DAKAR, 28 MAI 2026 (JVFE)–Les Palestiniens de la bande de Gaza célèbrent l’Aïd el-Adha au milieu d’une dévastation quasi totale, marquant cette fête religieuse majeure sous le signe du deuil, des déplacements forcés et d’une crise humanitaire extrême.
Malgré les bombardements continus et la destruction massive des infrastructures, les habitants tentent de maintenir leurs rituels spirituels fondamentaux.
Des milliers de fidèles ont déployé leurs tapis de prière directement sur les décombres des édifices détruits, notamment près de la mosquée Al-Huda à Khan Younès et de la mosquée Yarmouk à Gaza-Ville.
Les appels et les prières résonnent à travers les haut-parleurs au milieu des ruines et des camps de tentes.
La quasi-totalité des mosquées de l’enclave ont été rasées ou gravement endommagées depuis le début du conflit.
Une fête de l’Aïd vidée de ses traditions
Le traditionnel sacrifice d’un animal (le mouton de l’Aïd) est impossible pour l’immense majorité des familles en raison du blocus et de l’absence de bétail.
Sur les rares marchés de fortune installés dans les ruines, comme dans le quartier d’Al-Rimal, le prix des denrées de base et de la viande a atteint des sommets inaccessibles.
La tradition d’offrir des vêtements neufs et des friandises aux enfants a laissé place à une lutte quotidienne pour trouver de l’eau potable et de la nourriture.
Survivre face à la faim et à la violence continue
Les organisations internationales, dont le Programme alimentaire mondial, alertent sur le fait que plus d’un million de personnes au sud de Gaza manquent cruellement d’eau et de structures sanitaires.
L’UNRWA estime que plus de 50 000 enfants nécessitent des traitements urgents contre la malnutrition aiguë.
Même durant la matinée de la fête, de nouvelles frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont frappé plusieurs secteurs de l’enclave, notamment à Rafah et Jabalia, faisant de nouvelles victimes civiles.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
