Vladimir Poutine promet d’« assurer » la sécurité de la Russie, alors que les attaques ukrainiennes se multiplient

DAKAR, 28 JUIN 2026 (JVFE)—Ce dimanche 28 juin, au 1.585e jour du conflit, des drones ukrainiens ont une nouvelle fois touché les infrastructures russes mais Vladimir Poutine se veut confiantLes développements les plus récents de la crise se concentrent sur l’intensification des frappes ukrainiennes en profondeur et le renforcement des sanctions économiques occidentales.

L’Ukraine a officiellement lancé une campagne de frappes intensives de 40 jours baptisée « sanctions de longue portée » visant à paralyser l’effort de guerre russe.

Une personne a été tuée et une autre blessée ce dimanche dans une attaque « massive » de drones ukrainiens dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie. « A Slaviansk-sur-Kouban, plusieurs maisons ont été endommagées par la chute de débris provenant de ces drones. Malheureusement, une personne a été tuée », a écrit le gouverneur régional, Veniamine Kondratiev, qui a aussi fait état d’un blessé dans un autre district.

« Un incendie s’est également déclaré dans une raffinerie de pétrole de la ville, et une ligne électrique ainsi qu’une conduite de gaz ont été endommagées. Les services opérationnels et spécialisés interviennent actuellement sur place », a-t-il ajouté. La raffinerie de Slaviansk-sur-Kouban est l’une des plus grandes du sud de la Russie. Située près de la péninsule de Crimée annexée par la Russie, elle a déjà été attaquée à plusieurs reprises par l’Ukraine.

Des attaques massives de drones ukrainiens ont gravement touché les raffineries de Slavyansk (Krasnodar) et de Yaroslavl (située à 700 km de la frontière)

La péninsule occupée a été placée en état d’urgence suite à des coupures d’électricité massives et des pénuries aiguës de carburant..

Des rationnements à la pompe (limités à 50 litres par jour) sont désormais imposés dans certaines régions russes .

En représailles, les forces russes mènent de violents bombardements. Des frappes de missiles et de bombes planantes ont tué plusieurs civils dans les oblasts de Zaporijia et de Kharkiv.

Vladimir Poutine a promis d’« assurer » la sécurité du pays alors que Kiev poursuit ses frappes sur les infrastructures militaires et d’hydrocarbures russes. « Nous relèverons sans aucun doute tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, y compris les attaques terroristes contre notre territoire et nos infrastructures », a-t-il ajouté lors d’un congrès de son parti, Russie Unie, réuni en vue des élections législatives de septembre.

Nouvelles sanctions internationales

Face à l’enlisement du conflit, les pays occidentaux ont franchi un nouveau palier dans l’asphyxie économique de Moscou :

L’Union européenne a adopté son 20e paquet de sanctions, ciblant directement les revenus énergétiques de la Russie, sa « flotte fantôme » de pétroliers et les réseaux facilitant ses attaques hybrides en Europe Le Conseil de l’UE.

Les estimations officielles de l’UE indiquent que l’ensemble des restrictions imposées depuis le début du conflit a déjà coûté entre 1 000 et 1 300 milliards d’euros à l’économie de guerre russe Le Conseil de l’UE.

Des pays tiers comme le Canada continuent d’allonger leurs listes de restrictions en gelant les avoirs de nouvelles personnalités russes directement impliquées dans l’invasion Affaires mondiales Canada.

Vladimir Poutine a reconnu une pénurie de carburant en Russie due aux frappes ukrainiennes. Il a exclu tout arrêt de l’offensive russe, soulignant que les objectifs de Moscou restent la conquête du Donbass et la création d’une « zone de sécurité » près de Soumy, tout en évoquant des pourparlers

Moscou fait face à « une certaine pénurie » liée aux attaques répétées de Kiev sur ses infrastructures d’hydrocarbures, bien que Poutine la qualifie de non critique.

L’armée russe continue de progresser vers Sloviansk (Donetsk) et dans la région de Zaporijia. Près de Soumy, l’objectif est de créer une « zone de sécurité » à une dizaine de kilomètres de la ville.

