DAKAR, 13 MAI 2026 (JVFE)–Museveni a de nouveau prêté serment à Kampala, prolongeant ses garanties et au pouvoir, lors d’une cérémonie marquée par un défilé militaire, la présence de dirigeants africains et le survol d’avions de chasse russes Sukhoi.
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été réélu le 15 janvier dernier pour un huitième mandat, avec 71,65 % des suffrages, selon les résultats officiels. Son principal rival, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, est arrivé en deuxième position avec 24,72 % des voix.
La cérémonie a été marquée par une démonstration de force militaire, incluant un défilé au sol et un survol d’avions de chasse russes de type Sukhoi.
Ce moment clé souligne plusieurs dynamiques régionales :
- La longévité politique du président ougandais.
- Le soutien diplomatique de ses pairs du continent.
- La coopération militaire stratégique avec la Russie.
La prestation de serment a eu lieu à Kampala avec un important dispositif militaire, incluant le survol d’avions de chasse russes Sukhoi, selon les informations rapportées.
Plusieurs chefs d’État africains, dont ceux de la RDC, du Burundi, du Soudan du Sud, de la Somalie et de l’Éthiopie, étaient présents pour soutenir le doyen des dirigeants de la région.
Au pouvoir depuis 1986, le président Museveni s’apprête à porter son règne à 45 ans d’ici la fin de ce mandat en 2031.
Ce nouveau mandat s’ouvre dans un contexte de forte surveillance militaire et de soutien régional, malgré les critiques habituelles sur la longévité de son pouvoir.

Cette démonstration de force a également mis en lumière une figure de plus en plus centrale : le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président et chef d’état-major de l’armée, chargé de superviser les préparatifs du défilé. Une présence qui alimente les spéculations sur une possible succession au sommet de l’État.
Au pouvoir depuis 1986, Museveni demeure l’un des dirigeants les plus anciens du continent. Si cette nouvelle investiture confirme son emprise politique, elle ravive aussi les interrogations sur l’avenir de l’Ouganda et les contours de la transition qui pourrait suivre la fin de son long règne.
À l’invitation du président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi est arrivé ce lundi en Ouganda pour une visite officielle marquée par sa participation à la cérémonie d’investiture de son homologue, prévue mardi 12 mai à Kololo Ceremonial Grounds.
À l’issue d’un entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État, les délégations congolaise et ougandaise ont assisté à la signature de six protocoles d’accord, élaborés dans le cadre des travaux de la 9ᵉ session de la Commission permanente mixte entre les deux pays.
Ces accords visent à renforcer l’intégration économique entre la RDC et l’Ouganda, à favoriser les échanges commerciaux et à promouvoir la construction d’un espace de prospérité partagée, tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque État.
Selon les autorités des deux pays, ce nouveau cadre de coopération ambitionne également de consolider les relations politiques et diplomatiques, tout en facilitant les échanges dans la région des Grands Lacs.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre Kinshasa et Kampala, déjà marquée ces dernières années par des initiatives conjointes en matière de sécurité, notamment dans la lutte contre les groupes armés, ainsi que par le développement de corridors économiques régionaux.
Les détails des six accords signés n’ont pas encore été rendus publics dans leur intégralité, mais les deux gouvernements évoquent une coopération désormais « renforcée et stratégique », destinée à stimuler la croissance et la stabilité dans la région.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

