport 2023-2024 ait été remis au Président Bassirou Diomaye Faye en mai 2025, les travaux de 2025.

  • Un climat social fragile malgré les efforts de médiation.
  • Une volonté gouvernementale de traduire les recommandations opérationnelles en actions concrètes dès 2026. 

Position de la majorité

La coalition défend cette initiative comme une étape du “Pacte de rupture” et une correction nécessaire de dispositions jugées liberticides héritées de l’ancien régime. La Présidence a également mis en ligne des avant-projets de réformes institutionnelles pour accompagner cette dynamique. 

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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