Des contacts et de nouvelles propositions sont en cours, incluant l’idée d’une suspension réciproque des frappes en profondeur. Poutine a également mentionné de récentes discussions diplomatiques à Anchorage impliquant Donald Trump.Vladimir Poutine a reconnu une pénurie de carburant en Russie due aux frappes ukrainiennes. Il a exclu tout arrêt de l’offensive russe, soulignant que les objectifs de Moscou restent la conquête du Donbass et la création d’une « zone de sécurité » près de Soumy, tout en évoquant des pourparlers

Moscou fait face à « une certaine pénurie » liée aux attaques répétées de Kiev sur ses infrastructures d’hydrocarbures, bien que Poutine la qualifie de non critique.

L’armée russe continue de progresser vers Sloviansk (Donetsk) et dans la région de Zaporijia. Près de Soumy, l’objectif est de créer une « zone de sécurité » à une dizaine de kilomètres de la ville.

Des contacts et de nouvelles propositions sont en cours, incluant l’idée d’une suspension réciproque des frappes en profondeur. Poutine a également mentionné de récentes discussions diplomatiques à Anchorage impliquant Donald Trump.

Les frappes ukrainiennes et les mesures de l’Union européenne étranglent simultanément l’approvisionnement agricole interne de la Russie et ses canaux d’exportation maritimes.

Impact des pénuries de carburant sur l’agriculture russe

La crise des carburants frappe de plein fouet les régions clés de la production céréalière russe en pleine période de récolte

Les capacités de raffinage russes ont chuté de 20 % à 30 % Tridge. Le manque de diesel empêche les machines agricoles de tourner en continu dans plus de 50 régions, notamment dans le Kouban (Krasnodar), le Stavropol et la région de la Volga Tridge.

 Les prix du gazole agricole ont bondi de 40 % à 90 % depuis le printemps Tridge. Cela provoque des pertes de récoltes imminentes en raison des retards logistiques et du pourrissement des produits sur pied

Le ministère russe de l’Agriculture et le Service fédéral antimonopole tentent rationner le carburant pour prioriser les fermiers Tridge, tout en inspectant les dépôts pour empêcher le stockage panique AgroReview.

L’Ukraine a intensifié ces derniers mois sa campagne de frappes en Russie et dans les régions d’Ukraine sous contrôle russe, qu’elle qualifie de représailles face aux bombardements de Moscou qui l’endeuillent quasi quotidiennement depuis le début de l’offensive russe à pleine échelle, déclenchée en février 2022.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ce dimanche que ces frappes « signifient moins de ressources pour la machine de guerre russe, et un nouveau pas vers la paix ». Les efforts diplomatiques sous médiation américaine pour mettre fin à ce conflit, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, sont pour l’instant à l’arrêt.

Détails opérationnels des sanctions de l’UE contre la « flotte fantôme »

L’Union européenne a profondément durci ses mécanismes d’étouffement de la flotte clandestine que Moscou utilise pour exporter son pétrole hors des circuits officiels

Le tout dernier paquet de sanctions de l’UE introduit un changement structurel majeur.

Les sanctions ne visent plus seulement les navires, mais bloquent les services essentiels : le soutage (ravitaillement en carburant des navires en mer), l’accès aux ports mondiaux et les assureurs maritimes Hellenic Shipping News Worldwide.

L’UE a ajouté des dizaines de pétroliers supplémentaires, portant le nombre total de navires bannis à plus de 660 unités Hellenic Shipping News Worldwide. Cette flotte fantôme représente désormais environ 17 % de la flotte mondiale de pétroliers.

Les sanctions frappent les facilitateurs de Lukoil basés aux Émirats arabes unis (comme Litasco), les négociants basés à Hong Kong, ainsi que les registres maritimes de pays tiers (tels que le Gabon ou le Kirghizistan) accusés de fournir de “faux pavillons” de complaisance pour masquer l’origine russe des cargaisons European Commission.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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